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dimanche 1 juillet 2007

Broome - Les Kimberleys - Broome

09/06
Broome! Evitez absolument le Cable Beach backpacker. Lieu de débauche, miteux, où la musique résonne à tue-tête et où les jeunes ne pensent qu'à se maquiller pour aller " cluber ". Au secours, je veux retourner camper : à moi le bush salvateur!

10/06 et 11/06
Changement de backpacker pour cause de "no room left" ; tant mieux, j'irai à "Beaches of Broome", auberge de jeunesse flambant neuve ouverte il y a seulement deux semaines. Ici, tout est luxe, calme et volupté : aux antipodes de mon précédent logement.
A Broome, pas grand chose a faire à part visiter les quelques galeries d'art aborigène, et profiter de Cable Beach. Pourquoi un nom de plage aussi ridicule? A cause du câble sous-marin reliant Broome à Java pour délivrer le cours des perles]. Les vagues y sont dignes de la Méditerranée et les surfeurs sont donc aussi ridicules que "Brice de Nice". A part ça, les couchers de soleil y sont magnifiques...
Broome - Cable Beach
Bonne nouvelle, j'ai trouvé un tour de 12 jours dans les Kimberleys qui part dès demain matin. Ce seront près de 3500 bornes sur les pistes défoncées ou inondées de la Gibb River road. Un tour organisé ? Oui, je ne me sens pas de partir en solo avec un 4*4 de location car n'ayant jamais traversé de cours d'eau auparavant.

12/06
Départ de Broome et passage par le fameux arbre prison de Derby. Les vilains blancs avaient coutume d'enfermer les aborigènes dans ce baobab à la circonférence particulièrement généreuse. Le dit végétal est censé héberger des nids de serpents mais la barrière érigée l'entourant m'empêchera d'en vérifier la véracité. Direction Tunnel Creek, sympathique tunnel naturel où seuls écrevisses et poissons chats y ont élu domicile. Cependant, un certain aborigène dénommé Pigeon, initialement au service des blancs en tant que pisteur, y élira domicile lorsqu'il se comporta en renégat entre 1894 à 1897. Le tunnel était alors connu sous le nom de Bat Cave ! Un nom de cache bien approprié puisque Pigeon fut une sorte de Robin Des Bois. A la sortie du passage, une piscine peu avenante mais qui, néanmoins, me permettra de photographier mon premier Goana, lézard long d'un bon mètre. Nous dresserons le camp à Windjana Gorge, qui jouxte la rivière Lennard. Cours d'eau où de nombreux Freshwater Crocodiles y ont élu domicile.
Freshwater Crocodile
A contrario des Estuarine Crocodiles ou "salties", les "freshies" ne sont friands que de poissons et ne consomment pas d'êtres humains pour leur petit déjeuner.

13/06
Réveil avec le soleil [5h du matin] et le champ des innombrables oiseaux du bush. Rapide promenade pour voir d'autres crocodiles, mais ceux ci sont plus facilement repérables de nuit, leurs yeux reflétant parfaitement la lumière de la lampe frontale. En lieu et place de reptile, j'aurai droit à un Jabiru, grand échassier de près d'1m30.
Sur la route de Maning Gorge, nous nous arrêtons à Galvin gorge, avec une superbe piscine naturelle ou de facétieux "ossies" ont eu la bonne idée d'équiper un arbre d'une bonne vieille corde afin d'effectuer de stupides sauts.
Maning Gorge propose aussi de sympathiques plongeons et une imposante cascade.
Maning Gorge
Quelques peintures aborigènes dont on ne se souciera pas d'en interpréter le sens, mais seulement de ressentir leur simple réalité.

14/06
Passage par Maning River Gorge mais je m'abstiendrai du plouf de 8h du mat' ; il faut dire qu'il fait encore frais à cette heure la, il ne fait que 5 degrés la nuit, et au demeurant, j'aime être sale ! Grosse journée sur les pistes puisque nous avalerons près de 300 bornes pour se rendre au campement de Kings Edwards.

La rivière y est ultime et possède le spa le plus puissant de tous les temps, mu par de surpuissantes chutes d'eau.

15/06
Etablissement du camp de base au Mitchell River campground. Agréable jogging passant par les Merthens Falls pour rejoindre les gigantesques chutes d'eau de Mitchell.
Mitchell Falls
Comme de coutume, les paysages sont superbes, les plans baignades nombreux. Le jacuzzi à faire absolument est en amont des Little Merthens, où, le panorama est plus qu'idyllique. Mince, je commence à manquer sévèrement de superlatifs et commence à regretter de ne pas avoir emmené un dictionnaire des synonymes.
Pas mal d'art aborigène Wandjina. Selon la légende, les Wandjina seraient les créateurs de la Terre. Ce sont les esprits des nuages qui peuvent se matérialiser soit en homme ou en nuage donc. Apres leurs voyages, ils se retirèrent dans des grottes et y moururent et leurs visages se reflétèrent et s'imprimèrent sur les parois. Ce type d'art est très coloré et les figures et formes sont complètement remplies d'ocre par opposition à l'art du Nord [non a Lille, il n'y a pas d'artistes aborigènes], les X-rays, ou encore art Mimi que l'on trouve en terre d'Arnhem. Vivement Kakadu...

16/06
Encore une grosse journée de route sur les pistes. Nombreuses peintures aborigènes sur le spot dit Mtichell River walk. Intéressantes figures Bradshaw, antérieures à l'art Wandjina, 27000 ans av. J.C.
Bradshaw art
Nous passerons la nuit au Miners Pool campground, qui, possède les toilettes les plus luxueux du monde, et, mettent une grosse claque au label camping supra " classos " australien Big4. Encore une victoire du bush [non pas le vilain dictateur chef d'un pays dont je ne citerai pas le nom qui comporte trois lettres, commençant par U et finissant par A] sur la civilisation.

17/06
En route pour El Questro. Le paysage prend des airs de savane africaine [bon je ne connais pas l'Afrique mais je pense que si l'on ajoute 2/3 lions et zèbres sur cette photo, l'on s'y croirait, non?]

Passage obligé par Zebedee Falls, petites chutes d'eau alimentées par une source d'eau chaude souterraine. Si je devais établir un top 5 des spas australiens, ces "hot springs" en feraient vraisemblablement partie.
Campement établi à El Questro, qui, en langue espagnole ne signifie rien du tout. Agréable promenade à Moonshine Creek.
Moonshine Creek walk

18/06
Top départ pour Kununurra, une vraie de vraie ville, avec électricité et goudron. Je quitte donc avec un brin de nostalgie la Gibb River Road ; adieu bosses, ornières, cailloux, boue, sable et nombreuses rivières à franchir. Etrange impression de calme sur la route recouverte de bitume qui m'apparait si peu naturelle et donc moins chaleureuse.
Rapide stop par Zebra Rock, avec une vue sur la colline rocheuse en forme de "sleeping Buddah". Ce spot héberge une communauté de sculpteurs vivant de la vente d'horribles babioles faites à partir de la roche zébrée si particulière au coin. Seules les personnes d'un certain âge repartent chargées de cendriers et autres souvenirs tant inutiles qu'immondes... Truc délire [Spéciale dédicace à toi Nico, je n'avais pas encore employé le mot "délire", délire, non?], et peut être clin d'œil au Hameau de la Reine : le lac voisin de cet atelier "tourist trap" est surpeuplé de carpes mais surtout d'énormes poissons chats [plus petits que des silures tout de même]. Les touristes sont censés les nourrir de pain, mais j'expérimenterai quelques bons vieux morceaux d'éponge. Pas de chance, bien que les poissons aient goulument avalé ma fausse nourriture, aucun d'eux ne nagera le dos crawle... Tant pis pour le " home made fish and chips " !
Kununurra


19/06 et 20/06
Et oui, ici à Kununurra, il pleut. De la pluie d'un fort beau gabarit... Rapide tour des Mini Bungles ou je capterai mon premier Short-eared Rock-wallaby.
Il pleuvra deux jours non stop.

Conseil pratique aux futurs campeurs en Australie, évitez les tentes igloo de la marque Kukaburra : le double toit n'est pas étanche, ni les "swags" d'ailleurs. Un peu de culture "Oz" : le swag est un énorme étui à matelas fait d'une toile rappelant celle de nos bons vieux marabouts. Le swag ne remplacera pas la tente puisque non étanche. Inconvénients de ce sac à viande typiquement ossie : lourd, encombrant, non étanche et cher de surcroit. Avantage : aucun. De plus, le principal fabricant est Swagman, qui en argot, signifie plus "clodo" que vagabond.
Mauvaise nouvelle de la journée, la route menant au Bungle Bungles est fermée pour cause d'inondations et est déclarée impraticable pour au moins 4 jours. Pas de chance, les Bungle Bungles, sont le "must see" des Kimberleys. Nous occuperons cette journée en allant voir l'Ord River dam, gigantesque barrage érigé entre 69 et 71, permettant d'irriguer toute la région. Le film retranscrivant l'épopée de la construction est une mine d'or pour tout fan des "messages à caractère informatif", et la musique est fabuleuse [pas de bol, aucun crédit sur le générique quant à l'identité du génial compositeur]. Visite d'une distillerie de rhum, merci l'irrigation pour la culture de la canne à sucre. [Non, Fabien et Emily, le rhum 100% made in Western Australia n'est pas meilleur que celui de Sainte Croix].

21/06
Direction Fitzroy Crossing, 10h de trajet. Seule chose intéressante la galerie Crossing Inn Art.

22/06
Geikie Gorge National Park : la région est inondée, durant la "wet season", par plus de 16 mètres d'eau. La rivière, est censée héberger de très rares espèces telles que le Freshwater Sawfish et des Freshwater Stingrays. Ce parc classé sanctuaire détient un nombre hallucinant de Freshwater Crocodiles. Il y a 40 ans de cela, l'espèce était menacée par le commerce de la peau. Apres interdiction de la vente, seuls les aborigènes consommaient alors la chair des " freshies ". Aujourd'hui avec l'occidentalisation, les crocos paissent en toute liberté pour le plus grand bonheur des touristes.
Freshwater Crocodile
Arrivée à Derby, ville horrible ou il n'y a strictement rien a faire si ce n'est aller visiter la galerie d'art de la communauté aborigène de Mowanjum.

23/06 et 24/06
Retour sur Broome et fin du périple des Kimberleys.
Gibb River Road sign
Je me ferai de l'argent de poche en bossant pour Alan, un barbu, vrai de vrai " bush tucker ", qui organise des tours de Broome vers Darwin. Et bien, rouler les swags, récurer son 4*4 et faire les courses, c'est pratiquement mieux payé que de faire du SAP [informatique pour les non initiés] en France. Enfin, comble de malchance, je dois aussi finir tous les restes de nourriture qui risquent de pourrir… c'est donc parti pour des sessions 1kg de viande dans l'assiette!

Ce soir, départ pour Darwin : 28 heures de bus, pas de doute l'Australie est bel et bien un continent !

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vendredi 8 juin 2007

Karijini National Park

04/06 : en route vers le parc national de Karijini, avec mes "fair dinkum" lifters allemands, Flo et Ana. 600 km à parcourir, ravitaillement à Tom Price, ville de mineurs, où le lac Kings , est interdit au chiens marchant sur l'eau, bizarre...

Pas de chance, la station service n'ayant plus de fuel, nous y passerons la nuit : c'est aussi ça l'Australie.

05/06 : nous planterons la tente au Savannah campground. De l à, nous nous rendrons dans les gorges de Weano. Exploration façon canyoning mais pieds nus. La roche couleur rouge, bien évidemment, entourée par des parois atteignant parfois les 100m, un petit cours d'eau translucide. Les bras de l'Hancock Gorge se succèdent et certains spots sont pourvus de piscines naturelles [Kermit et Handrail] où taper un plouf est un vrai bonheur malgré la température assez froide de l'eau ; l'océan étant à 26 degrés, le delta téta est rude. J'aurai bien entendu voulu poursuivre l'exploration du canyon, mais certaines zones nécessitent cordes, casques et baudriers ; j'en ferai l'expérience en chutant minablement tout habillé...

06/06 : Nous irons à Joffre gorge, ou l'on évolue au milieu de magnifiques cascades. Puis à Knox Gorge, beaucoup plus encaissée, mais dont certains passages sont proprement hallucinants de par leur étroitesse et de par l'envergure des troncs coincés dans ces étroitures.

Nous retournerons ensuite à Tom Price car le pot d'échappement nous a lâché et le son de la Commodore Executive flaire bon celui d'une Harley. L'escapade sera inutile car personne ne sera en mesure de nous aider. Nous nous installerons plus tard au Dales campground où nous aurons droit a un superbe concerto nocturne des fameux dingos.

07/06 : Nous évoluerons dans la gorge de Dales, où la " circular pool " est à faire absolument, l'eau de la piscine est froide, mais l'eau tombant ruisselant en faibles cascades est chaude car elle a eu le temps de se chauffer au sommet des falaises sous le puissant soleil. Un enchantement, de bon matin, car nous ne savons plus trop ce qu'est une douche. A l'est de cette gorge, vous y verrez les hyper touristiques chutes d'eau de Fortescue.

Et un peu plus loin la Ferm pool qui grouille de petits poissons que je n'ai pas été en mesure d'identifier.
Nous quitterons ensuite le national parc pour Port Hedland ou nous aurons enfin le pot d'échappement réparé pour se diriger vers Broome. Je continuerai la route, seul, puisque nous nous séparerons après une dernière nuit dans la réserve de Cape Keraudren [et non pas dans un parc, c'est différent]. Retour en bus Greyhound : il faut bien que j'utilise mon pass de temps en temps.

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vendredi 1 juin 2007

Exmouth - La pêche

Outre la plongée, le snorkeling, j'ai bien entendu pêché. Merci à Fanny et Damien pour m'avoir offert leur canne à pêche qui ne leur avait jamais servi! Je n'ai rien attrapé au loin, la ligne ayant à maintes fois cassé... mais je ne suis jamais rentre bredouille [ou "brocouille", comme on dirait dans le "Bouchonnois"]. D'ailleurs, mon "fishing mate", Flo, allemand, me surnomme le "shallow hunter" : le chasseur en eaux peu profondes.

Première prise à la main, un poulpe dont je devrai parfaire ma technique de chasse. Voici un descriptif de mon premier essai.
Etape 1 : attraper le poulpe a la main, il commence alors à entourer votre bras de ses tentacules [beurk].
Etape 2 : lancer votre bras violemment en direction de la plage.
Etape 3 : le poulpe vole et au passage asperge votre t-shirt blanc de son encre indélébile. J'ai beau avoir enrôlé Mr Propre et la Mère Denis, ni l'un, ni l'autre, ne sont parvenus à faire revenir la blancheur éternelle du feu t-shirt.
Etape 4 : placez vous entre le poulpe et l'océan et laissez entrer la bête dans un sac plastique.
Etape 5 : ôter la vie de la bête. Apres avoir murement réfléchi au procédé, j'ai abandonné la guillotine au profit de la bonne vieille eau bouillante.
Etape 6 : découpez les tentacules et faites les revenir à l'huile d'olive avec ail et citron.
Etape 7 : « enjoy your meal »!

2ème trophée, improbable, une anguille!
Anguille
Au moment de ranger la canne, à la tombée de la nuit, pour me consacrer à la pêche aux poulpes, une anguille a eu la mauvaise idée de passer entre mes jambes. J'étais à 100% sur qu'il ne s'agissait pas d'un serpent de mer puisque les trois espèces que j'avais croise n'avaient pas de nageoires... ouf. Il a donc seulement suffi de lui placer, devant son museau, l'hameçon habillé d'un morceau de poulpe. Etape alors ensuite cruciale, la mise à mort. Je n'opterai pas pour la tonfa [qui doit être sacrement a la mode depuis l'adoubement d' "Er Sarko"] car, Maïté, bien qu'ayant des bras 4 fois comme mes cuisses, avait à l'époque, lamentablement échoué. Aussi, j'opterai pour une lame dans le cerveau [Gilles, vive ton Laguiole!]. L'anguille était délicieuse mais je n'en referai que le jour où j'aurai un vrai de vrai hachoir [donc pas un Berghof, n'est-ce pas Method Sam?].

dimanche 27 mai 2007

Exmouth - Plongée

Une dizaine de plongées tant sur le reef qu'aux alentours des iles Murion. Fonds coralliens à pleurer, une multitude d'espèces toutes aussi colorées que nombreuses et variées. Première Shovelnose Ray, de presque 3m, qui ressemble plus a un requin qu'a une raie.
Shovelnose Ray
Des Wobbegongs, qui sont des requins qui ressemblent plus à une raie... Enormément de mérous, de Lionfishes, serpents de mer, Triggerfishes.
Triggerfish
Mais encore, Parrotfishes, Longtoms, Angelfishes, Batfishes, Scorpionfishes, Boxfishes, Pufferfishes [ceux qui gonflent quand on les gonfle]...
Le reef de Ningaloo est hallucinant pour un pauvre plongeur comme moi, qui n'a rien connu d'autre que les côtes françaises. Tous ces spots de plongée, accessibles depuis Exmouth ou Coral Bay, sont le point de passage obligé pour un plongeur sur la cote ouest australienne.
Détail pratique, compter entre 50 et 75 $ pour une plongée bateau avec le matos fourni. Concernant les différents clubs d'Exmouth, choisissez "Exmouth Diving Center", qui a le bateau le plus confortable, ce qui est grandement utile, puisqu'il faut parfois deux heures pour atteindre certains spots. Spéciale dédicace aux Amis de la mer, je viens de faire ma 50ème plongée, apérooooo!


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vendredi 25 mai 2007

Exmouth - Whale Shark tour

Quand on est un touriste, on l'est à fond. Je me paierai donc un "Whale Shark tour ". Pour être en mesure de nager avec le plus gros poisson du monde, il vous faut une larme d'énormes yachts aux moteurs ultra puissants et une pincée de deux avions tachant de repérer le ou les mastodontes dont la ville d'Exmouth est financièrement dépendante. Pas moins d'une quinzaine de compagnies ne vivent que du business du snorkeling avec les requins baleine [avril à juin] et raies mantas [mai à novembre]. D'après les échos que j'ai pu avoir des tours, il est nécessaire de choisir une boite ayant un bateau dont la vitesse avoisine celle de la célérité et ce, pour être les premiers sur place car toutes les firmes se partagent les deux mêmes avions. Je prendrai place à bord du vaisseau flambant neuf de Kings Dive, qui, effectivement, était le plus beau des bateaux [ho ho ho ho...].
La journée se compose de sessions snorkeling [ou je trouverai mon premier requin léopard], de mangeage et de tchatche au sujet du comment évoluer autour d'un gros poisson.

Au détour d'un chemin, nous aurons la chance de voir une Humpback Whale ou baleine à bosse en vieux Français. Il faudra attendre 4pm pour que le seul et unique bestiau de la journée soit repéré. Je n'aurai l'occasion que de nager deux fois avec la bête. Le protocole est le suivant : à 3m du corps, 4m de la queue. Le bateau jette deux groupes de nageurs puis revient les chercher pour les déposer au loin ; c'est assez moche mais la bête évolue trop rapidement pour la suivre même avec des palmes de trois mètres ou encore en étant hyper agile dans l'eau tel l'homme de l'Atlantide.
Au rayon souvenirs, deux photos pas terribles et un film de 5 secondes de la femelle de 10m et enceinte, ce qui est très rare. Pourquoi si peu de clichés? J'ai eu la bonne idée de tomber en rade de batteries...

Mon regard sur ce tour, 300$ cela parait cher mais il s'agit d'une expérience unique et qui a mon gout, les vaut largement [si bien sur vous n'avez pas plongé aux Philippines, au Mozambique, en Malaisie, en Indonésie ou encore à Holbox Island]. Si d'aventure, vous croisez un requin baleine [non dans la Garonne, on n'en trouve pas...], et, si vous lui tirez le portrait, envoyez votre photo sur www.whaleshark.org. Ce site tente de cartographier les individus de cette espèce toujours menacée.

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jeudi 24 mai 2007

Exmouth - Snorkeling

Nos chemins bifurquent, direction Exmouth, l'hyper centre [1200 habitants], au Winstons backpackers où je pourrai commencer à profiter de la plongée. Mes voisins de chambre sont mes anciens "roomates" de Coral Bay et ces derniers ont une camionnette. Aussi, ai-je la bonne idée de les aiguiller vers une journée de snorkeling dans le Cape Range National Park. Dans le langage du traveller en pays anglophone, on nomme ceci un "lift", mais celui-ci est méchamment suggestif et déteint même sur le domaine de la manipulation mentale. [NDLR : Mikkke, t'en connais un rayon, non? C'est bien toi qui voulait te refaire baptiser du sobriquet "el manipulator"...]
Au menu, trois spots de snorkle. Pardon Monsieur Toubon, 3 lieux de nage pour personne équipée d'un tuba [au fait qui est notre nouveau ministre de la culture?]. Nous commencerons par Oysters Stacks qui est un monde miniature où il est nécessaire d'y évoluer à marée haute si l'on ne souhaite pas laisser quelques morceaux de viande sur la route et tacher les jolis coraux. Dès l'immersion, c'est la grosse claque : des coraux de tous types et couleurs, les rais lumineux du soleil décomposés dans l'eau cristalline, mais surtout, une multitude de poissons dont j'ignore tout à commencer par leurs noms.

Dès la 1ere minute, je trouve ma première Blue-spotted Stingray que je ne manquerai pas de " shotter " en maquereau ; heu, pardon, en macro. Les sons sont peut être la chose la plus surprenante, le bruit environnant étant produit par les poissons perroquets picorant le corail.
2ème spot : Turquoise Bay où j'y rencontrerai mes deux premiers requins, non dangereux, ce sont des requins de récif à pointe blanche, qui ne mesurent pas plus de 2 mètres et qui sont nocturnes. La plupart des rencontres se résument d'ailleurs à l'observation d'un placide carcharhiniforme reposant sur le sable et complètement indifférent à l'environnement.

J'aurai aussi la chance de côtoyer deux espèces de tortues : la Green Turtle et la Loggerhead Turtle
3ème spot : Lakeside. Nous quittons les superbes coraux pour des fonds plus sablonneux mais nettement plus profonds et qui abriteront donc de plus gros spécimens. J'y verrai 5 raies à demi-enfouies, des Cowtail Stingrays mais dont la longueur dépasse les deux mètres [en tenant compte du -30% à appliquer à la longueur entrevue à travers le masque].

Quand on sait que Crocodile Hunter est mort éperonné par une raie semblable à celles-ci, je ne suis pas allé les caresser!


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mardi 22 mai 2007

Exmouth - Camping

J'ai eu un choc sur la route, à la pointe du North West Cape, se dresse une étrange structure métallique composée d'une douzaine de poteaux dont le plus haut atteint 400m. Est-ce une sorte de dispositif destine à capter les stations radios de nos chers extra-terrestres? On nage en plein surréalisme tant cet ignoble monstre métallique fait figure anachronique ; on se croirait en plein désert américain en plein délire à la "X-Files". En fait il s'agit de la plus grand émetteur au monde d'ondes à fréquences basses utilisé à des fins tant militaires que civiles.
La pustule étant digérée, nous posons le camp au Lighthouse Camping à quelques km au nord du Cape Range National Park.

Ici, tout campeur est équipé d'un bateau à moteur au gabarit plus ou moins imposant. Le camping est déjà une religion chez les "ossies" mais ils deviennent polythéistes et vouent un culte et une vénération ultime à la pêche. Max, le collègue avec qui je voyage depuis quelques jours, a eu la bonne idée de justement connaitre des fidèles adorateurs de la déesse pêche et ces australiens me feront dont de filets d'"emperor" ; mais surtout de thon dont je ferai une orgie de sashimis, au passage bien plus "fraîchés du matin pêchés" que ceux de Captain Bigleux.
C'est décidé, plus tard, quand je serai vieux et riche, j'aurai moi aussi un gros bateau et une enoooorme canne à pêche.

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dimanche 20 mai 2007

Coral Bay

Rapide stop par Carnarvon, ville [et non pas république] bananière où de nombreuses sculptures géantes à l'image du fruit ornent la route : quelle imagination ces sculpteurs ossies! C'est une ville sans intérêt si ce n'est que le ravitaillement y sera à bon marché.
Petite parenthèse biologie, sur la route nous croiserons des aigles aux mensurations hors normes, je veux parler bien sur de leur envergure et de celle-ci uniquement. Si ceux ci sont si bien portants c'est encore et toujours la faute de l'homme qui a modifié encore une fois la chaine alimentaire. Les automobiles et camions étant particulièrement friands de kangourous, émeus et chèvres sauvages, il fallait bien qu'outre les corbeaux charognards, les aigles finissent le travail.

Je ne passerai que deux nuits à Coral Bay où malheureusement le soleil a choisi de se cacher. Du coup les coraux seront grisâtres mais les poissons sont suffisamment nombreux pour tout de même bien apprécier mes premiers " snorkelings " sur le Ningaloo Reef.
Autre point fort de cet "ocean resort", les nombreuses huitres sauvages dont je me gaverai arme d'un simple couteau "emprunté" du backpacker [Non Gilles, je ne bousillerai pas le Laguiole que tu m'as offert, qui, saches le, m'est quotidiennement utile]. Ces coquillages sont, contrairement aux huitres d'élevage, très petites et la façon dont je les ouvre ne me permet pas de les décrocher des rochers. Adieu donc vinaigre aux échalotes et citron, et bonjour, le look Rahan fils des âges farouches.
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samedi 19 mai 2007

En route vers Coral Bay

Nous nous levons aux aurores et par chance deux allemands, qui bizarrement ne baragouinent que deux mots d'anglais, nous ramènent à bord de leur camping car 4x4, au "homestead". Vite, nous fonçons [à 80kmh, vitesse maxi de la Ford] vers Monkey Mia où tous les jours les dauphins s'approchent à moins d'1 mètre des cotes pour recevoir de la main de l'homme et pour la modique somme de rien du tout, une bonne ration de poissons. Je ne sais pas pourquoi les "sandgroppers" s'acharnent à vouloir domestiquer les animaux a tout va, est-ce pour attirer le touriste sur cette paisible et sauvage cote ouest? Pas de bol, nous manquons leur déjeuner, et bien évidemment, ces profiteurs de cétacés ne se montrent que par intérêt! Direction Shark Bay...

Stop à Shell Beach, qui, comme son nom l'indique, est composée de milliards de petits coquillages.
Plus tard à Hamelin Pool, je verrais que ces coquillages se sont agglomérés [par calcification] et les premiers pionniers par manque de matériaux ont creusé de nombreuses carrières d'où ils extrayaient des briques d'agglomérat pour édifier leurs demeures. Autre chose intéressante sur ce même spot, les stromatolithes : les roches "vivantes".

Ce sont de minuscules cellules qui par entassement finissent par constituer de véritables cailloux dans l'océan. Ces fameuses cellules ont un mode de fonctionnement identique aux plus anciennes formes de vie primaires et l'on parle ainsi de fossiles vivants. Bon, suffit, je clos la page pédagogique par peur de vous perdre, chers lecteurs.
Coral Bay étant trop loin, nous camperons à l'arrache sous la tente au milieu des cadavres de kangourous jouxtant la route où leurs prédateurs les plus féroces, les "road trains", font la loi.
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vendredi 18 mai 2007

Francois Peron National Park

Je retrouve le "frenchy" et nous décidons d'arpenter le Francois Peron National Park qui, faisant partie du "Eden Project", héberge de nombreuses espèces animales relativement rares comme le "woma python" ou encore le "banded hare wallaby". Au programme, beaucoup de marche car ce parc est inaccessible aux véhicules non 4x4. Nous progressons sur une longue longue longue piste ensablée où chaque pas parait réellement inefficace tant nous nous enfonçons dans la rouge silice.

Beaucoup de locaux nous proposerons un "lift", mais nous refuserons de grimper dans leurs énormes 4wd, fierté des marcheurs oblige. Nous profiterons ensuite pleinement d'un superbe coucher de soleil [amplement mérité] sur le spot dit "Blue Lagoon".
Un petit bémol à cette aventure [oui, je sais je suis un touriste français, donc je suis un râleur...] : nous n'avons pas croisé les dites rares espèces animales et ceci, est, je pense, du a un quidam qui écoutait de la "lounge music" dans son gargantuesque véhicule à 4 roues motrices. Mince alors, on a beau aller à l'autre bout du monde pour cueillir un peu de quiétude, la musique disgracieuse est partout présente, surtout là où on ne l'attend pas.

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mercredi 16 mai 2007

Denham

J'abandonne la paisible crique de retraités de Kalbarri pour un backpacker en front de mer, turquoise bien évidemment. C'est la que je vivrais à fond le paradoxe australien. Qu'est-ce? En Australie, pays de viandards par excellence, bien que jouxtant l'Océan Indien, il est très difficile d'acheter du poisson frais. Je l'ai vécu à mes dépends.
Motivé dès le réveil, me voici en quête de poiscaille en mode va-nu-pieds. Après avoir écopé toutes les échoppes de cette ville atrocement laide et linéaire et après avoir interrogé tous les autochtones, je finis par savoir ou la "fishery" se cache. Bien évidemment cette poissonnerie est hors des remparts de la cité de Denham, dans une atroce zone industrielle, où, seuls les garages entretenant les "road trains" ont le droit de cité. Armé de courage et motivé comme jamais, je progresse, lentement, sous l'accablante chaleur hivernale, sentant le bitume fondre sous ma pauvre voute plantaire. Arrivé à bon port, me voila dépité car les derniers poissons péchés quelques heures plus tôt ont tous été congelés. Tant pis, va pour ma première papillote de " frozen mullaway".
Outre cette aventure sans intérêt, la ville est à l'image de ce que j'y ai vécu, passez donc votre chemin et oubliez Denham!

lundi 14 mai 2007

Kalbarri

Au menu location de vélo et pas mal de bornes le long de la cote. Kalbarri est une ville balnéaire de retraités avec une jolie crique où les pélicans sont nourris gracieusement et quotidiennement par les petits vieux locaux.


Départ le dimanche pour Kalbarri National Park avec un frenchy, Max, roulant dans une vieille Ford aux lignes sentant bon les 80s. Le parc peut être fier de ses 1000 kilomètres carrés de bush impénétrable sauf au moyen de la piste de 25 bornes menant aux gorges de la "Murchison river".

Petit détail amusant la vitesse est limite à 50 km/h mais elle concorde avec la fréquence de résonnance du véhicule et le seul moyen d'éviter son démantèlement est de rouler allègrement plus vite pour sauter de bosse en bosse.
Pour visiter le lieu, une boucle d'une dizaine de bornes en plein hiver [il fait plus de 35 degrés] et celle ci nous emmène du haut des gorges vers le lit de la rivière.







J'y verrai ma première termitière, premier émeu et bizarrement deux boucs sauvages.






Pas encore de serpent ni de reptile mais cela viendra rapidement! La couleur rouge de la roche stratifiée à outrance et creusée en forme de vagues nous fait penser a un mini "Grand Canyon" mais par moment nous remémorent nos bonnes vieilles gorges du Lot.

Première journée dans un paysage répondant a toutes mes attentes et espérances sur le coté sauvage du continent Australien. [les millions de mouches y étant pour beaucoup]

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jeudi 10 mai 2007

Geraldton

Geraldton, bourgade à 400 km au nord de Perth. Une ville où il n'y a rien à faire... Enfin, si, kite et windsurf mais en hiver le vent fait défaut. Pour les plongeurs, de nombreuses épaves sont disponibles mais le club local n'organise pas de sortie en cours de semaine par manque de plongeurs. Pas de chance je me rattraperai vers Ningaloo.
Mais alors que faire dans cette ville? Le Western Australian museum [gratuit] m'occupera toute la matinée [un peu de culture ne me fera pas de mal d'autant plus que je n'ai pas eu le temps de visiter celui de Perth]. Au musée de Geraldton, vous y apprendrez la fabuleuse histoire de la ville [plus ennuyeuse que fabuleuse] mais surtout toute la vérité sur le naufrage du Battavia en 1629 et ce, grâce à un film VHS dont les acteurs devraient figurer au rang des nouvelles idoles de nanarland.com détrônant Weng Weng le 1/2 agent secret philippin [qui fut mon idole durant les 3 jours précédant mon départ]. L'histoire est tragique entre démence, mutinerie et fricotages mais en devient surtout hilarante ; d'ailleurs les autres spectateurs me regardèrent d'un mauvais œil du fait de mes nombreux ricanements. Bon quoi qu'il en soit, l'on en ressort moins inculte et le musée remplit donc ici tout a fait son rôle pédagogique mais je pense que d'ici 10 jours j'aurai tout oublié.
Autre chose incontournable à Geraldton, le Battavia backpacker dont ses murs sont un ancien hôpital de 1850 [ou asile de fous, ce sera mieux pour l'histoire]. Au programme dortoir désert de 28 lits, ca vous met dans l'ambiance. Le personnel en charge des lieux est très sympathique mais ont quelques ressemblances troublantes avec les méchants protagonistes du film Délivrance ; notamment un type qui était le portrait craché du gamin duelliste au banjo. Les gens résidant dans le complexe sont tous employés à la "crayfish factory" et ne s'expriment qu'au moyen d'onomatopées relevées d'une forte odeur de poisson.
Quelques jolis clichés tout de même, pris depuis le monument consacré au naufrage du vaisseau militaire, le Sydney, mystérieusement pas disparu dans le triangle des Bermudes, mais dont on n'a pas retrouvé de trace, au même titre que ses 645 occupants. Et ô allégorie, ces 645 marins sont symbolisés par 645 mouettes métalliques composant le dôme du monument.

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mercredi 9 mai 2007

Cervantes

07/05
Ha... Greyhound [lévrier en français], la compagnie nationale Oz des transports en bus. Petit syllogisme : la SNCF est toujours en retard et la SNCF c'est français. Lévrier rime avec français. Le lévrier est le bus australien. Donc le bus australien est en retard.

Notre chauffeur, Bryan, a plutôt l'air d'un gars qui devrait être en train de jouer avec ses arrières petits enfants ; quoiqu'il en soit avec la méthode d'enregistrement manuel, avec son arrière train calé dans la soute, il a l'air très sympathique. C'est le champion international voire inter-galactique du discours interminable. Vous qui croyiez que les discours sur l'hypersensibilité des détecteurs de fumée dans les toilettes des avions étaient longs, vous voila dans le faux. A un total de 5 minutes de speach pour un vol de 14h, Bryan répond par 25 minutes pour un trajet de 2h30. Comment fonctionnent les toilettes, il ne faut pas boire l'eau dans la cuvette...
Arrivé à Cervantes, Tony, responsable du backpacker local nous accueille. Waouh! C'est calme et hyper clean. Seulement 2/3 convives qui en plus d'être sobres sont sympathiques!
Petit tour de la plage, on s'éloigne de la plage landaise car le sable devient plus blanc et plus fin, la mer [pardon l'Océan Indien] plus turquoise. Protégé par un récif, cette plage est soumise à de parfaits alizés propices au kite et au funboard. J'y vois mon premier dauphin mais c'était un piège. Flipper [c'est original mais nous l'appellerons ainsi], voulait m'emmener voir ses potes les lions de mers à 1 mile plus loin. Heureusement que je n'ai pas suivi ce satané cétacé car un panneau plus loin m'expliquera que les lions de mers sont des êtres sauvages assoiffés de sang humain [bon j'exagère mais ils disent qu'ils bastonnent les humains].


08/05
12h de sommeil ce ne m'était pas arrive depuis 10 ans. Je commence vraiment à prendre le rythme des vacances. Aujourd'hui au programme la visite du désert des Pinnacles.
Notre guide, c'est Mike, le vrai de vrai, moustachu, les lunettes de soleil à la Chips et le bon chapeau. En plus d'être authentique à 100%, il est le champion local de la blague. Exemple : si le soleil ne se couche pas, la visite est remboursée...
Les Pinnacles sont situés dans le parc national de Nambug. Je vous laisse admirer les photos. Grosso modo les pieux sont le fruit naturel d'un lent processus de calcification et d'érosion.



Rencontre avec mon premier "sandgroper" sorte de ver des sables et surnom des australiens de l'ouest.


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dimanche 6 mai 2007

Perth

04/05
Epuisé au réveil, la faute aux trop nombreuses festivités précédant mon départ? Perth n'est qu'un énorme centre commercial où de multiples galeries s'entrecroisent sur plusieurs niveaux entre plusieurs bâtiments. Les personnes fonctionnent à la française : en fonçant droit devant à 200 à l'heure. Beurk... c'est ça la "no worries" attitude? Pis encore, après maintes heures à errer dans cet ignoble décors j'apprends que je ne pourrai avoir ni mon objectif grand angle et le macro avant au moins trois semaines et ce pour rupture de stock nationale. Tant pis, je n'attendrai pas, je veux fuir Perth!
A y'est j'ai loué mon premier vélo et ai failli mourir trois fois... pas évident la conduite à gauche! Trip kayak sur la Swan River avec un vent à décorner les bœufs et grosses vagues. Bien entendu j'étais le seul à pagayer avant la tombée de la nuit. Concernant la stat d'ensoleillement je suis pour l'instant mal tombé.

1er diner Oz chez Bobby Dazzler. Du Baramundi [poisson endémique d'eau douce] accompagné des incontournables trèfles locaux [les " sprouts " qu'ils mettent dans tous les plats même en dessert] ainsi qu'une redback [bière ouest australienne] qui sera, au passage bien meilleure que la "Kronenberg" [qui est au même prix que la bière locale... la mondialisation c'est n'importe quoi...] Mention spéciale pour la musique je n'avais jamais mangé au resto sur du AC/DC [bar à touristes?].
Comme il pleut, pour finaliser le test cout de la vie et continuer mon étude anthropologique, rien de tel qu'un cinoche. J'opte pour du gros lourd typiquement ricain : Spiderman 3. Le prix est sensiblement le même qu'en Europe mais la n'est pas le problème. Je pensais avoir vécu les extrêmes de l'impolitesse avec les gros mangeurs bruyants des cinés autres que Le Cratère, ABC et Utop'. Ici, les gens parlent, ont des téléphones qui sonnent mais encore, osent répondre à leurs appels. Au secours, demain je mets tout en œuvre pour m'exiler hors de la ville et trouver de la tranquillité au milieu du " nowhere ".



05/05
J'ai mon passe bus me permettant de rallier Darwin d'ici le 04/11! Nouvelle journée marathon shopping dans tous les magasins de camping de la ville ; n'y voyez pas l'écureuil cherchant absolument la bonne affaire mais malheureusement ici aucun magasin ne peut répondre à vos désirs... quelle perte de temps pour mes vacances [ndlr. Saleté de raleur français que je suis !]
J'ai tout de même eu le temps de flâner dans Kings Park et apprécier un premier aperçu olfactif de la nature australienne, et bien, sans surprise, ce pays sent bon l'eucalyptus ! Kings Park est remarquablement bien entretenu, de taille conséquente et possède une flore très variée… c'est donc le cadre idéal pour une sieste anti jet-lag !

Hargh! Départ de Perth retardé de 24h, les réservations ferment à 5pm, il va vite falloir que je me mette a l'heure australienne.

06/05
Grosse chaleur et réveil tardif. Tant pis pour le Mundaring loop trail, trop loin et le vélo doit être de retour sur Perth a 5pm. Dommage car ce road track au profil intéressant avait la particularité de jouxter une "disease risk area" : une partie du bush ravagée par une "fungal plant". En lieu et place d'une bonne suée et d'une course effrénée à fuir les spores mangeuses d'êtres humains, me voici parti à la découverte de l'océan indien. Vagues sympas, surfeurs de haut vol, premier bain de soleil juste en dessous du trou de la couche d'ozone.

Cette journée a un vrai gout de vacances. Seul bémol faire les 40 km en vélo en portant un casque...
Horrible dernière nuit, les deux grosses vaches anglaises qui partagent la piaule [mes roomates] ont ramené des jules irlandais avec chacun 1 gramme de sang par litre d'alcool. Forcément ça commence à bécoter et les lits commencent à bouger. Je leur fait donc comprendre qu'en tant qu'êtres humains un minimum d'intimité doit être respecte afin de nous différencier des animaux qui, eux, ne possèdent pas de conscience. Quelle erreur de ma part je me prends une salve de fuckin' bidules à la fréquence d'un fuckin' par mot. Les choses se calment et je m'équipe d' " ear plugs " au couleur de notre avionneur national. Une heure plus tard, le plumard vibre a nouveau. C'est en trop, je tape ma gueulante et les traite, ô insultes suprêmes, de noms d'oiseaux en français. Les deux males veulent alors en venir aux poings. Il est 3AM je suis seul et ils sont deux... je bas en retraite et vais dormir dans la salle TV et je perds le peu de fierté que j'avais emmené dans mes bagages. La morale de cette histoire? Il n'y en aura pas mais seulement un simple constat : les irlandais jeunes et bourrés sont vraiment des imbéciles et évitez le Old Swan Barracks qui en plus d'être miteux héberge beaucoup d'irlandais de cet acabit.



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