vendredi 23 janvier 2009

Australia Day diving trip: Fish Rock Cave & North Solitary Island



Ce weekend c'est la fête : je pause 1 jour de congés et pars plonger 4 jours : " bargain " comme l'on dit ici bas ! Premier stop : South West Rocks. Apres 600 km et une courte nuit de 4 heures, je retourne sur mon site de plongée favori : Fish Rock Cave avec son incommensurable population de Sand Tiger Sharks ou Requins nourrice. Je ne m'étends pas sur les 2 plongées, elles furent grandioses tout comme les précédentes.



















Nous continuons notre route et partons 300 km plus au Nord et stoppons à Wooli, petite bourgade, à l'extrême septentrion de la région de Nouvelle Galles du Sud. Le " diving lodge " est un véritable palace flambant neuf ; pour une fois les chambres n'empestent pas l'odeur des vieilles combinaisons humides et les lits superposes ne trembleront pas lorsque mon voisin ronflera.


Le capitaine du navire, natif du coin est un phénomène. A peine plus âgé que votre narrateur mais avec une voix de vieux du cru local, en totale inadéquation avec son physique. La sortie de la baie est très étroite et sujette a de grosses vagues, et, de nombreux bateaux y ont sombré ; aussi, nous nous exécutons lorsque le skipper nous ordonne de sa grosse voix autoritaire d'enfiler nos gilets de sauvetages. D'ailleurs ceux qui n'eurent pas suffisamment serré leurs bouées abdominales eurent droit à une piquure de rappel, le commandant leur proposant de venir ajuster leurs gilets à leur place ! Nous plongeâmes sur un périmètre quelque peu restreint car les conditions météo furent capricieuses : mer agitée et fort courant. Au demeurant, nous eûmes de la chance de voir Requins, Tortues, Raies (Bull Ray, Shovelnose Ray, Eagle Ray). De nombreux poissons tropicaux complétèrent le tableau : Yellow Moon Wrasses, Anemone fishes, Lionfishes etc.)











Les soirées furent également royales : BBQ brésilien : viande de bœuf de premier choix à gogo sur lit de gros sel, Kingfishes empapillotés avec des feuilles de bananiers, le tout arrosé de bonne humeur et de bon vin.




1200km et 8 plongées plus tard, me voici de retour sur Sydney à 2 heures du matin complètement extenué mais la tête remplie de souvenirs aquatiques uniques.

Voir la galerie photos…


dimanche 11 janvier 2009

Darwin – Top End durant la saison des pluies

Ben, le copain de mon ancienne colocataire (*) est à Darwin depuis quelques mois mais plus pour très longtemps ; il y effectue une pige de 6 mois pour le gouvernement. Je saisis donc l’occasion de découvrir le Top End à la saison des pluies [cf. ici pour Darwin en hiver].
(*) Ha oui, rapide parenthèse, j’ai quitté ma misérable banlieue début Octobre pour établir mes quartiers à Sydney, à Pyrmont, plus précisément. J’ai abandonné la maisonnette dont les murs tremblaient lorsque les road-trains passaient lancés comme des formules 1 fendant la nuit sur la mitoyenne Lane Cove road. Pour vous donner une idée du bruit, je vous renvoie au film culte australien « the castle » ; où une famille de « true blue aussies », des gros « beaufs », vivent le long d’une piste d’atterrissage d’un aéroport international. Mon nouveau logis est classieux et carrément arrogant voire puant : jacuzzi, 2 piscines, avec vue sur l’eau. Je pousse même le luxe à son paroxysme puisque ma chambre est même dotée d’un lit !
Trêve de bavardages, c’est donc parti pour le weekend le moins éco-responsable à mon actif : 6500 km d’avion et nous nous déplacerons ensuite en 4x4. Oui, j’ai honte et mauvaise conscience, mais, au demeurant, j’effectue mes 40 km quotidiens de migrations pendulaires sur mon vélo…
A peine arrivé, aux alentours de minuit, la chaleur humide m’étouffe : 35 degrés et une humidité environnante flirtant avec les 100%. Nous partons le samedi pour Litchfield National Park. Au programme, les immanquables termitières géantes, les chutes d’eau de Florence, les spas naturels de Buley Rockhole, mais point de Lost City pour cause de piste fermée à la circulation ; dommage, ces formations rocheuses sont uniques tant elles semblent avoir été façonnées et assemblées par la main de l’homme. Nous nous prélassons longuement et sautons à maintes reprises du haut des falaises de Florence Falls, mais, l’orage ne tarde pas et quittons Litchfield sous des trombes d’eau pour se rendre à Gunn Point, plage au Nord Est de Darwin. Pour y accéder, une « dirt road », piste longue de 45 km, qui est par endroits aussi glissante qu’une patinoire et nous procure pas mal d’amusement et d’adrénaline. Sitôt rendus, le paysage est sensiblement différent de ce qu’espérait mon camarade Ben : la pluie couplée aux fortes marées de pleine lune, ont eu raison de la plage qui n’est plus qu’un maigre bandeau dévoré par les eaux boueuses et salées. Vent, pluie et moustiques auront raison de notre vaillance et passerons donc la nuit à domicile avec la climatisation fonctionnant à plein régime.
Dimanche, nous souhaitions louer une plate pour aller pêcher le barramundi au milieu des crocodiles, comme le font les vrais locaux. Seulement la saison des pluies est la morte saison touristique et ce plan pêche avorte aussitôt : rien à louer ! La plupart des pistes 4x4 ont aussi fermé dans le courant de la semaine. Nous jetons notre dévolu sur Mary River Park (Au Nord Ouest de Kakadu). Là encore le bulletin d’état des routes n’est pas à jour mais décidons tout de même d’emprunter une piste close qui doit nous amener à une marche : Birds Billabong (billabong signifie trou d’eau). Il fait extrêmement beau et avons l’impression d’évoluer la tête dans une cocotte minute. De nombreuses parties du chemin sont inondées, mais peu profondément, ne laissant aucune chance aux plus gros crocodiles de pouvoir frapper sans être vus : ouf ! Nous continuons d’avancer moyennement rassurés, mais tout en étant déterminés à voir ce fameux billabong. Nous croisons quelques wallabies qui décampent à la vitesse de l’éclair. Je suis surpris de voir ces marsupiaux autant à l’aise dans cet habitat envahi par les eaux. Arrivés au billabong, nous nous retrouvons forts désappointés en constatant que la hutte d’observation des oiseaux est complètement isolée du chemin ; et, les eaux bien trop sombres et apparemment profondes ne sont absolument pas engageantes tant elles ont un fort potentiel d’hébergement de massifs « salties ». Je dois ajouter que durant la saison des pluies, ces puissants sauriens sont réputés agressifs puisqu’étant en rut ! Nous profiterons donc du paysage perchés sur une colline rocailleuse, les pieds bien au sec.

Nous terminons notre périple en passant la fin de la journée à Fogg Dam d’où nous verrons moult échassiers : brolgas, aigrettes, jabirus. Cet ilot de nature n’a rien de naturel, le « dam » (barrage), fut construit au début des années 50 pour aménager des rizières dans les plaines inondées de la rivière Adelaide. Cette bande de terre est aussi un obstacle car sectionnant le marais en deux parties, mais, toutefois l’intervention humaine aura une conséquence sympathique puisque les tortues à long cou empruntent ce passage à la tombée du jour.

Conclusion : le Northern Territory durant la saison humide n’offre que peu d’intérêt, en comparaison avec la saison sèche, si vous n’êtes pas pourvus de vos propres 4x4 et bateau. Il est aussi impossible de prévoir l’état des pistes et parcs nationaux, chose malheureusement incompatible avec les billets d’avion à prix abordables achetés des mois à l’avance !