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dimanche 28 avril 2013

Arthur’s Pass - Keas

Quelques images des Keas résidant du côté d’Arthur’s Pass. Nous voici à Death’s Corner à 5 minutes au Nord du village d’Arthurs Pass.  Le Kea (Nestor notabilis) est le seul perroquet alpin au monde, il est une espèce endémique et l’on ne le trouve que dans les Alpes de l’ile du Sud.

Wet Kea
Il pleuvait abondamment, les conditions n’étaient donc pas ideales pour la photographie, mais, nous avons tout de même eu la chance de décompter 11 de ces oiseaux.



Le Kea émet un cri similaire à son nom, il est une espèce protégée depuis 1970.





Attention, le Kea est un espiègle petit farceur. Alors que ses comparses vous amusent loin de votre véhicule de location, les autres travaillent d’arrache bec pour récolter des trophées en caoutchouc !

vendredi 26 avril 2013

Kaikoura – Swimming with Dusky Dolphins

Aujourd'hui nous allons faire du snorkeling avec les dauphins obscurs (Lagenorhynchus obscurus), je préfère nettement l’appellation anglaise Dusky Dolphins ! Ces dauphins ne mesurent pas plus de 2 mètres à l’âge adulte, se rencontrent le long des côtes de l’Amérique du Sud, de l’Afrique du Sud et comble de chance, Nouvelle Zélande. Ces dauphins aiment l’eau peu profonde, et donc aiment à longer les cotes, tant mieux pour nous. Ils se déplacent en meutes pouvant compter jusqu’à 2000 individus : l’on dirait bien que nous avons beaucoup de chance d’en voir un ou 2!

Après un rapide débriefing et un film éducatif, nous embarquons, et l’on nous indique qu’un banc a été repéré à seulement 5 minutes de notre embarcadère, au moins nous diminuerons notre empreinte carbone. Le protocole de nage nous limite à 5 sessions dans l’eau. L’eau est à 15 degrés en ce moment soit 5 degrés de moins que du côté d’Auckland, NZ terre de contrastes ! Difficile de savoir combien de dauphins composent le banc, mais plusieurs centaines surement. La visibilité est malheureusement exécrable, un mètre au maximum, il est presque impossible de les voir arriver, ce sera un challenge photographique.






Comme ce sont bien entendu des mammifères sauvages, ils ne s’intéressent que très peu aux humains, un rapide contact visuel, deux trois cercles autour des nageurs et les voilà repartis vers d’autres horizons. Même si ce fut une expérience bien trop courte, ce fut un réel privilège que d’être au beau milieu de ces centaines de fusés subaquatiques. Apres nos 5 sessions, tous de retour à bord, une tasse de thé pour se réchauffer, nous suivons les dauphins et observons quelques-unes de leurs acrobaties.




Quelques minutes plus tard, l’on nous informe qu’un groupe d’orques a été observé à un peine un mile de là. 5 orques au total. Un groupe de 4 (Koru, Nicky et 2 autres non identifiés) et l’un plus esseulé : Corckscrew (Pour plus d’information : http://www.orcaresearch.org> resources > identification guide).







L’on dénombre environ 200 individus en Nouvelle Zélande, c’est la première fois que je vois un épaulard après 4 ans en Nouvelle Zélande et je ne sais combien de centaines d’heures sur l’eau. Quelle belle matinée !



jeudi 25 avril 2013

Kaikoura – Ohau Stream Seal Pups

En ce jour férié (Anzac Day), nous atterrissons à Christchurch dans l’ile du Sud, récupérons une voiture de location et partons pour Kaikoura. A peine commençons nous à longer la cote que déjà nous voyons quelques otaries en bord de route.

Nous devions aller observer les cachalots mais malheureusement ces derniers aussi sont en vacances et l’operateur a du donc annuler tous ses tours. Pas de problème, nous allons profiter du panorama depuis la péninsule. Au premier plan, une colonie d’otaries, la baie de Kakoura qui s’ouvre sur l’Océan Pacifique, puis plus au loin les vertes collines et les sommets enneigés des Kaikoura Ranges avec pour point culminant Mt Manakau (2610 mètres)



Après avoir repris des forces avec quelques St Jacques fraiches et une abalone,


  nous nous rendons à 20 minutes au Nord de Kaikoura, 400 mètres après la colonie d’otaries d’Ohau Point pour aller observer quelque chose d’unique au monde.
D’avril à Octobre, les jeunes otaries, âgées de 4 mois environ viennent passer leur temps dans l’eau fraiche du torrent d’Ohau.


Ces NZ Fur Seals, passent plusieurs jours d’affilé à jouer, à parfaire leur technique de nage avec près de 400 de leurs semblables.



 Ils redescendent  après plusieurs jours passés dans l’eau fraiche, en bord de mer pour aller faire le plein de lait maternel. Ce manège dure 6 mois, et finalement les jeunes devenus indépendants feront leurs adieux à ce havre de paix dénué de prédateurs. Les femelles pourront se reproduire lorsqu’elles auront atteint 4 ans d’âge, les mâles, eux, ne se reproduiront qu’à partir de 10 ans d’âge, lorsqu’ils seront physiquement assez solides pour gagner leur harem. La durée de vie des otaries est d’environ 15 ans. Trêve de biologie, voici un film de ces jeunes otaries.
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samedi 19 janvier 2013

Routeburn Track et Greenstone Track

15 janvier 2013
Il est grand temps d’enfin faire ma première randonnée parmi les “Great Walks”. Ces Great Walks sont des randonnées où la réservation est obligatoire car le Department Of Conservation limite le nombre de personnes pouvant camper ou passer la nuit dans un refuge. Il y a 9 randonnées classes sous ce label, les refuges proposent des prestations de haut vol comme des plaques de cuisson au gaz, espaces de vie confortables, jusqu’à 50 lits (malheureusement), les ponts aux architectures variées mais surtout les chemins  sont superbement entretenus.
Nous combinerons le Routeburn Track au Greenstone Track (cette dernière randonnée n’est pas une « great walk ») afin d’effectuer une pseudo boucle. Nous arrivons de bonne heure à l’aéroport de Queenstown. Notre transport [Glenorchie Journeys] nous amènera au départ de la randonnée au lieu-dit Routeburn Shelter]. Durant l’heure de route qui nous sépare de notre aventure, nous longeons le majestueux lac Whakatipu [80 km de long, troisième plus grande surface lacustre de Nouvelle Zélande]
11h du matin, nous avons déjà toute la nourriture et récupèrerons du gaz pour notre réchaud lorsque nous rejoindrons nos partenaires sur le chemin. Il fait bon, les sand flies sont de sortie, il est temps de se recouvrir d’une bonne dose de crème solaire et de répulsif.
Le chemin est large et la pente douce, reliquats du passé où ce fut une route accessible à cheval.

Nous évoluons dans une forêt verte et fraiche avec à main gauche le Sugarloaf Stream aux eaux turquoises. Au bout de deux heures, nous cassons la croute sur une plage de galets où nos nombreux prédécesseurs ont ajouté leur pierre au kerns jouxtant la rivière.

Nous reprenons la route toujours sous la canopée entourés d’une dense végétation  de fougères. Au sortir de la forêt, nous voici sur un plateau entouré de montagnes. Nous profitons du panorama unique depuis la table de piquenique du refuge nomme Routeburn Flats ; devant nous se rencontrent les chaines de Humbolt et Alisa.

Maintenant il est temps d’attaquer la grimpe. Nous continuons vers l’Ouest et attaquons la pente, protégés par de nombreux hêtres. La vue sur les vallées est superbe.

Le chemin est enfin digne des standards français, étroit et sinueux à souhait. Une heure plus tard nous voici au refuge de Routeburn Falls. Nous nous débarrassons de nos affaires et partons braver l’eau glaciale des chutes d’eau à proximité du refuge. Il est temps de profiter d’un bon diner : steaks, haricots, ail, riz et satay sauce [sauce instantanée, rando oblige]
Les Keas, perroquets alpins, espèce endémique de Nouvelle Zélande se font entendre en faisant rouler des pierres sur le toit en tôle ondulée, quels farceurs!


16 janvier

Debout aux aurores, point le choix, avec  50 autres randonneurs farfouillant dans leurs sacs, l’on ne peut plus fermer les yeux.




Nous sommes en route dès 7h 30. Nous sommes sur un plateau alpin, le ciel est grisâtre et l’air bien frais. Le lac Harris avec ses eaux noires n’invite pas vraiment à la baignade à 9 heures du matin. J’observe mes premières marguerites de montagne [mountain daisies]. Rapide soupe au refuge au col d’Harris. Maintenant, fini la montée, place à la descente.
Nous longeons la montagne avec la vallée d’Holyford à main droite en contrebas. Le ciel se dégage de temps en temps et apercevons les pics de la chaine des Darran et le très abrupt mont Gifford.

90 minutes plus tard, nous pouvons voir le lac Mc Enzie aux eaux vertes et opaques.



Le chemin descend rapidement, et 45 minutes plus tard, nous sortons d’une forêt humide aux arbres entièrement recouverts de mousse et nous voici au refuge. Comme de coutume, je pars braver le lac, je suis bien le seul, il pleut des cordes et il fait froid. Ce soir au menu,  des ingrédients frais : agneau mariné dans des épices marocaines, couscous, courgettes et une tonne d’ail bien sûr. Le gardien nous fait son discours sur la météo, mais avant d’en venir aux informations nous intéressant, il palabre sur les procédures d’évacuation durant 20 interminables minutes, quel supplice. Ceci dit, après qu’il en eut fini avec les conseils de sécurité, il nous expose son projet d’extermination des furets, belettes, visons, martres et autres zibelines qui rendent la vie dure aux oiseaux natifs. Le Department Of Conservation [D.O.C ] n’étant pas en mesure de financer l’éradication des espèces nuisibles dans les alentours [autres zones plus prioritaires, manque de moyens].  Nous l’aiderons donc en finançant un piège qui ne comportera pas de plaque érigée à la gloire des généreux bienfaiteurs du D.O.C

 

17 janvier
Ce matin c’est grasse matinée, nous sommes les derniers à quitter le refuge. Le temps est mitigé, tantôt pluie ou légère grêle tantôt soleil.  L’on passe le plus clair de notre temps à jongler avec nos manteaux. Nous suivons le chemin vers le Sud, superbement entretenu, la progression est rapide. Nous profitons d’un rayon de soleil pour se ravitailler au pied des chutes d’Earland.

Nouvelle pause au Lac Howden dans la hutte du même nom, il pleut des hallebardes et malgré cela les sandflies nous dévorent avec appétit. De là nous empruntons le Greenstone Track que nous suivrons jusqu’à la fin de notre périple. Les giboulées continuent, le chemin est plat, et le sol mousseux héberge de petites orchidées blanches. A notre main gauche les Ailsa Moutains laissent deviner de fraiches chutes de neige sur leurs sommets quelques mille mètres au-dessus de nos têtes.


Nous longeons durant 3 kilomètres l’étroit Lake Mc Kellar pour rejoindre le refuge du même nom.
Nous nous rafraichissons dans la Greenstone river qui est alimentée en amont par le Lake Mc Kellar, cette fois l’eau n’est pas glaciale. Le refuge est flambant neuf, construit à même le site de l’ancien refuge.  Le Department Of Conservation est allé jusqu’ réutiliser les anciens planchers faits d’essences natives en les ayant poncés durant maintes heures et vernis, c’est superbement chaleureux.

Ce soir, juste une famille et un couple nous tiennent compagnie, enfin un peu de calme loin de la foule du Routeburn Track. Au menu du diner,  lentilles et curry, petits pois, oignons et coriandre fraiche et pas tant flétrie que ça.


18 janvier
Aujourd’hui nous allons suivre le cours de la rivière Greenstone. Ce sera la journée la plus longue en termes de distances à parcourir : 18km au menu. Le chemin est donc presque plat et alterne entre bois et la plaine.De temps à autres le chemin passe par d’impressionnants éboulis auxquels les lichens donnent des couleurs allant du vert pale au rouge vif. La vallée est large, les herbes hautes.


De temps à autre, la rivière sort de sa discrète torpeur et attire l’oreille, le lit s’encaisse abruptement, et voilà quelques rapides  surgis de nulle part.

En milieu  d’après-midi les premiers signes indiquant que nous nous rapprochons irrémédiablement de la civilisation : note premier troupeau de bovins.  Il nous reste encore quelques heures de marche. Un dernier coude autour de la base de la chaine des monts Ailsa, où les bouleaux ont été balayés par je ne sais quelle force de la nature, le paysage est triste, l’on se croirait dans une forêt radioactive : sacré contraste avec les verdoyantes forêts ; néanmoins, un oiseau, un Robin fend le silence, et nous suit docilement.

Finalement, un pont traverse la rivière Greenstone et nous amène au refuge du même nom. Ce soir encore, nous testons la rivière, et elle est bien plus fraiche que la veille, j’explique cela par l’affluent Steele Creek qui dévale de la montagne Ailsa.

En cette fraiche soirée, au menu pates très basiques, dommage, j’aurai préféré un bon civet puisque de nombreux lapins pâturent à la tombée du jour tout autour du refuge.
 19 janvier
Dernier jour ou plutôt dernière matinée.  Seulement 12 kilomètres  au programme.  Nous continuons à suivre la rivière Greenstone. Le  paysage alterne entre foret et plaine.


Quelques rosiers sauvages viennent compléter l’éventail des fleurs aperçues au cours de ces 4 derniers jours.

Un peu plus tard, dans un coude, le chemin se rapproche de la rivière, le soleil est à nouveau de sortie, l’on voit d’énormes truites évoluant dans les eaux translucides. Il est grand temps de se jeter à l’eau.

Une heure de marche plus tard, nous voilà à la croisée des rivières Greenstone et Caples. La plaine jouxtant les 2 cours d’eau est recouverte d’un parfait gazon où les moutons pâturent  paisiblement. 
Dernier pont suspendu qui enjambe la rivière Caples, seuls deux kilomètres nous séparent de la route.  Cette dernière section dans la forêt, alterne quelques hauts et bas contournant les glissements de terrain qui ont emporté l’ancien chemin qui suivait la rivière.


Nous débouchons sur la Greenstone Station road qui marque la fin de nos vacances.
Sur le chemin du retour vers Queenstown, nous profitons du panorama sur le majestueux Lake Wakatipu.


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Liens:







vendredi 7 janvier 2011

De Akaroa à Picton

En cette matinée ensoleillée, nous profitons de la plage et allons jouer avec les vagues. Nous filons ensuite à Akaroa, là encore, en suivant une route torturée et ultra panoramique. La ville se targue de quelques noms français puisque quelques colons de l’hexagone s’y installèrent en 1850. Notez que la péninsule fut achetée aux maoris en 1849 par le baleiner français Jean Langlois, mais lorsqu’il fut de retour, les anglais avaient déjà signé le traite de Waitangi faisant de la Nouvelle Zélande une terre anglaise.
Cet après midi nous irons « nager » avec les Hector Dolphins. Ce dauphin est le plus petit au monde, mesurant au maximum seulement 1 mètre et demi.
NZ - Akaroa Harbour - Hector Dolphins
Nous irons avec la compagnie Blackcat opérant toute l’année. Nous avons droit à un bain dans une eau verdâtre et bien trop froide, dans des combinaisons usées jusqu'à la moelle avec des masques médiocres. Pas de palmes… cela limite grandement le champ d’interaction, ceci dit, avec 10 personnes à l’eau jusqu'à 8 fois par jour, il vaut mieux restreindre les humains dans leurs champs d’action puisque ces dauphins ont la peau extrêmement sensible et propice à accueillir parasites et bactéries. Pas de belles photos sous marines, mais fort heureusement, nous apercevons également de nombreux dauphins depuis le bateau.


Nous avons maintenant jusqu'à 5 heures du matin pour rallier Picton où nous dormons 3 heures dans la voiture pour prendre le ferry qui nous ramènera à Wellingon.

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Lien:
Page D.O.C. sur les Hector Dolphins

<-- 06/01 - De Moeraki à Banks Peninsula
--> 08/01 - De Picton à National Park

jeudi 6 janvier 2011

De Moeraki à Banks Peninsula

Début de journée nuageux à Oamaru. Oamaru, autrefois fut un riche port et fut un pionnier sur le marche de la viande réfrigérée : en 1884 le navire Dunedin rallia Londres avec à son bord une cargaison de moutons congelés. Cette richesse passée permis la construction de nombreux bâtiments au style victorien, taillés dans la pierre calcaire locale.

Nous ne sommes pas la pour les murs, mais seulement pour faire le plein de nourriture. Mention spéciale pour les macarons et « cinammon rolls » de la boulangerie située sur Harbour Street, au cœur du quartier dit historique : routes pavées et entrepôts de l’époque.

Maintenant, il nous faut faire 300 km pour rallier la Banks Peninsula à l’est de Christchurch. Au fur et a mesure de notre remontée vers le Nord, le ciel s’éclaircit.
Nous voici enfin à l’orée de la péninsule, cette dernière est archi sèche, et encore plus particulièrement après avoir longé les 15km du lac Ellesmere. Le lac Ellesmere, bien que couvrant 80 km2 est peu profond et souffre d’eutrophisation, à tel point qu’il est classé deuxième lac le plus pollué du pays. Le contraste de l’herbe brûlée et le ciel bleu vif, nous transporte dans un autre pays.
NZ - Banks Peninsula
Nous suivons la très scénique Summit Road, qui comme son nom l’indique, nous amène au sommet de la péninsule, qui n’est autre que deux anciens massifs volcans. La vue à 360 degrés et les nombreux virages en épingle font le bonheur des motards.
NZ - Banks Peninsula

NZ - Banks Peninsula
Je descends de la voiture récupérer mon vélo pour descendre les 1500 mètres de dénivelé pour rejoindre notre campement à Okains Bay. Nous plantons la tente sous la pinède en bordure de plage.

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<-- 05/01 - De Curio Bay à Moeraki
--> 07/01 - De Akaroa à Picton