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mercredi 27 août 2008

Sydney – tranche de vie banlieusarde et plongée à Manly

Je ne vous ai pas encore parlé de mes colocataires avec qui j’ai vécu et je vis depuis mon départ de la maison des pakistanais. Actuellement, je partage une modeste maison en bord d’une route bien trop fréquentée à mon gout, avec deux australiens : Megan et Tim.
Commençons par la première, un peu plus âgée que votre narrateur, qui, après avoir travaillé dans le droit des entreprises, a repris les études pour devenir physiothérapeute ; ce qui est très courageux, pour les trentenaires sédentaires et rangés que nous sommes. C’est une fille très sympa, très douée pour la cuisine et ayant voyagé en Europe, donc sortant de la norme australienne banlieusarde ; cela dit elle a mis les pieds à Nice comme 100% de ses compatriotes ayant visité notre douce France, nul n’est parfait.
Tim, est un 100% vrai de vrai australien qui n’a jamais mis les pieds en dehors de sa Nouvelle Galles du Sud natale. Ce dernier a remplacé Mel, la personne la plus dégoutante qu’il m’eut été donné de connaitre. Apres que cette dernière nous eut quittés, nous découvrîmes qu’elle partageait sa chambre avec un rongeur en liberté ; les déjections sur le sol en étant la preuve irréfutable. Nom de Diou ! N’arriverais-je jamais à vivre avec des gens « normaux » ? Cette immonde fille proche de ses 25 ans, se nourrissait exclusivement de « Caesar salad », prémâchée, en sachet, à laquelle elle adjoignait une horrible sauce industrielle empestant le glucose, et, touche finale, des morceaux de poulet rance. Mais comment faisait-elle pour ingurgiter une telle ignominie ? Sa viande avariée avait empeigné son réfrigérateur d’un parfum au cœur de marais infect avec une tête d’huile essentielle de macchabée. Cet être immonde en permanence enrhumé, et, reniflant tel un homme de l’âge de pierre n’était-il que le reflet de son hygiène de vie, ou vice et versa ?
Le remplaçant de cette répugnante personne, est un gars de la campagne, un gars joyeux (heureux les simples d’esprit ?). Ce quidam est un vendeur d’aspirateurs, et, je n’ai pu m’empêcher de rire, pensant qu’il galéjait ; première gaffe et honte sur moi ! Cet homme proche de la quarantaine est une caricature vivante tant il s’exprime en « aussie » à longueur de journée ; outre le classique « fair dinkum », l’on trouve le « turn it up » ou le très indigène « un-flaming-believable ». Tim est gentil, mais il a beaucoup d’idées arrêtées et ceci doit être lié à son assiduité hors norme aux offices religieux. Il y a peu, il me pausa une question un peut trop personnelle, étais-je gai puisqu’ayant invité mon bon pote Jason le Néo-Zélandais à dormir à la maison… Je lui demande si cela le gênerait et lui retourne la question, celui-ci, me répondra qu’il est un bon chrétien ! Accro, au « rugby league » (le XIII chez nous), il excelle dans son engouement télévisuel : nul besoin d’aller au Point Virgule pour dénicher la perle rare !
Allez, il est temps de stopper ma critique facile, profitez plutôt de la vidéo de mes deux dernières plongées à Manly, dans le glacial Océan Pacifique affichant tristement une eau à 14 degrés. Vivement l’été !

vendredi 4 juillet 2008

New South Wales – De Sydney jusqu'à Byron Bay

Quoi de neuf en deux mois? Oui, je végète! Cela fait deux mois que je n’ai pas eu le courage d’écrire quoi que ce soit, serai-je atteint d’une flémingite aigue ou alors ne bougerai-je plus comme avant? Que nenni, je suis à moitié enseveli sous une montagne de travail. Bon en dehors de la tranche boulot, il y a les weekends tout de même ! Avec au programme, un sommet du super 14 qui opposera les locaux Waratahs aux Natal Sharks.



 Le squad sud africain avec bon nombres de membres de l’équipe championne du monde se faira littéralement dévorer par l’envie des outsiders de Sydney, Au passage, Fréderic Michalak se blessera. Je vous laisse contempler le résumé maison de la rencontre.

Quoi d’autre ? Du VTT bien entendu. Garrigal National Park, à une quinzaine de bornes de ma piaule : un pur spot, avec de la montée de dingue et conséquence directe, des descentes de fou, des single tracks sur fond de boue, sable, lime stone, le tout entrecoupé de cours d’eau : un fabuleux terrain de jeu. 
Seul soucis, lorsque la nuit tombe, difficile de retrouver son chemin après avoir passe trois heures dans les méandres !







Et finalement, de la plongée. Coup dur, après la Nouvelle Calédonie avec ses eaux à 29 degrés, ses coraux superbes et ses millions de poissons tropicaux multicolores. Une session à North Head, entrée de la baie de Sydney, dans une eau à 18 degrés et une visibilité de 2 metres : l’on se réconforte en disant qu’au moins on aura travaillé notre sens de l’orientation. Autre session plongée, lors du WE de 3 jours pour cause de Queen’s birthday, nous devions, avec le camarade finlandais, plonger sur la Mecque des requins South West Rock, pas de chance, le temps exécrable sévissant depuis 15 jours, les conditions sont si minables que le club avec lequel nous avions réservé annule tout. Damned ! Il est vendredi soir, vite une alternative plus au Nord. Je parviens a dénicher un centre au Nord de Coffs Harbour qui m’affirme que les conditions, bien que loin d’être idylliques, nous permettront de plonger sur les Solitary Islands ; chouette, du requin nourrice en perspective. C’est parti pour 500 bornes sur la Pacific Highway. Nous débarquons à la tombée du jour le samedi. Le Thénardier nous indique qu’ils ont plongé aujourd’hui, c’est bon signe, par contre, il a complètement oublie de nous trouver une place pour se loger, typique du queenslander : grande bouche et mémoire de poisson rouge ! Il nous dégotte donc un motel, réplique des chambres miteuses en bord de route américaines, théâtre de massacres dans les films de série Z. La réceptionniste ne nous comprend pas et vice et versa. Un grand gaillard aux chicots manquants et puant le rhum bon marche nous servira d’intermédiaire et nous conseillera un détour dans le road house du coin ou les filles sont chaudes selon ses dires et ceux des routiers. Nous sommes fatigués, devons nous lever tôt et donc déclinons cette chaleureuse invitation. Le lendemain, un vent à décorner les bœufs nous annonce la couleur, la plongée est annulée. Il est temps d’éplucher l’annuaire et d’utiliser le plus possible le téléphone cellulaire de ma boite. Nous plongerons cet après midi, à Byron Bay, sur le spot de Julian Rocks, le même lieu où j’avais patienté deux jours sous la pluie en aout dernier pour ne finalement pas plonger. 


Le mauvais sort, est loin derrière, me dis-je, soyons optimistes, en 24h deux plongées annulées, ce ne peut pas être pire ! C’est reparti pour 250 km au Nord… je tiens à préciser que nous ne payons pas l’essence grâce à la « corporate card » du collègue, cela dit j’ai l’impression d’être autant responsable que mon patron au sujet du réchauffement climatique ! Finalement, la plongée aura lieu, et je prendrai ma meilleure photo de lionfish et verrai ma deuxième plus grosse tortue, une loggerhead, aussi encombrante qu’un piano de cuisson.










 Vous pourrez voir la vidéo de celle-ci se goinfrant d’oursin et n’ayant que faire des piquants. Retour sur le motel, nous mourrons de faim ; cela tombe bien, c’est un établissement grand luxe proposant une cuisine. En fait, il ne s’agit que d’une chambre équipé d’un frigo et d’un… barbecue à gaz ! Celui-ci est dans un état lamentable et suinte la graisse, nous mettons en marche la bête après avoir trafique le système piezzo défectueux, enclenchons la hôte et enfumons la pièce. En moins de cinq minutes d’énormes flammes viennent lécher la hôte : ca y est nous sommes nominés pour les Darwin awards, nous allons flamber bêtement. Dans un reflexe, nous coupons l’alimentation de cet instrument de la mort. Patientons le temps que les charbons volcaniques soient maniables et les remplaçons par de nouveaux. Les conditions sont maintenant optimum ! A nous les grillades ! Encore un coup du sort, les nouvelles pierres se mettent à exploser et c’est un feu d’artifice qui se déclenche dans les 10 metres carrés, sortez les casques, aux abris ! La bête s’est enfin calmée, et un local débarque : Tim. Mine patibulaire sur un corps malingre, celui-ci est néanmoins jovial et entame la discussion. Il est en vadrouille autour de l’Australie, mais, est natif d’ici. Cela fait trois semaines qu’il vit dans ce motel et pour cause, il est l’homme à tout faire du complexe. Nous le complimentons donc sur ce superbe engin de cuisson. Il nous explique qu’il faut du temps pour apprivoiser la bête et que l’on ne devient pas « gaz tucker » du jour au lendemain. Nous dinerons ensemble, et nous écouterons avec plaisir ses histoires abracadabrantes déformées par l’alcool et les années. Ils sont sympas ces « rednecks » !


 

26/04/2008

Super 14 - HSBC Waratahs vs. Natal Sharks

08/06/2008

Sydney & Byron Bay - plongee

jeudi 31 janvier 2008

A l'Est rien de nouveau

Chienne de vie! A vouloir diminuer au maximum son impact sur l’environnement on en vient à se saboter ses weekends. Attendez, je vais m’expliquer…
Aux dires de tous les préceptes environnementaux, en matière d’art culinaire, il convient de consommer un minimum de viande, d’utiliser avec parcimonie les éléments de cuisson, et bien sur éviter tous les surgelés tout en veillant a s’alimenter à base de fruits et légumes frais, bios et de saison. Par conséquent, vous devenez vite un as de l’épluchage, de la coupe, de la division, de l’équarrissage et j’en passe. Au cours de votre progression, non content d’améliorer votre technique, vous voila prisonnier du cercle infernal de la recherche éperdue du couteau le plus tranchant au monde. Vous voici catapulte docteur es tranchage, marmiton cinquième dan, et tout à coup, c’est le drame !
Trop sur de soi, excès d’assurance personnelle, ce sentiment de maitrise absolue conduit inéluctablement a la catastrophe. Un léger picotement commence alors à se faire sentir à l’extrémité du pouce gauche ; là, vous ouvrez les yeux, car oui, vous êtes tellement surpuissant dans l’art de la découpe que vous le pratiquez les yeux bandés ! Vous constatez que vos légumes oranges à l’ordinaire se sont parés d’une couleur peu catholique… Vous vous frottez les yeux qui sont alors subitement occultés par un brouillard de larmes dont, leur origine, n’est pas la conséquence de la douleur mais simplement liée aux traces d’oignons sur l’extrémité de vos membres ; toujours réfléchir avant d’agir ! Apres vous être remis de cette courte cécité, vous avez enfin tout le loisir d’admirer l’immense et profonde entaille sur votre doigt. Bien entendu, vous prenez soin d’éviter de maculer les murs avec votre trophée, mais il est déjà trop tard, la cuisine est le théâtre d’une véritable boucherie. Un bain de sang comme les affectionnent les plus dangereux psychopathes évoluant en ce bas monde.
Allez, trêves d’interminables descriptions, vous vous auto-soignez en mode Mc Gyver au moyen d’un bout de scotch et d’une bonne rasade de schnaps salvateur et désinfectant. 24h plus tard, vous saignez toujours et finissez par vous rendre, la mort dans l’âme, chez le toubib, grâce aux conseils illuminés de vos collègues de boulot. Vous apprenez à votre plus grand désarroi qu’il est trop tard pour vous pauser des points et vous serez finalement privé d’activités physiques aux cours des deux prochaines semaines. J’aurai préféré interdit de dessert ! A présent, vous savez pourquoi j’ai été si peu loquace ces derniers temps.

Fermons cette sanglante parenthèse et ouvrons la page culturelle. Oui, je suis allé au théâtre en Australie ! Direction le Sydney Theatre, superbe complexe flambant neuf, situé à Walsh Bay derrière le quartier dit « The Rocks ». Ce magnifique écrin n’a rien à envier à notre TNT. Au programme « Au revoir parapluie » de James Thirriez, petit fils de Mr. Chaplin.
Grosse claque scénographique ! Tout parait si simple et si peu réel, un véritable enchantement visuel. La performance artistique est de haute volée, les quatre personnages excellant dans l’expression corporelle et dans le langage du facies. Ha oui, trois des protagonistes ne parlent pas, héritage du grand père oblige ; quant à la dernière personne, elle chante un étrange opéra aux consonances de Vivaldi ou autre truc du répertoire baroque. Danse, acrobaties, enchainements de mouvements improbables à un rythme effréné ponctuent la performance.
Mais venons en a l’histoire proprement dite, à vouloir trop en faire, Thirriez nous sème dans son étrange monde et personnellement je n’ai rien compris à la trame. S’agit-il de l’histoire d’un mec qui cherche, qui retrouve et qui reperd aussitôt sa môme ou son amante ? Que viennent également faire ces pénibles et nombreuses interruptions du clown Auguste coiffé de son casque de mineur ? Evidemment, je ne suis aucunement outillé du savoir nécessaire en matière de théâtre et encore moins de mime, pour comprendre ou critiquer avec talent cet invraisemblable composition. Pour essayer de conclure, je dirais qu’il s’agit tout de même d’un spectacle d’une qualité certaine mais qui aurait gagne en clarté en l’allégeant de quelques artifices. Mais si l’occasion se présente, saisissez la, allez-y ! D’autant plus que le théâtre est un chouilla plus abordable en Europe et surtout vos voisins de ne gavent pas de chips !

samedi 13 octobre 2007

USA - Orlando

Apres 5 mois en Australie, changement de décor. Ma boite m’envoie deux semaines chez George Bush, en Floride, a Orlando plus précisément. But du voyage, une rapide étude sociologique de l’Amérique et le parallèle avec la civilisation australienne. Non, plus sérieusement, il s’agit de connaitre les gens avec qui je collabore ainsi que leurs méthodes et finalement identifier mon périmètre professionnel puisque je travaille en décalage temporel et en solo sur le sol australien. C’est parti pour un peu moins de 20 heures d’avion avec une courte escale à Los Angeles. Premier parallèle avec l’Australie, Broome – Darwin se fait en 28h de bus… Je quitte l’Australie à 10h du matin et arrive le même jour, 5h plus tard avec la magie du décalage horaire. Tiens, il ne me manque plus qu’à voler entre la Guadeloupe et la cote Est américaine pour avoir bouclé le tour de la planète en avion !

Les USA, commençons par les idées reçues. On dit que les américains souffrent en énorme majorité d’embonpoint, cela est vrai : je n’ai jamais vu une telle densité de personnes obèses, et en particulier, dans les restaurants de type « all you can eat ». Non contents de disposer d’une nourriture des plus grasses et déséquilibrées, les clients engouffrent de gargantuesques portions et malgré mon gros appétit, j’ai l’impression de manger avec frugalité, a la sauce tranche de belle mère. Même ce bon vieux Sam de Gaz, alias le ventre sur pattes, aurait l’air ridicule... Il n’empêche qu’en chaque américain réside un potentiel kamikaze puisqu’il est bien connu que la graisse fondue est l'élément majeur pour obtenir du TNT.
Les journaux, que ce soient les versions papiers ou télévisées, dans le domaine de l’international, il ne sera question que des conflits avec les pays musulmans. Bien sur, vous n’échapperez pas aux dix morts par balle dans la « local community » ou encore les poursuites en direct live du voisin pervers qui aime trop les enfants. Vient ensuite la vie des stars, la vie trépidante de Britney Spears qui s’est fait ôter la garde de ses enfants, les adultères entre acteurs ringards, tiens, saviez vous que David Hasseloff est encore vivant ?. Cette quantité de superficialité est le reflet de cette société où la culture ou l’ouverture au reste du monde ne sont que de microscopiques points d’intérêts. Les médias sont le parfait miroir de la population, qui ne parle uniquement que de ce que l’on a bien voulu lui distiller.
Je ne me sens donc pas dépaysé, tant la malbouffe est omniprésente, tant les médias sont niaiseux, c’est seulement parce qu’ils roulent à droite et qu’ils respectent un peu plus les piétons que je sais que je ne suis plus en Australie!

J’arrête cette facile critique qui correspondait parfaitement à ce que je m’attendais a vivre ici. Les américains n’ont pas que des défauts, ce sont des personnes très courtoises et attentionnées. Je prendrai pour exemple, la fois où ayant oublié un plan de route, je me suis pointé dans un café des plus typiques où le foot américain était diffusé avec un volume infernal et où les quidams se gorgeaient de Bud light [ça fait plus sain !]. J’expose donc mon soucis d’orientation, ni une, ni deux, un client sort son Blackberry [il ne s’agit pas d’une baie comestible mais d’une sorte de téléphone cellulaire] et entre avec le Thénardier dans un contest de recherche de tours d’air boat. Epatant tant ils sont attentionnés ! Lorsque vous irez déjeuner, les serveurs déclinent leur identité et sont aux petits soins, votre verre d’eau ne sera jamais vide, ils viendront également maintes fois s’assurer que la nourriture vous convient. En même temps, n’oublions pas que je suis à Orlando, capitale du tourisme de masse où les flots de visiteurs se déversent dans les parcs d’attractions entourant la ville, Ocean World, la galaxie Disney et l’immense parc Univers Sale Studios.

Que faire le weekend ? Le premier weekend je serai bloqué à l’hôtel pour un problème d’assurance du véhicule, ma boite m’avait spécifié qu’ils me couvraient intégralement au détail près qu’ils avaient oublié de me fournir une assurance responsabilité civile, un comble au pays du tout procès ! Je n’avais pas forcement envie de servir de butoir pour les tonfas des policemen, je ne conduirai donc pas en mode hors la loi. Je me rattraperai donc le WE suivant en allant faire du kayak dans l’un des nombreux parcs naturels de la Floride. Le climat est tropical humide, 30 degrés et 80% d’humidité, l’eau est omniprésente et la végétation luxuriante, tout comme le Nord Est australien. Le parc où j’irai sera Wekiwa Springs, les eaux regorgent de poissons [chats en majorité] et de tortues mais pas d’alligator, manque de bol.
Wekiwa Springs

Wekiwa Springs - Florida Turtles


J’irai finir ma journée, faire un tour d’air boat, si, si, vous savez le truc hybride entre une barge en alu et un ventilateur.

Le gars qui tient l’affaire est un français, qui s’est complètement accoutumé aux States puisqu’il parle ouvertement de son chiffre d’affaire et traite ses employés d’incapables et il est bien sur bienheureux de ne pas payer d’accablantes charges comme en France [un autre point commun avec l’Australie]. Ceci dit, j’aurai droit à un tour gratuit, ce qui est fort sympathique. Cependant, pour un lac qui est censé héberger plus de 10000 sauriens, je ne serai pas verni, car je ne verrai en tout et pour tout que trois spécimens de taille plus que moyenne. Il m’expliquera que les alligators se planquent par temps venté, et que durant la journée, il n’en aura vu que 5. Je ne me plaindrai pas puisqu’ayant payé la modique somme de rien du tout pour la ballade !
Lake Jessup



Le dimanche, un peu de culture, direction le Kennedy Space Center. Le complexe est immense, il y a plus de 5 pas de tir, tout est démesuré, et peuplé d’alligators et de milliers de volatiles, à chaque tir, on peut sentir le poulet grillé à plus de 5 miles de là.
JFK Space Center - Rocket
Tout est fait pour faire rêver les petits américains, musique très patriotique et bien sur des drapeaux du pays à tout va. Scientifiquement parlant, la visite est un peu légère mais visuellement cela vaut le détour : des fusées et autres engins cosmiques dans tous les sens, les cinémas Imax…

Bilan : j’ai tenté de m’immerger en dévorant des T-Bones façon « supersize me », je n’ai écouté en majorité que de la country et du rock des 50s dans la caisse de location dont la boite était bien entendu automatique. J’ai regardé avec attention les inepties télévisées, en particulier American Gladiator ou les pathétiques publicités pour le dealer d’armes local. YIHAAA ! Non, franchement, tout ca, c’est trop : je n’ai jamais autant ri en mon for intérieur. Tiens, aujourd’hui, Al Gore, nouveau Prix Nobel est la fierté du pays ! Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une prise de conscience collective au sujet de l’inéluctable décadence de notre planète, il s’agit juste d’une éphémère reconnaissance médiatique…


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