mercredi 19 décembre 2007

Blue Mountains – 6 foot track - Le blues des plates collines

A peine de retour, je ne tiens pas en place ! Il est plus que temps de changer d’air et vite fait ; il s’est écoulé près de 30 heures entre mon départ de Toulouse et l’arrivée à Sydney : 30 heures d’air conditionné et de lumière artificielle, la parfaite alchimie pour faire de votre personne une véritable bête sanguinaire. Il est désormais l’heure d’aller inaugurer mon nouveau matos de malade mental, ma tente ultra légère de même pas 2 kg et mon réchaud araignée le plus compact et le plus stable au monde [non Mikkke et Chef de Gare, ce n’est pas un Primus…].
Direction Black Heath, à 2h30 de train de Sydney, une peccadille kilométrique ! Les hors d’œuvres paraissent alléchants : évoluer dans la Blue Gum Forest et planter la tente 20 bornes plus loin sur un chouette promontoire. Apres trois misérables kilomètres le long d’une saleté de route goudronnée, me voici dans le « visitor center » où « la ranger » [oui, je ne sais pas comment on dit l’officière des parcs nationaux en français, désolé.] m’apprend que la zone ou je souhaitais évoluer est fermée pour cause de régénération de la végétation, la faute a un incendie d’origine inconnue ayant eu lieu plusieurs années auparavant.
Black Heath - Blue Gum Forest
Elle m’indique donc une ballade alternative, à ses dires inoubliables. Je pense que cette très chère « castor senior » n’a en fait jamais quitté sa guitoune à touristes car après avoir épluché toutes les cartes de la région, je tombe sur une très aidante institutrice locale qui me donnera un « lift » dans sa voiture au style jacky, pour me déposer à la croisée de cette « inoubliable ballade » et le chemin que j’emprunterai. L’ « inoubliable ballade » n’était en fait qu’une route tout ce qu’il y a de plus asphaltée et passante sur 15 km, c’eut put être l’arnaque du siècle !
Le « 6 foot track » me mène de la campagne auvergnate vers une espèce d’hybride mi vallée pyrénéenne, mi bush australien.
6 foot track
Le paysage est plaisant mais monotone car il faut imprimer dix mille pas pour voir une quelconque variation paysagère. Cependant, énorme privilège, je ne croiserai qu’un seul et unique randonneur aujourd’hui : Pavel le slovène, un vrai de vrai fondu de rando avec qui je planterai le camp de base. Puisque ce dernier ayant bourlingué dans tous les massifs montagneux à l’Est de la France, nous deciderons que lorsque je renterai en Europe, je me devrai de venir partager un bout de trek en sa compagnie et celles de ses potes qui pistent les loups !

Le lendemain, une vingtaine de bornes sous la pluie et à la fin, ô aberration, des escaliers non stop sur un kilomètre! Je ne suis malheureusement pas suffisamment diplômé pour avoir été en mesure de compter le nombre de marches… Mais, je gravirai ces marches tels un pénitent bardé d’une carapace de 20 kg ; oui, je ne lâcherai pas mes 5 derniers litres d’eau bouillie de rivière, les australiens m’ayant suffisamment exposé les dangers des collines tueuses !
Le « 6 foot track » faisant 84 km aller retour, et le jet-lag aidant, je l’ai joué « petits bras » et n’ai donc pas pu tout faire. Dommage il semble y avoir de sympathiques grottes à la fin, les Jenolan Caves. Mais comme tout acharné, je reviendrais ! Abdiquer ?... Connais pas !


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vendredi 7 décembre 2007

Back to Europe - Baked beans et cassoulet

Houhou ! Un nouveau parfum de vacances flotte dans les airs ! J’en oublie mes débonnaires colocataires qui m’usent a devoir jouer les matrones tachant de leur inculquer les principes les plus basiques de la propreté [oui principe basique c’est un pléonasme, mais nom de dieu, ils sont sourds comme des pots et la forme emphatique est alors nécessaire en matière de communication] : « ramasses le kilo de sucre que tu as fait tomber à terre en voulant donner du gout à ton café froid qui traine depuis 24h dans la cuisine » ou encore « les toilettes sont destinées à accueillir les joyeux colombins et ne sont pas une auge » .
J’appréhende avec la plus grande crainte l’hiver européen car ne possédant qu’un léger chandail et un coupe vent carrément pas du tout gore tex ou « technical wear hard core winter proof ». Aux dires de certains potes [n’est-ce pas, Fabien et Patrick?], ma non-frilosité serait due au fait d’avoir été élevé dans une tribu de nudistes en Sibérie. Cependant, je crois m’être habitué à la douceur du climat australien puisque l’hiver que j’ai vécu durant votre été, n’était rien d’autre qu’une très chaude fin de printemps accompagnée d’une ou deux nuits aux températures négatives lorsque je campais du cote d’Uluru. Chouette coïncidence avec le voyage, le climat à Sydney depuis quelques semaines est à dix milles lieux de ce que peuvent s’imaginer la plupart des gens car il ne fait « que » 20 degrés du lundi au vendredi et il tombe des hallebardes. En l’occurrence, il s’agit d’une préparation plus qu’adéquate pour affronter le grand Nord de l’autre cote du Channel.
Je serai expédié à Weybridge, une richissime banlieue du Sud de Londres. Ici, les agences immobilières n’affichent sur leurs devantures que des offres en millions de livres sterling ; même en cumulant 3 emplois bien payes et en hypothéquant toute future descendance au delà de la quatrième génération, je ne vois pas comment l’on peut s’offrir une bicoque aussi chère. Peut être sont-ils nés avec un puits de pétrole dans le jardin familial ? S’agit-il de politiciens véreux ou encore de personnes aux fesses tellement bordées de nouilles qu’elles gagnent le jackpot de la loterie trois fois par an? Trèves de bavardages, je suis logé dans les anciens pavillons de chasse ayant de Henri VIII et même les plumards sont d’époque tant j’ai failli ne jamais ressortir vivant du matelas qui s’était enfonce a 20 000 lieues sous les mers. Ames sensibles s’abstenir, l’atmosphère hors temps régnant ici semble avoir aussi emprisonne l’air depuis plusieurs centaines d’années et ne manquera pas de créer chez certains une crise aigue de claustrophobie. Du coup dans la rubrique « un nouveau jour, un nouveau mot en anglais », voici « stuffy » qui résume a lui tout seul le précédent pave ennuyeux que vous avez eu à lire jusque là… Il n’y a absolument rien a faire le soir dans cette richissime banlieue dortoir ; en même temps, me direz vous, allez faire la fête a Paname dans le XXVIème… Les seuls trucs marrants sont les écureuils présents dans tous les arbres du coin, mais ils se sont fait voler la vedette par des espèces de perruches vertes géantes. Leur présence est-elle due au réchauffement climatique ? Al Gore n’en parlait pourtant pas à la télé dans « inconvenient truth »…
Allez zou, un petit weekend à Paris, vive la fiesta, les amis et la bonne chair. Session au décathlon pour refaire le stock de t-shirts blancs à 2 euros, ceux que j’ai embarque il y a 7 mois n’ont plus rien de blanc entre la poussière rouge de l’outback et la boue… Merci à tout le monde pour votre accueil, je repartirai du coup avec les mâchoires endolories tant le sourire beat reste imprimé sur mon facies.
J’entame la deuxième semaine cette fois ci en créchant a Londres, je pourrai ainsi faire autre chose que dormir et du rameur a 5h du mat la faute au jet lag. Au programme quelques virées nocturnes pour photographier les monuments en exposition longue sans trépied, vive le contest de cherche un truc sur lequel poser l’appareil photo. Cette semaine passera a 200 a l’heure, en même temps c’est normal lorsque l’on laisse derrière la précédente semaine de « rien foutage » ultime.
Session WE à Tlse, merci les « copaings », une quarantaine au resto, c’est plutôt classe pour les courtes retrouvailles. J’aurai bien entendu aime rester plus longtemps pour prendre le temps de parler plus longtemps avec chacun en lieu et place du marathon de micro tchatche. Bon c’est promis, l’Australie ce n’est pas loin, je repasserai passer un autre WE un de ces quatre ! En tout cas, comme dirait Pélican en switch, « J’sais pas vous, mais moi chuis content d’et’ venu ! »
PS : vous allez me haïr, j’ai formaté la carte mémoire de l’appareil photo par mégarde, je n’ai plus les photographies du restaurant, mille excuses ! En même temps, je ne crains rien, je suis loin de vous ! Allez venez me chercher ! Même pas peur !

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