La Hunters Valley, est située à deux heures au Nord de Sydney. Le bus au depart de Sydney Central Station me larguera à Cessnock, ce nom de bourgade me rappelle étrangement le malaimé être difforme des Goonies. L’auberge de jeunesse est pausée au milieu des vignes et les 95% des backpackers ne sont point là pour le tourisme mais pour gagner leur croute aux vendanges. Le royaume des jeunots aux mains calleuses et colorées qui font contraste avec leur facies de minots qui n’ont pour leur plupart jamais effectué auparavant de travail manuel. Même leur démarche est anachronique tant elle rappelle celle d’un petit vieux s’étant éreinté au fil des saisons lors de rudes travaux agricoles…
Cette paisible verte campagne est l’un des fiefs des vins australiens réputés ; les autres régions célèbres étant la Baroosa Valley [South Australia], les vignobles encerclant Alice Springs et enfin la Margaret River au Sud de la Western Australia. Je rejoins sur place Jason, le collègue Néo-Zélandais de Manly, et nous disposerons d’un véhicule pour avaler les kilomètres et engranger un maximum de dégustations. Nul donc besoin de joindre l’un des nombreux tours operators qui vomissent leur flot de touristes de façon industrielle, les parquant dans un coin pour un test œnologique express ne dépassant pas la dizaine de minute par arrêt. Ô joie, je verrai enfin mon premier convoi de touristes Japonais, les mêmes qu’à Paris, en bande avec leur matériel high-tech autour du cou, en bandoulière et à la ceinture tels des légions de drones capturant le moindre espace dans leurs boitiers numériques.
Venons-en au vin. Les wineries sont de gros complexes dont la plupart sont « state of the art », dernier cri de chez dernier cri ; et, à contrario avec la vieille France, les caves sont de gigantesques hangars métalliques, d’où un vif sentiment de froid qui laisse présager le pire. Peut-on parler de terroir ? Fort heureusement la majorité utilisent le bon vieux tonneau en chêne. Quels cépages ? Ici, en Australie, la variété n’existe pas : l’uniformite est de rigeur afin de ne pas effrayer le palais asseptise du consommateur. Donc, dans la Hunters Valley, concentrez-vous sur le vin blanc : Chardonnay, Semillon, quelques Rieslings et Gewurtztraminer. Les roses et les rouges sont à fuir car leur rudesse est un cataclysme dont tout orifice bucal français ne se remettra jamais. Mention, tout de même, pour le Sémillon Chardonnay 2007 très abordable et plus que correct, mettant une trempe a la piquette vendue au même prix dans les bottle shop de la City.
Quelques fromages sur la route : bleu, chèvre, mais rien de transcendant et sans vouloir être présomptueux ou trop chauvin, ceux-ci ne pourront jamais rivaliser avec les nôtres qui sont le résultat d’un savoir faire artisanal et ancestral.
Retour a l’auberge, un peu éméchés, où nous profiterons de la soirée « fais ta pizza comme un vrai de vrai pizzaiolo » autour du four à bois extérieur et le tout arrosé du produit de notre campagne de chasse du jour.
Petite anecdote, à mon arrivée, le chauffeur de bus, me précédant, se mit a danser un mix de french cancan et de brise pied, chose étrange pour ce mastodonte de 130 kg. La raison de cette débauche d’énergie ? Un serpent qui était en embuscade sous ses semelles. L’effarouche conducteur me confit que cette espèce était mortelle… Après quelques recherches, il ne s’agissait que d’un vulgaire inoffensif green tree snake, qui, dans ce cas, portait effectivement un nom non approprié puisque squattant les herbes.
Passons maintenant à la maigre page culturelle du blog. L’expo sur le concert de Led Zeppelin de 1972 a Sydney. Un concert apparemment mythique : 3h de performance, une version acoustique de Stairway For Heaven où la foule accroupie chanta tout en chœur, mais aussi, un solo de batterie de 23 minutes qui sanctifia John Bonhman puisqu’il laissa ses tambours ensanglantés. Exceptionnelles photographies aux dimensions imposantes ornant les murs du National Trust. Quelques œuvres d’artistes locaux dont leur produit est le résultat de nombreuses d’heures d’écoute du répertoire de Page et Plant. Difficile de faire le rapprochement entre ces ersatz d’art contemporain avec le groupe mis à part les ferronneries des 4 symboles qui personnifient les membres du rock band. Tout fan sera logiquement heureux mais restera sur sa faim en matière d’interactivité et en matière de son et vidéos.
Autre date couverte par les soins de votre cher expatrié, le Mardi Gras, la gay parade de Sydney absolument gigantesque qui ne souffre pas de la comparaison avec les défilés en Europe. Différences majeures : les sound system ne font pas partie du cortège, une étreignante densité de képis et de barrières et, de plus, la free party clôturant l’événement n’est pas gratuite et a lieu dans l’enceinte des Warratahs avec fouille intégrale. Encore une conséquence stupide des excès des australiens ne sachant pas se tenir après quelques bières : vive la société ultra paternaliste et protectrice !
Voir la galerie photos...
Cette paisible verte campagne est l’un des fiefs des vins australiens réputés ; les autres régions célèbres étant la Baroosa Valley [South Australia], les vignobles encerclant Alice Springs et enfin la Margaret River au Sud de la Western Australia. Je rejoins sur place Jason, le collègue Néo-Zélandais de Manly, et nous disposerons d’un véhicule pour avaler les kilomètres et engranger un maximum de dégustations. Nul donc besoin de joindre l’un des nombreux tours operators qui vomissent leur flot de touristes de façon industrielle, les parquant dans un coin pour un test œnologique express ne dépassant pas la dizaine de minute par arrêt. Ô joie, je verrai enfin mon premier convoi de touristes Japonais, les mêmes qu’à Paris, en bande avec leur matériel high-tech autour du cou, en bandoulière et à la ceinture tels des légions de drones capturant le moindre espace dans leurs boitiers numériques.
Venons-en au vin. Les wineries sont de gros complexes dont la plupart sont « state of the art », dernier cri de chez dernier cri ; et, à contrario avec la vieille France, les caves sont de gigantesques hangars métalliques, d’où un vif sentiment de froid qui laisse présager le pire. Peut-on parler de terroir ? Fort heureusement la majorité utilisent le bon vieux tonneau en chêne. Quels cépages ? Ici, en Australie, la variété n’existe pas : l’uniformite est de rigeur afin de ne pas effrayer le palais asseptise du consommateur. Donc, dans la Hunters Valley, concentrez-vous sur le vin blanc : Chardonnay, Semillon, quelques Rieslings et Gewurtztraminer. Les roses et les rouges sont à fuir car leur rudesse est un cataclysme dont tout orifice bucal français ne se remettra jamais. Mention, tout de même, pour le Sémillon Chardonnay 2007 très abordable et plus que correct, mettant une trempe a la piquette vendue au même prix dans les bottle shop de la City.
Quelques fromages sur la route : bleu, chèvre, mais rien de transcendant et sans vouloir être présomptueux ou trop chauvin, ceux-ci ne pourront jamais rivaliser avec les nôtres qui sont le résultat d’un savoir faire artisanal et ancestral.
Retour a l’auberge, un peu éméchés, où nous profiterons de la soirée « fais ta pizza comme un vrai de vrai pizzaiolo » autour du four à bois extérieur et le tout arrosé du produit de notre campagne de chasse du jour.
Petite anecdote, à mon arrivée, le chauffeur de bus, me précédant, se mit a danser un mix de french cancan et de brise pied, chose étrange pour ce mastodonte de 130 kg. La raison de cette débauche d’énergie ? Un serpent qui était en embuscade sous ses semelles. L’effarouche conducteur me confit que cette espèce était mortelle… Après quelques recherches, il ne s’agissait que d’un vulgaire inoffensif green tree snake, qui, dans ce cas, portait effectivement un nom non approprié puisque squattant les herbes.
Passons maintenant à la maigre page culturelle du blog. L’expo sur le concert de Led Zeppelin de 1972 a Sydney. Un concert apparemment mythique : 3h de performance, une version acoustique de Stairway For Heaven où la foule accroupie chanta tout en chœur, mais aussi, un solo de batterie de 23 minutes qui sanctifia John Bonhman puisqu’il laissa ses tambours ensanglantés. Exceptionnelles photographies aux dimensions imposantes ornant les murs du National Trust. Quelques œuvres d’artistes locaux dont leur produit est le résultat de nombreuses d’heures d’écoute du répertoire de Page et Plant. Difficile de faire le rapprochement entre ces ersatz d’art contemporain avec le groupe mis à part les ferronneries des 4 symboles qui personnifient les membres du rock band. Tout fan sera logiquement heureux mais restera sur sa faim en matière d’interactivité et en matière de son et vidéos.
Autre date couverte par les soins de votre cher expatrié, le Mardi Gras, la gay parade de Sydney absolument gigantesque qui ne souffre pas de la comparaison avec les défilés en Europe. Différences majeures : les sound system ne font pas partie du cortège, une étreignante densité de képis et de barrières et, de plus, la free party clôturant l’événement n’est pas gratuite et a lieu dans l’enceinte des Warratahs avec fouille intégrale. Encore une conséquence stupide des excès des australiens ne sachant pas se tenir après quelques bières : vive la société ultra paternaliste et protectrice !
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