11/07/2009
C'est parti pour mon premier weekend tramping en Nouvelle Zélande. Oui, ici, l'on ne dit pas " hikking " mais " tramping ". Au menu, une courte ballade une boucle entre Karekare et Whatipu (le " wh " se pronnonce " f " dans les noms maoris ). Situé à seulement 50km à l'ouest d'Auckland, les Waitakere Ranges sont des collines de foret tropicale humide bordant la Tasman Sea.

J'ai choisi d'évoluer dans les pires conditions possibles car l'on annonce un avis de tempête avec des vents a plus de 100 km/h, le tout copieusement arrosé d'une pluie dense et continue.
Le départ est à Karekare, un petit hameau en bord de plage. J'emprunte le chemin de Zion Hill qui aux dires du topo suit un ancien chemin Maori ; aucun élément historique ne me permettra de corroborer cela. Des le départ, je croise un faisan fort dodu et, la présence de ce volatile est, bien sur, due à l'introduction de ses pairs par les européens. Je me satisferai donc de cette once de faune : n'espérez pas croiser une grande variété d'animaux sur les chemins kiwis : ici, la plupart des bêtes sont des volatiles. Je suis un brin nostalgique des marsupiaux et reptiles australiens. Deux heures plus tard, les choses sérieuses commencent avec la traversée du torrent de Parraha qui est en crue. Je le traverse nu comme un ver ; pas de risque de choquer autrui puisque je suis le seul imbécile sur le chemin grâce à l'avis de tempête. De là, le chemin monte violement pour rejoindre le Gibbons track. Les fortes pluies alliées à l'importante inclinaison de la pente ont rendu le parcours glissant comme une patinoire et, je ne m'énerve même pas lorsque je m'étale de tout mon long sur le sol boueux ; la pluie rincera la boue superflue aussi sec !

J'arrive une heure et demie plus tard à Whatipu et croise mes premiers humains. Ceux-ci sont confortablement logés dans le gite voisin et sont venus en voiture : bande de fainéants, va ! Le patron du lodge les accompagne et il m'indiquera où se trouvent les cavernes où je souhaite passer la nuit. Il insistera sur le fait de ne pas transporter de matériel sensible car le sable noir " iron sand " est très riche en magnétite, qui, comme son nom l'indique est un minerai à fortes propriétés magnétiques. Je comprends pourquoi je suis le seul dans les grottes qui auraient pu allégrement accueillir une horde de ravers… ils ont bien entendu trop peur d'évoluer dans les plaines marécageuses et encore plus peur de bousiller leurs énormes enceintes. J'établis le camp enfin au sec, à l'abris, dans une caverne. Cette dernière n'est pas habitée par le fameux Weta qui est l'un des plus gros insectes du monde… dommage ! Mais, pour être honnête, si ces arthropodes avaient été présents en grand nombre j'aurais surement choisi un autre lieu pour passer la nuit malgré la pluie, le vent et le froid !

12/07/2009
Le lendemain, la randonnée se poursuit sur la plage de sable noir. Quelques pukekos, sortes de grosses poules d'eau (aussi stupides que leurs consœurs européennes) semblent s'étonner de voir un pauvre randonneur en cette fraiche et venteuse matinée. Lassé par les infinis kilomètres de plage,
je décide de m'aventurer dans les " wetlands ". Certes, je serai trempé, mais, j'espère bien voir un peu plus de vie animale. Je ne verrai que quelques cygnes noirs qui sont natifs d'Australie. Vers 14 heures, j'ai déjà rallié le point de départ et observe perché sur les roches l'océan déchainé. Eole aura même raison de mon bonnet fétiche.
Il est temps de rentrer vers la civilisation. Sitôt sur le parking, la bêtise humaine refait surface. Une vitre de ma voiture a été brisée et le G.P.S. caché dans la boite a gants a été dérobé. Résultat : une location à 400 dollars pour 100 km de route : ce weekend est une massive hérésie financière ! Les vilains voyous ont tout de même épargné ma paire de chaussures de rechange et je repars donc plumé mais les pieds aux sec !
C'est parti pour mon premier weekend tramping en Nouvelle Zélande. Oui, ici, l'on ne dit pas " hikking " mais " tramping ". Au menu, une courte ballade une boucle entre Karekare et Whatipu (le " wh " se pronnonce " f " dans les noms maoris ). Situé à seulement 50km à l'ouest d'Auckland, les Waitakere Ranges sont des collines de foret tropicale humide bordant la Tasman Sea.
J'ai choisi d'évoluer dans les pires conditions possibles car l'on annonce un avis de tempête avec des vents a plus de 100 km/h, le tout copieusement arrosé d'une pluie dense et continue.
Le départ est à Karekare, un petit hameau en bord de plage. J'emprunte le chemin de Zion Hill qui aux dires du topo suit un ancien chemin Maori ; aucun élément historique ne me permettra de corroborer cela. Des le départ, je croise un faisan fort dodu et, la présence de ce volatile est, bien sur, due à l'introduction de ses pairs par les européens. Je me satisferai donc de cette once de faune : n'espérez pas croiser une grande variété d'animaux sur les chemins kiwis : ici, la plupart des bêtes sont des volatiles. Je suis un brin nostalgique des marsupiaux et reptiles australiens. Deux heures plus tard, les choses sérieuses commencent avec la traversée du torrent de Parraha qui est en crue. Je le traverse nu comme un ver ; pas de risque de choquer autrui puisque je suis le seul imbécile sur le chemin grâce à l'avis de tempête. De là, le chemin monte violement pour rejoindre le Gibbons track. Les fortes pluies alliées à l'importante inclinaison de la pente ont rendu le parcours glissant comme une patinoire et, je ne m'énerve même pas lorsque je m'étale de tout mon long sur le sol boueux ; la pluie rincera la boue superflue aussi sec !
J'arrive une heure et demie plus tard à Whatipu et croise mes premiers humains. Ceux-ci sont confortablement logés dans le gite voisin et sont venus en voiture : bande de fainéants, va ! Le patron du lodge les accompagne et il m'indiquera où se trouvent les cavernes où je souhaite passer la nuit. Il insistera sur le fait de ne pas transporter de matériel sensible car le sable noir " iron sand " est très riche en magnétite, qui, comme son nom l'indique est un minerai à fortes propriétés magnétiques. Je comprends pourquoi je suis le seul dans les grottes qui auraient pu allégrement accueillir une horde de ravers… ils ont bien entendu trop peur d'évoluer dans les plaines marécageuses et encore plus peur de bousiller leurs énormes enceintes. J'établis le camp enfin au sec, à l'abris, dans une caverne. Cette dernière n'est pas habitée par le fameux Weta qui est l'un des plus gros insectes du monde… dommage ! Mais, pour être honnête, si ces arthropodes avaient été présents en grand nombre j'aurais surement choisi un autre lieu pour passer la nuit malgré la pluie, le vent et le froid !
12/07/2009
Le lendemain, la randonnée se poursuit sur la plage de sable noir. Quelques pukekos, sortes de grosses poules d'eau (aussi stupides que leurs consœurs européennes) semblent s'étonner de voir un pauvre randonneur en cette fraiche et venteuse matinée. Lassé par les infinis kilomètres de plage,
je décide de m'aventurer dans les " wetlands ". Certes, je serai trempé, mais, j'espère bien voir un peu plus de vie animale. Je ne verrai que quelques cygnes noirs qui sont natifs d'Australie. Vers 14 heures, j'ai déjà rallié le point de départ et observe perché sur les roches l'océan déchainé. Eole aura même raison de mon bonnet fétiche.
Il est temps de rentrer vers la civilisation. Sitôt sur le parking, la bêtise humaine refait surface. Une vitre de ma voiture a été brisée et le G.P.S. caché dans la boite a gants a été dérobé. Résultat : une location à 400 dollars pour 100 km de route : ce weekend est une massive hérésie financière ! Les vilains voyous ont tout de même épargné ma paire de chaussures de rechange et je repars donc plumé mais les pieds aux sec !
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