mardi 31 juillet 2007

Cape Tribulation

29/07
Direction Cape Tribulation! James Cook, en 1770, nomma cet endroit ainsi car c'est ici que ses ennuis commencèrent, et pas les miens! Rapide croisière sur la Daintree River qui ne se franchit, d'ailleurs, qu'en ferry. Points d'intérêts majeurs, les serpents arboricoles et les crocos juvéniles.
Estuarine Crocodile - Daintree River
Rapide promenade sur Jinbalda Boardwalk. Qu'est-ce qu'un " boardwalk "? Un ponton sinuant à travers la forêt tropicale ; les australiens, bien que pionniers et aventuriers à l'époque, ont aujourd'hui une sainte horreur de tout ce qui n'est pas bitume ou aménagé... dommage! Premier contact avec la mangrove et ses poissons archers, mais surtout un bon gros Goana dans ses œuvres de Spiderman [ou Spiderpig dans le film des Simpson qui est sorti hier en salles].
La plage de Myall fait très carte postale, bordée de palmiers et cernée par les hauteurs où la luxuriante végétation prolifère à outrance.
Cape Tribulation - Myall Beach
Autre boardwalk, Dubuji, qui au coucher du soleil ne vous offrira rien si ce n'est une belle quantité de piqures prodiguées par les moustiques locaux.
Ce soir session frontale pour repérer de la tarentule. Les yeux des araignées reflètent à merveille la lumière, aussi il sera facile de repérer de gros spécimens… Par contre point de mygales ou tarentules, seulement une parente de la Huntsman.
Cape Tribulation - spider

30/07
Nous grimperons [avec Philippe, un vieux Frenchie comme moi] le Mount Sorrow [800m]. Tout est fait pour vous empêcher de vous adonner aux réels plaisirs de la randonnée : emportez 5 litres d'eau par personne et prévoyez 7 à 8 heures pour l'aller-retour. Dans le monde réel, il suffit de diviser par 2 les préconisations des offices de tourisme. Nous grimperons en 1h45 les 3,5km : on est donc en présence d'une pente de 20%... comme quoi, même lorsque l'on est proche de la trentaine, l'on n'est pas encore cuit! Le sentier est sympathique et ludique car coupé par de nombreux troncs, lianes et autres plantes dotées de redoutables harpons, mais encore, le canevas des racines humides est un pur plaisir de glisse hasardeuse.


31/07
Rapide marche sur la pointe de Cape Tribulation et baignade sur la plage du même nom.
Cape Tribulation - mangrove
Surprise, sur la route du retour un Casoar, réellement sauvage. Vous pourrez jouer à trouver Charly le Cassowary avec la photo suivante :
Cape Tribulation - find the Cassowary


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vendredi 27 juillet 2007

Kuranda

27/07

Kuranda, plus touristique, tu meurs! La ville ne vit que lorsque les trains et télécabines déversent leurs flots d'humanoïdes qui ne demandent qu'à vider leur porte monnaie. La ville, située au cœur de la " rain forest ", ne manque pas de charme [si, si, je suis honnête!] : échoppes en bois dans le pur style " queenslander " et parfaite intégration de l'indomptable flore de la jungle. Mon backpacker n'échappe pas à la règle et fait même plus fort avec ses vitres art-déco. Cependant, les hôtes de l'auberge sont des authentiques locaux et m'indiqueront comment profiter au maximum des Barron Falls, en sautant la barrière ornée de centaines d'écriteaux "défense de se pencher" ou "ne vous appuyez pas sur la balustrade". Le spectacle est intéressant : prés de 200m de dénivelé dont je serai le seul et unique a profiter, ce qui est un luxe!
Kuranda - Next to the Barron Falls
Petit écart historique, les chutes ont été utilisées pour alimenter en électricité Cairns il y a longtemps de cela.

Que faire d'autre lorsque l'on a déjà vu les sites naturels mis a part vider son compte en banque en achetant une douzaine de didgeridoos ou un quintal de boomerangs? Le refuge des chauve-souris blessées! Entrée sur donation, lorsque c'est ouvert... En insistant quelque peu auprès de la Thénardiere, je pourrai approcher de près quelques instants ces énormes bêtes frugivores.
Quoi d'autre? Evitez la volière qui n'héberge que très peu d'espèces purement australiennes et ce, sur une surface reduite. Le seul point d'intérêt est le Cassowary, le plus gros oiseau endémique, devançant le niais émeu. Cet oiseau est connu pour attaquer l'homme en période de nidification [vers octobre] et ce, grâce à ses serres et à son casque à pointe intégré.
Mais encore? Le Butterfly Sanctuary. Vous y apprendrez que le plus gros papillon de nuit au monde réside ici dans le lointain Nord Queensland. Les chenilles sont épatantes de voracité : leur appétit est à la mesure de leur gabarit. Quoiqu'il en soit cette attraction m'occupera deux heures à essayer le mode macro de mon appareil photo.



Je prendrai le train pour rentrer sur Cairns [l'aller fut effectué avec le John's bus à 2$] : 40$ c'est hors de prix. Pas de chance, j'ai déjà vu les points de vue remarquables la veille en marchant et en dépensant la modique somme de rien du tout. Préférez peut être le "sky rail", télécabine, qui coute le même prix et qui évolue en pleine vraie foret.

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mardi 24 juillet 2007

Cairns - La Grande Barrière de Corail

20/07
En route pour 850 km à l'intérieur et en dehors de la Grande Barriere de Corail [N.d.l.a. G.B.C. pour la suite]. Au programme 3 jours et demi de plongée et 4 nuits à bord du Taka II. Nous sommes seulement une vingtaine de plongeurs tous certifiés et expérimentés ; enfin presque car les plongeurs PADI sont les rois de la mauvaise gestion de leur lestage et ce quelque soit leur vécu. L'équipage est très pro et aux petits soins, les cabines bien meilleures qu'un backpacker, le matériel en excellente condition, et les chefs très doués. Toutes les conditions sont donc positives pour profiter à fond de ce trip de 14 plongées au sein de la Mecque de la plongée. 10 heures de bateau seront nécessaires pour se rendre sur le premier site.

21/07
C'est parti : dépucelage plongée sur la côte Est australienne. Challenger Bay : premiers barracudas [je ne connaissais que Mr T de la A team...] et énormes mérous. Visibilité 30m.
Barracudas - Challenger Bay  - Great Barrier Reef

Pixies Pinnacle : des Lionfishes de partout et des " Nemos ".
Cod Hole : le ridicule et le paroxysme de la plongée stupide. Les dive masters nourriront d'énormes mérous sous nos yeux. Durée du spectacle 30 minutes : je dois avouer que ce furent les 30 minutes les plus minables de ma courte carrière de plongeur. L'on se croirait au cirque, aussi je leur ferai comprendre que je ne veux en aucune façon participer à la mascarade, et qu'ils aillent nourrir leur bête de foire devant mon voisin. Cependant, je devrai assister d'un œil lointain à l'intégralité de ce pathétique spectacle ; et bizarrement, seules les personnes CMAS ont eu le même sentiment à l'égard de cette stupide prestation. Plongée gâchée donc, et l'on manquera de temps pour profiter des alentours du spot qui méritaient d'être explorés plus en détails. L'équipage, en lieu d'excuse, expliquera que les pêcheurs, à l'époque, avaient coutume de jeter les restes de poissons a Cod Hole, une fois les filets conditionnés. Les mérous n'étant ensuite plus nourris auraient fait part de leur doléances auprès des plongeurs en les chargeant violemment ; "tourist bull shit?"
Potatoe Cod - Code Hole - Great Barrier Reef
Code Hole encore : plongée de nuit! Là encore, c'est le jour des grandes premières. Première plongée sur la G.B.C., première plongée spectacle et première nocturne. Rien de bien particulier si ce n'est une différente façon de communiquer sous l'eau.

22/07
Apres une nuit très agitée [vents à plus de 40 nœuds], nous voila sur Osprey Reef.
Grey Oceanic Shark - Coral Sea - North Horn
Lieu de plongée fantastique : des tombants de 1000 mètres nous entourant et la couleur d'un bleu intense vous rappelle comme vous êtes loin des cotes australiennes. Evoluer dans des eaux ou les poissons pélagiques sont les rois est une expérience unique et inoubliable. La visibilité énorme, le relief.... et les rémoras vous prenant pour un requin et tachant de s'attacher en permanence a vos jambes!

Aujourd'hui encore plongée spectacle : le " Shark feeding ". Là aussi, c'est ridicule. Cependant, les divemasters ne nourriront pas les squales à la main. L'on se rend compte que les rôles sont ici inversés et que les poissons font la loi [si d'aventure vous saignez]. L'acharnement dont font preuve les requins et autres poissons autour de l'appât vous glacera le sang si vous êtes sensibles. Donc, encore on est dans le domaine de l'artificiel mais si vous désirez voir une quantité démentielle de requins sans vous mutiler pour les attirer, il s'agit d'une solution plus sécurisante et abordable.

Deux autres plongées sur Osprey Reef : Entrance Wall où de nombreuses cavités parsèment le parcours. Si vous êtes fans de clams géantes, allez y!
Une autre nuit force 15 nous attend.

23/07
Retour sur la G.B.C. Gorgon Wall où je verrai une Minke Whale, baleine naine en fin de plongée mais trop éloignée pour la prendre en photo ; moment inoubliable!
Temple Of Doom : contrairement au nom du spot, la plongée est facile, agréable...
Steve's Boomie : nommé en mémoire d'un plongeur un peu mort dans les alentours.
Steve's Boomie - Great Barrier Reef
Enorme coin comportant toute faune possible et imaginable. Nous y ferons également une plongée de nuit, et là, je change complètement d'avis sur ce type de plongée tant les animaux aperçus sont complètement différents. Les crabes décorés, ornés de coquillages, les Pirates Eyeballs, des Wobbegongs [les requins plats à la peau au motif camouflage] etc. A faire absolument, et aux dires des plongeurs très expérimentés, ils y ont vécu la plus belle plongée de nuit de leur vie.

24/07
Deux plongées rapides à Split Bommie. 30 minutes chacune, 22 degrés en shorty, c'est beaucoup trop froid surtout à 6h30 du matin! Mince alors, il faut bien se plaindre de temps en temps : c'est l'hiver!
Split Bommie - Great Barrier Reef
Mais pour compenser cet excès de zèle, le champ des baleines à bosse interviendra en fin de plongée...


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VIDEO

jeudi 19 juillet 2007

Cairns - Chaleur tropicale et paperasse

18/07
Cairns : ville faite pour le tourisme de masse. On est bien loin des petits villages tranquilles de la côte Ouest australienne. Ici, aéroport international, agences de voyage dans tous les sens, rabatteurs de touristes devant toute échoppe... Ourgh! Il va vite falloir boucler mon programme et partir plonger dès que possible.

19/07
Jardin Botanique, intéressantes promenades de plusieurs km dans la forêt tropicale, au sein du Mount Whitfield Conservation Park.
View from Mt Whitfield - Cairns

Je ne croiserai pas le fameux casoar, oiseau géant ayant la fâcheuse tendance à blesser sévèrement les gentils promeneurs. Néanmoins, l’on trouve pas mal d’autres espèces comme le Kookaburra , des Bush Turkeys et furtivement quelques Wallabies.
Kookaburra near Mount Whitfield Conservation Park
Enfin, sentir à nouveau la chaleur humide tropicale après les nuits glacées et sèches d'Alice Springs est un pur bonheur, bien que suant un litre à la minute.

Ce soir, séance éducative : "reef teach", une présentation de deux heures à propos de la Grande Barrière tant sur les coraux que sur les poissons. Si vous êtes biologiste marin ou néologiste, passez votre chemin, vous n'apprendrez rien de neuf! Cependant, ce « slideshow » a le mérite de combler le manque de savoir de monsieur lambda, et, justement je suis monsieur lambda a ce jour, mon savoir es-poissons tropicaux est d’une maigreur extrême. Pour 13$, c'est surement la meilleure chose à faire sur Cairns intra-muros.


20/07
Je bouge ce soir plonger quatre jours! Ensuite direction Cape Tribulation, après je plongerai sur le Yongala [à Townsville], puis direction les Whitsundays [croisière voile et plongée], s’en suivra Frazer Island et enfin j'ai mon passe bus pour Sydney! J'ai bien bossé aujourd'hui, j'ai tout bouclé pour les 15 jours à venir...


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lundi 16 juillet 2007

Retour sur Alice Springs

13/07
Retour à la civilisation, un vrai lit, internet, une douche, etc.

14/07
La Camel CUP. Tout de jaune affublés et sponsorisés à outrance par les magasins locaux, les chameaux s'affronteront sur la très célèbre piste d'Alice Springs.
Alice Springs Camel Cup
15 bestiaux sur la piste et autant de jockeys carrément amateurs. Le départ est à se rouler par terre puisque les pilotes ne sont absolument pas maitres de leurs montures ; une ironique anarchie règne et les camélidés s'en vont guidés selon leur seul et unique gré. Je n'assisterai qu'à trois courses tant les interludes sont ridicules et ennuyeux : les "rickshaw races", courses de travestis tractant manuellement une charrette et autre artifices inintéressants au possible. Cela dit, cet événement [oui, c'est est un, puisque le seul autre de juillet est la foire au bestiaux], mérite le détour car il est révélateur de l'esprit cowboy régnant dans l'Outback. Hommes et femmes affichent alors leurs jolis chapeaux et jeans, tels des texans assistant a un rodéo, les stands de malbouffe grasse au possible pullulant et la bière coulant a flots. Outre cet aspect ostentatoire de la "beauferie", la bonne humeur règne et les humains font preuve d'un civisme dont nous devrions prendre exemple tant nous sommes les champions des mauvaises fins des fêtes de village...




15/07
Les bons plans naissent autour d'un petit dej'. Je rencontre un australien qui souhaite aller voir les East Mc Donnel Ranges, ni une, ni deux, je dégote deux autres personnes et voila une voiture bien remplie. Le trip de 200 km revenant à 6$ par tète. Quand l'on voit les tours operateurs facturant 100$ pour une prestation équivalente, je me dis que j'ai rate ma vocation de "titghfisted guide" [G.O. radin]...
Petit détour par le marche dominical d'Alice où vous trouverez des chapeaux "true blue" en cuir de kangourou [Promis, je vais consacrer un article à l'argot australien très bientôt...]. Chapeau en cuir à une cinquantaine de dollars, ce qui est une très bonne affaire puisque les lieux soit disant bon marche tels que Kununara ou Derby les vendent près de 70$.
Concernant les East Mc Donnel Ranges, nous nous arrêterons partout : Emily Gap, Corroborree Rock, Ross River, Jessie Gap.
East Mc Donnel Ranges
Rien de bien excitant, de l'art aborigène minimaliste : des rayures verticales censées représenter 3 chenilles géantes, et des rayures horizontales illustrant la parure d'un émeu géant du temps de la création. Personnellement, je n'y verrai que des codes barres ocres [mais je dois avouer que l'art et moi font plus que deux...].
Les couleurs précédant le coucher du soleil transforment littéralement les paysages et leur donnent une allure presque auvergnate. Conseil avise d'un fan de Skippy le grand gourou, allez à Alice Springs, sur les lieux de l'ancien télégraphe [à l'origine de la naissance de la ville], pour admirer les kangourous qui évoluent par dizaines.
Alice Springs - Telegraph Station


16/07
Houhou j'ai réservée mon vol pour Cairns, à moi la Grande Barriere et les forêts tropicales humides. Aujourd'hui journée culture au jardin botanique : deux heures pour devenir un docteur es-acacias, deux heures supplémentaires et me voila Prix Nobel des " gumtrees " et ce grâce au superbes booklets, visitez et apprenez par vous même, vive l'initiative. Bon grosso modo, utilisez l'eucalyptus pour soigner les maux et creusez à la base des troncs des acacias pour y trouver des larves ultra tip top remplaçant haut la main les barres énergétiques façon nourriture de cosmonautes. Malheureusement, le personnel du dit jardin ne m'a pas laisse entrer avec ma pelle américaine...
Je me cultive en compagnie de Simon, un pur australien, qui était sur Alice 10 ans auparavant et ayant bossé en tant qu'ingénieur civil en constructions dans les quartiers aborigènes. J'aurai donc droit à une visite ultra underground qu'aucun " tourist office " ne propose et ne proposera surement jamais. Apres avoir atteint le point culminant du jardin botanique, nous décidons de couper à travers champs, faisant fi des barbelés en direction du Coolibah Swamp. Non, il ne s'agit aucunement d'un marais contenant des eucalyptus Coolabah mais un terrain désert servant aux orgies indigènes de "château de cardboard", en l'occurrence du vin blanc ultra abordable conditionne en "bag in box". Le quartier est assez craignos [Je vous renvoie à la fameuse interview de Mitterrand faite par Mourousi pour la définition de ce mot], mais nous filons surs de nous en direction de la colline jouxtant le télégraphe, dans le but de vous offrir de nouvelles vidéos de kangourous et photos de wallabies.
Wallaby near Alice Springs
C'est ce qu'on nomme altruisme, je mets ma vie en jeu pour deux pauvres clichés de marsupiaux...



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jeudi 12 juillet 2007

De Alice Springs a Uluru


08/07
Passage par Alice Springs, la vile ne présente pas d'intérêt particulier [cela devient une fâcheuse tendance] si ce n'est un accès internet rapide à un très bon tarif. Je pourrai enfin vous faire profiter de quelques clichés. Campement à Stuart Wells où nous ne verrons pas le fameux dingo sachant jouer du piano et chanter ; dommage, je pense que l'animal eut été meilleur que les rappeurs allemands résonnant dans le 4*4 depuis 4 jours! Quoiqu'il en soit, le campement est gratuit, ce qui, dans la région d'Ayers Rock, Mecque touristique, est une chose rare et donc très appréciable. Spéciale dédicace à Savignol : repas sur le feu avec un bon vieux grillage bien rouillé faisant office de grille de cuisson, il ne manquait que le Roquefort pour les patates à la braise pour se croire chez nous.



09/07
Plus que 450 kilomètres avant Uluru, le mythique monolithe. Nous le découvrirons au coucher du soleil. J'ai vérifié la véracité des "on dit" et, effectivement, le rocher se pare de 1000 teintes différentes lors de ces précieuses minutes.








Attention, en cette région et en plein hiver, règne un froid astral : vive mon sac de couchage de malade mental "-30 degrees proof".

10/07
Toute une journée autour du roc. Les speechs des rangers, toutes les promenades, le " cultural center " en long en large et en travers. Cependant, je ferai preuve de respect envers les convictions aborigènes en n'escaladant pas l'imposant caillou. Mince alors, bien qu'athé au possible, je ne tape pas le carton sur une tombe où ne pratique pas le base-jump depuis un clocher ou un minaret. De plus, les touristes effectuant l'ascension du roc, s'agrippent à une chaine et évoluent telles des stupides chenilles processionnaires. Attention à la chute du quidam élevé à la sauce Supersize Me, strike au bowling = hécatombe garantie

Concernant la place que tient le roc au sein de la communauté Anangu, il était [et est, juste après la saison des pluies avant que n'affluent les touristes] un haut lieu pour les rites initiatiques, tant pour les hommes que pour les femmes ; mais aussi, le théâtre de la célébration du serpent créateur, le Rainbow Serpent. Par ailleurs, le rocher, porte les marques des traces laissées par les animaux géants lors des temps de la création.



Encore un autre coucher de soleil merveilleux sur le rocher, le meilleur didacticiel pour parfaire mon long processus d'apprentissage de la photographie ainsi que les satanées fonctions de l'inhérent appareil.



11/07
Direction Kata Tjuta, successions d'énormes dômes toisant Uluru de près de 200 mètres.



Le " booklet " du parc précise que les significations aborigènes concernant ce site ne seront pas dévoilées. Tant pis, je ferai la rando au pas de course évoluant en grand ignare. Nous camperons à Curtin Springs : gratuit, là aussi.

12/07
Kings Canyon. Situé dans le Watanka National Park, le canyon ne présente rien de particulièrement remarquable contrairement à ce qu'annoncent Lonely Planet et consorts. La faille mérite le détour si vous n'avez ni fait Kalbarri, ni Karijini ou les Kimberleys [Les 3K c'est moyen comme référence...]. Mais ne soyons pas non plus trop exigeant ou mauvaise langue, la marche proposée permettant de faire le tour complet du canyon est agréable et qui plus est, jalonnée de verdure tropicale coincée dans les zones d'ombre.





Nous filons sur Stuart Wells pour passer la nuit. Cette fois, nous coupons par la piste de Luritija, histoire de ne pas refaire le même chemin sur la Lasseter Highway. Bien nous en a pris, nous verrons des dingos traverser la piste.


Campement de nouveau à. Le dingo chanteur doit être un intermittent du spectacle : toujours dehors à hurler mais jamais sur scène [Houla... je ne vais pas me faire de nouveaux amis...].

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samedi 7 juillet 2007

En route vers Alice Springs


06/07
Nous quittons notre camp de base pour Mataranka. On y trouve de superbes sources d'eaux chaudes. Eau cristalline et nage dans courant dérivant au milieu de la végétation tropicale. Allez au spot dit Bitter Springs. Attention, évitez ce que conseillent la plupart des guides touristiques [Lonely Planet, Futé, je n'ai pas pu vérifier pour le Routard], à savoir la piscine naturelle du " homestead " au Sud de Mataranka. Il s'agit en fait d'une piscine en béton aménagée dans le cours du lit de la rivière alimentée par les "hot springs". En plus d'être artificiel, ce bassin est surpeuplé. Nous ne daignerons même pas y tremper l'orteil tant cet endroit sent mauvais le " tourist trap "
Mataranka

Sur la route d'Alice Springs, il n'y a malheureusement pas grand chose à faire à part conduire. Cependant le pub de Daly Waters mérite le détour tant il est bondé d'objets dignes des invendables des puces de St Sernin. Mais pour une fois, pléthore de babioles ne nuit pas, et cette décoration venue d'ailleurs vous parait alors chaleureuse ; et, ce, malgré les amas de poussière rappelant les étals du feu tabac du Pont Neuf, La Pipe.
Avouons que bien qu'en hiver, une bière bien fraiche est la bienvenue. Nous verrons aussi des Wedge-tailed Eagles juvéniles, je parie que ceux-ci se nourrissent de Wallabies et non de Red Kangaroos.
Daly Waters, outre le pub, ne propose qu'un hangar historique désert dans un aérodrome historique et toujours aussi désert.

Nous camperons à Newcastle Waters area. Nous continuons à filer tout droit vers le Sud. Pas grand chose à voir comme de coutume : les mêmes paysages s'étendant à perte de vue.


07/07
Plus au Sud de Tenant Creek, la grosse ville du coin, avec pas moins de 3 magasins et 12 stations service, une étrangeté de la nature mérite votre attention ; il s'agit des Devil Marbles. Là encore un très long processus explique leur formation. Il y a de cela 1,7 milliard d'années, du magma s'est mélangea à de la silice pour former un granite. Avec le temps, ce granite est apparu à la surface de la Terre. Apres une succession de craquements liés à la pression et à la tectonique des plaques, mais aussi grâce à de nombreuses infiltrations, le résultat est surprenant : d'énormes rochers sphériques posés les uns sur les autres. Selon les légendes aborigènes, il s'agit des œufs du Rainbow Serpent.
Devil Marbles

Un autre bar aussi étrange, mais là pathétiquement ridicule, le " road house " de Wycliffe Well, qui héberge le Q.G. des ufologues locaux. Quelques statues et peintures à l'effigie des aliens suffisent à vous faire sourire. Mais, entrez a l'intérieur, de préférence à l'heure du diner [ce qui tombe pile poil après le coucher de soleil sur les Devil Marbles], et là, le charme de l' Outback opère. Des personnages typiques [les Topenders] mangeant religieusement leur énorme T-bone, avec le son de l'orgue électronique, crachant une musique d'ascenseur pour extra-terrestres. Aux manettes de l'instrument, un extra-terreux de près de 80 ans, qui joue mécaniquement comme étant sous le joug d'une sorte de transe musicale [non il n'y a pas de jeu de mots avec un certain festival ayant lieu à Rennes]. Je n'ai pas pu rester plus de 30 secondes pour profiter du concerto plus longtemps, la politesse voulant que je m'éclipse au risque de rire lourdement au milieu de cet étrange tableau.

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jeudi 5 juillet 2007

Kakadu National Park

04/07
Excellente mise en bouche avec mon premier Estuarine Crocodile ou "saltie", mesurant 4/5 m, se dorant la pilule sur les berges de la South Alligator River au niveau du pont de l'Arnhem Highway.
Saltie roadsign
Les rivières de Kakadu sont toutes nommées Alligator xxx et ce grâce à l'inculte explorateur King qui a confondu les salties avec ses cousins alligators américains. Pour information, le saltie est proche de l'American Crocodile [donc pas l'alligator], qui comme lui aime les eaux saumâtres. Son territoire s'étend de la Floride aux cotes du Costa Rica.
Rapide arrêt au spot d'observation de Manukala où les oiseaux pullulent sur le marais, ce n'est qu'un avant gout de Yellow Water.
Direction le site d'Ubir, véritable galerie à ciel ouvert d'art Mimi, les plus anciennes peintures aborigènes datant de 23000 av. J.C. On y trouve de nombreuses peintures "X-ray" montrant la structure interne des animaux.
Maning Gorge
Le coucher de soleil depuis ce site est incroyable et le panorama sur les "wetlands" est si beau qu'il vous en fait oublier les milliers de moustiques qui vous dévorent goulument.
Nous planterons le camp à Malabanjandju, je ne suis pas prêt de parler aborigène tant ces noms sont imprononçables...

05/07
Debout à 4H40 du matin pour être les premiers à Yellow Water. Lever du soleil sur le marécage de Jim Jim.
Yellow Water
Couleurs fantastiques, oiseaux nombreux [280 espèces différentes] et bruyants. Des nuages de brume s'élevent des herbes et roseaux vers le ciel qui est un camaïeu de roses. Ce superbe écrin de nature, classé patrimoine mondial de l'humanité auprès de l'Unesco, présente un paradoxe des plus ahurissants. Il s'agit du seul parc national en Australie où la pêche est autorisée. Du coup, les pêcheurs, équipés de leurs vilaines barques [oui, on ne pêche pas a pied au bord des rives au risque de se faire dévorer par un énorme saurien], ont importé une algue qui commence a se plaire dans le marais ; ce qui a le don d'irriter notre guide, Ruben, le "bloody ranger", mi-ossie, mi-abo. Pourquoi bloody? Il emploiera cet adjectif qualificatif à tout va durant les 2 heures de la croisière. En plus d'être un vrai de vrai défenseur de la nature, il est très cocace et usera de nombreux jeux de mot dont le plus fameux restera "log-odile". Je vous laisse chercher sa signification qui n'a rien à voir avec une certaine Odile dans la "Cité de la peur".
Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais vu autant d'oiseaux si peu farouches et autant de crocodiles d'estuaires.
Estuarine Crocodile
Passage rapide par Nourlangie, autre galerie d'art aborigène à ciel ouvert. On y trouve des peintures de la Freshwater Period mieux conservées qu'à Ubir. Celles ci sont plus récentes car appartenant a la période "late X-Ray".
Plouf rapide par Edith Falls un peu avant Katherine. Mon " roadmate ", Rob, allemand, n'y nagera pas car un panneau indique la présence de crocodile freshies [les freshies sont les gentils crocos]. Dommage pour lui, après 48h sans se laver, il ne sait pas ce qu'il a manqué.
Nous voyageons en mode "plus cher que gratuit c'est trop cher" et en mode fainéantise : nous fuyons les YHA et les campings et dormons directement dans le 4*4.

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mardi 3 juillet 2007

Darwin

Objectif : trouver un 4*4 pour visiter Kakadu à fond et prendre la Savannah Way et filer vers l'Est.
Apres une semaine de recherches infructueuses, j'abandonnerai lâchement, car rester une semaine en ville est devenu un challenge réellement inhumain. Trouver la bonne affaire nécessite trop de temps et plus de moyens que je ne le pensai.
Cependant, je connais à présent parfaitement Darwin, la capitale du Northen Territory. Architecturalement, la ville est relativement moche tant le style se rapproche de celui de Perth. Les antiques baraques coloniales n'existent plus depuis des lustres [et ce a cause des intenses bombardements durant la WWII, et le cyclone de Noël 1974] et ont laissé place au béton et à l'acier.
Profitez tout de même du marché de Mindil Beach 2 fois par semaine, vous y trouverez les mêmes produits pour beatniks des étals français ; mais surtout, lâchez vous gastronomiquement. Le crocodile est irrésistible en brochette, même si la consistance de la chair est plutôt proche du chewing-gum. Essayez aussi le Possum, car je ne possède aucun qualificatif pour cette viande a la fois bizarre et agréable.
Concernant la plage, oubliez Darwin : eaux boueuses et saunatres peut être habitées par de gigantesques Estuarine Crocodiles.
Le 01/07, c'est le Territory Day et le feu d'artifice est monstrueux. D'ailleurs il dure toute la nuit car les particuliers flambent en intégralité leur stock de pétard et finissent par bruler leurs voisins… Ils sont cons ces australiens après une consommation excessive de VB !
A voir aussi, le jardin botanique ; la partie " rain forest " est en réhabilitation mais offre d'intéressantes perspectives de ce qui m'attend à l'Est.

J'ai trouvé un lift, je pars demain en 4*4 pour Kakadu et plus au Sud par la suite. A moi Uluru!


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dimanche 1 juillet 2007

Broome - Les Kimberleys - Broome

09/06
Broome! Evitez absolument le Cable Beach backpacker. Lieu de débauche, miteux, où la musique résonne à tue-tête et où les jeunes ne pensent qu'à se maquiller pour aller " cluber ". Au secours, je veux retourner camper : à moi le bush salvateur!

10/06 et 11/06
Changement de backpacker pour cause de "no room left" ; tant mieux, j'irai à "Beaches of Broome", auberge de jeunesse flambant neuve ouverte il y a seulement deux semaines. Ici, tout est luxe, calme et volupté : aux antipodes de mon précédent logement.
A Broome, pas grand chose a faire à part visiter les quelques galeries d'art aborigène, et profiter de Cable Beach. Pourquoi un nom de plage aussi ridicule? A cause du câble sous-marin reliant Broome à Java pour délivrer le cours des perles]. Les vagues y sont dignes de la Méditerranée et les surfeurs sont donc aussi ridicules que "Brice de Nice". A part ça, les couchers de soleil y sont magnifiques...
Broome - Cable Beach
Bonne nouvelle, j'ai trouvé un tour de 12 jours dans les Kimberleys qui part dès demain matin. Ce seront près de 3500 bornes sur les pistes défoncées ou inondées de la Gibb River road. Un tour organisé ? Oui, je ne me sens pas de partir en solo avec un 4*4 de location car n'ayant jamais traversé de cours d'eau auparavant.

12/06
Départ de Broome et passage par le fameux arbre prison de Derby. Les vilains blancs avaient coutume d'enfermer les aborigènes dans ce baobab à la circonférence particulièrement généreuse. Le dit végétal est censé héberger des nids de serpents mais la barrière érigée l'entourant m'empêchera d'en vérifier la véracité. Direction Tunnel Creek, sympathique tunnel naturel où seuls écrevisses et poissons chats y ont élu domicile. Cependant, un certain aborigène dénommé Pigeon, initialement au service des blancs en tant que pisteur, y élira domicile lorsqu'il se comporta en renégat entre 1894 à 1897. Le tunnel était alors connu sous le nom de Bat Cave ! Un nom de cache bien approprié puisque Pigeon fut une sorte de Robin Des Bois. A la sortie du passage, une piscine peu avenante mais qui, néanmoins, me permettra de photographier mon premier Goana, lézard long d'un bon mètre. Nous dresserons le camp à Windjana Gorge, qui jouxte la rivière Lennard. Cours d'eau où de nombreux Freshwater Crocodiles y ont élu domicile.
Freshwater Crocodile
A contrario des Estuarine Crocodiles ou "salties", les "freshies" ne sont friands que de poissons et ne consomment pas d'êtres humains pour leur petit déjeuner.

13/06
Réveil avec le soleil [5h du matin] et le champ des innombrables oiseaux du bush. Rapide promenade pour voir d'autres crocodiles, mais ceux ci sont plus facilement repérables de nuit, leurs yeux reflétant parfaitement la lumière de la lampe frontale. En lieu et place de reptile, j'aurai droit à un Jabiru, grand échassier de près d'1m30.
Sur la route de Maning Gorge, nous nous arrêtons à Galvin gorge, avec une superbe piscine naturelle ou de facétieux "ossies" ont eu la bonne idée d'équiper un arbre d'une bonne vieille corde afin d'effectuer de stupides sauts.
Maning Gorge propose aussi de sympathiques plongeons et une imposante cascade.
Maning Gorge
Quelques peintures aborigènes dont on ne se souciera pas d'en interpréter le sens, mais seulement de ressentir leur simple réalité.

14/06
Passage par Maning River Gorge mais je m'abstiendrai du plouf de 8h du mat' ; il faut dire qu'il fait encore frais à cette heure la, il ne fait que 5 degrés la nuit, et au demeurant, j'aime être sale ! Grosse journée sur les pistes puisque nous avalerons près de 300 bornes pour se rendre au campement de Kings Edwards.

La rivière y est ultime et possède le spa le plus puissant de tous les temps, mu par de surpuissantes chutes d'eau.

15/06
Etablissement du camp de base au Mitchell River campground. Agréable jogging passant par les Merthens Falls pour rejoindre les gigantesques chutes d'eau de Mitchell.
Mitchell Falls
Comme de coutume, les paysages sont superbes, les plans baignades nombreux. Le jacuzzi à faire absolument est en amont des Little Merthens, où, le panorama est plus qu'idyllique. Mince, je commence à manquer sévèrement de superlatifs et commence à regretter de ne pas avoir emmené un dictionnaire des synonymes.
Pas mal d'art aborigène Wandjina. Selon la légende, les Wandjina seraient les créateurs de la Terre. Ce sont les esprits des nuages qui peuvent se matérialiser soit en homme ou en nuage donc. Apres leurs voyages, ils se retirèrent dans des grottes et y moururent et leurs visages se reflétèrent et s'imprimèrent sur les parois. Ce type d'art est très coloré et les figures et formes sont complètement remplies d'ocre par opposition à l'art du Nord [non a Lille, il n'y a pas d'artistes aborigènes], les X-rays, ou encore art Mimi que l'on trouve en terre d'Arnhem. Vivement Kakadu...

16/06
Encore une grosse journée de route sur les pistes. Nombreuses peintures aborigènes sur le spot dit Mtichell River walk. Intéressantes figures Bradshaw, antérieures à l'art Wandjina, 27000 ans av. J.C.
Bradshaw art
Nous passerons la nuit au Miners Pool campground, qui, possède les toilettes les plus luxueux du monde, et, mettent une grosse claque au label camping supra " classos " australien Big4. Encore une victoire du bush [non pas le vilain dictateur chef d'un pays dont je ne citerai pas le nom qui comporte trois lettres, commençant par U et finissant par A] sur la civilisation.

17/06
En route pour El Questro. Le paysage prend des airs de savane africaine [bon je ne connais pas l'Afrique mais je pense que si l'on ajoute 2/3 lions et zèbres sur cette photo, l'on s'y croirait, non?]

Passage obligé par Zebedee Falls, petites chutes d'eau alimentées par une source d'eau chaude souterraine. Si je devais établir un top 5 des spas australiens, ces "hot springs" en feraient vraisemblablement partie.
Campement établi à El Questro, qui, en langue espagnole ne signifie rien du tout. Agréable promenade à Moonshine Creek.
Moonshine Creek walk

18/06
Top départ pour Kununurra, une vraie de vraie ville, avec électricité et goudron. Je quitte donc avec un brin de nostalgie la Gibb River Road ; adieu bosses, ornières, cailloux, boue, sable et nombreuses rivières à franchir. Etrange impression de calme sur la route recouverte de bitume qui m'apparait si peu naturelle et donc moins chaleureuse.
Rapide stop par Zebra Rock, avec une vue sur la colline rocheuse en forme de "sleeping Buddah". Ce spot héberge une communauté de sculpteurs vivant de la vente d'horribles babioles faites à partir de la roche zébrée si particulière au coin. Seules les personnes d'un certain âge repartent chargées de cendriers et autres souvenirs tant inutiles qu'immondes... Truc délire [Spéciale dédicace à toi Nico, je n'avais pas encore employé le mot "délire", délire, non?], et peut être clin d'œil au Hameau de la Reine : le lac voisin de cet atelier "tourist trap" est surpeuplé de carpes mais surtout d'énormes poissons chats [plus petits que des silures tout de même]. Les touristes sont censés les nourrir de pain, mais j'expérimenterai quelques bons vieux morceaux d'éponge. Pas de chance, bien que les poissons aient goulument avalé ma fausse nourriture, aucun d'eux ne nagera le dos crawle... Tant pis pour le " home made fish and chips " !
Kununurra


19/06 et 20/06
Et oui, ici à Kununurra, il pleut. De la pluie d'un fort beau gabarit... Rapide tour des Mini Bungles ou je capterai mon premier Short-eared Rock-wallaby.
Il pleuvra deux jours non stop.

Conseil pratique aux futurs campeurs en Australie, évitez les tentes igloo de la marque Kukaburra : le double toit n'est pas étanche, ni les "swags" d'ailleurs. Un peu de culture "Oz" : le swag est un énorme étui à matelas fait d'une toile rappelant celle de nos bons vieux marabouts. Le swag ne remplacera pas la tente puisque non étanche. Inconvénients de ce sac à viande typiquement ossie : lourd, encombrant, non étanche et cher de surcroit. Avantage : aucun. De plus, le principal fabricant est Swagman, qui en argot, signifie plus "clodo" que vagabond.
Mauvaise nouvelle de la journée, la route menant au Bungle Bungles est fermée pour cause d'inondations et est déclarée impraticable pour au moins 4 jours. Pas de chance, les Bungle Bungles, sont le "must see" des Kimberleys. Nous occuperons cette journée en allant voir l'Ord River dam, gigantesque barrage érigé entre 69 et 71, permettant d'irriguer toute la région. Le film retranscrivant l'épopée de la construction est une mine d'or pour tout fan des "messages à caractère informatif", et la musique est fabuleuse [pas de bol, aucun crédit sur le générique quant à l'identité du génial compositeur]. Visite d'une distillerie de rhum, merci l'irrigation pour la culture de la canne à sucre. [Non, Fabien et Emily, le rhum 100% made in Western Australia n'est pas meilleur que celui de Sainte Croix].

21/06
Direction Fitzroy Crossing, 10h de trajet. Seule chose intéressante la galerie Crossing Inn Art.

22/06
Geikie Gorge National Park : la région est inondée, durant la "wet season", par plus de 16 mètres d'eau. La rivière, est censée héberger de très rares espèces telles que le Freshwater Sawfish et des Freshwater Stingrays. Ce parc classé sanctuaire détient un nombre hallucinant de Freshwater Crocodiles. Il y a 40 ans de cela, l'espèce était menacée par le commerce de la peau. Apres interdiction de la vente, seuls les aborigènes consommaient alors la chair des " freshies ". Aujourd'hui avec l'occidentalisation, les crocos paissent en toute liberté pour le plus grand bonheur des touristes.
Freshwater Crocodile
Arrivée à Derby, ville horrible ou il n'y a strictement rien a faire si ce n'est aller visiter la galerie d'art de la communauté aborigène de Mowanjum.

23/06 et 24/06
Retour sur Broome et fin du périple des Kimberleys.
Gibb River Road sign
Je me ferai de l'argent de poche en bossant pour Alan, un barbu, vrai de vrai " bush tucker ", qui organise des tours de Broome vers Darwin. Et bien, rouler les swags, récurer son 4*4 et faire les courses, c'est pratiquement mieux payé que de faire du SAP [informatique pour les non initiés] en France. Enfin, comble de malchance, je dois aussi finir tous les restes de nourriture qui risquent de pourrir… c'est donc parti pour des sessions 1kg de viande dans l'assiette!

Ce soir, départ pour Darwin : 28 heures de bus, pas de doute l'Australie est bel et bien un continent !

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