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dimanche 11 janvier 2009

Darwin – Top End durant la saison des pluies

Ben, le copain de mon ancienne colocataire (*) est à Darwin depuis quelques mois mais plus pour très longtemps ; il y effectue une pige de 6 mois pour le gouvernement. Je saisis donc l’occasion de découvrir le Top End à la saison des pluies [cf. ici pour Darwin en hiver].
(*) Ha oui, rapide parenthèse, j’ai quitté ma misérable banlieue début Octobre pour établir mes quartiers à Sydney, à Pyrmont, plus précisément. J’ai abandonné la maisonnette dont les murs tremblaient lorsque les road-trains passaient lancés comme des formules 1 fendant la nuit sur la mitoyenne Lane Cove road. Pour vous donner une idée du bruit, je vous renvoie au film culte australien « the castle » ; où une famille de « true blue aussies », des gros « beaufs », vivent le long d’une piste d’atterrissage d’un aéroport international. Mon nouveau logis est classieux et carrément arrogant voire puant : jacuzzi, 2 piscines, avec vue sur l’eau. Je pousse même le luxe à son paroxysme puisque ma chambre est même dotée d’un lit !
Trêve de bavardages, c’est donc parti pour le weekend le moins éco-responsable à mon actif : 6500 km d’avion et nous nous déplacerons ensuite en 4x4. Oui, j’ai honte et mauvaise conscience, mais, au demeurant, j’effectue mes 40 km quotidiens de migrations pendulaires sur mon vélo…
A peine arrivé, aux alentours de minuit, la chaleur humide m’étouffe : 35 degrés et une humidité environnante flirtant avec les 100%. Nous partons le samedi pour Litchfield National Park. Au programme, les immanquables termitières géantes, les chutes d’eau de Florence, les spas naturels de Buley Rockhole, mais point de Lost City pour cause de piste fermée à la circulation ; dommage, ces formations rocheuses sont uniques tant elles semblent avoir été façonnées et assemblées par la main de l’homme. Nous nous prélassons longuement et sautons à maintes reprises du haut des falaises de Florence Falls, mais, l’orage ne tarde pas et quittons Litchfield sous des trombes d’eau pour se rendre à Gunn Point, plage au Nord Est de Darwin. Pour y accéder, une « dirt road », piste longue de 45 km, qui est par endroits aussi glissante qu’une patinoire et nous procure pas mal d’amusement et d’adrénaline. Sitôt rendus, le paysage est sensiblement différent de ce qu’espérait mon camarade Ben : la pluie couplée aux fortes marées de pleine lune, ont eu raison de la plage qui n’est plus qu’un maigre bandeau dévoré par les eaux boueuses et salées. Vent, pluie et moustiques auront raison de notre vaillance et passerons donc la nuit à domicile avec la climatisation fonctionnant à plein régime.
Dimanche, nous souhaitions louer une plate pour aller pêcher le barramundi au milieu des crocodiles, comme le font les vrais locaux. Seulement la saison des pluies est la morte saison touristique et ce plan pêche avorte aussitôt : rien à louer ! La plupart des pistes 4x4 ont aussi fermé dans le courant de la semaine. Nous jetons notre dévolu sur Mary River Park (Au Nord Ouest de Kakadu). Là encore le bulletin d’état des routes n’est pas à jour mais décidons tout de même d’emprunter une piste close qui doit nous amener à une marche : Birds Billabong (billabong signifie trou d’eau). Il fait extrêmement beau et avons l’impression d’évoluer la tête dans une cocotte minute. De nombreuses parties du chemin sont inondées, mais peu profondément, ne laissant aucune chance aux plus gros crocodiles de pouvoir frapper sans être vus : ouf ! Nous continuons d’avancer moyennement rassurés, mais tout en étant déterminés à voir ce fameux billabong. Nous croisons quelques wallabies qui décampent à la vitesse de l’éclair. Je suis surpris de voir ces marsupiaux autant à l’aise dans cet habitat envahi par les eaux. Arrivés au billabong, nous nous retrouvons forts désappointés en constatant que la hutte d’observation des oiseaux est complètement isolée du chemin ; et, les eaux bien trop sombres et apparemment profondes ne sont absolument pas engageantes tant elles ont un fort potentiel d’hébergement de massifs « salties ». Je dois ajouter que durant la saison des pluies, ces puissants sauriens sont réputés agressifs puisqu’étant en rut ! Nous profiterons donc du paysage perchés sur une colline rocailleuse, les pieds bien au sec.

Nous terminons notre périple en passant la fin de la journée à Fogg Dam d’où nous verrons moult échassiers : brolgas, aigrettes, jabirus. Cet ilot de nature n’a rien de naturel, le « dam » (barrage), fut construit au début des années 50 pour aménager des rizières dans les plaines inondées de la rivière Adelaide. Cette bande de terre est aussi un obstacle car sectionnant le marais en deux parties, mais, toutefois l’intervention humaine aura une conséquence sympathique puisque les tortues à long cou empruntent ce passage à la tombée du jour.

Conclusion : le Northern Territory durant la saison humide n’offre que peu d’intérêt, en comparaison avec la saison sèche, si vous n’êtes pas pourvus de vos propres 4x4 et bateau. Il est aussi impossible de prévoir l’état des pistes et parcs nationaux, chose malheureusement incompatible avec les billets d’avion à prix abordables achetés des mois à l’avance !







lundi 16 juillet 2007

Retour sur Alice Springs

13/07
Retour à la civilisation, un vrai lit, internet, une douche, etc.

14/07
La Camel CUP. Tout de jaune affublés et sponsorisés à outrance par les magasins locaux, les chameaux s'affronteront sur la très célèbre piste d'Alice Springs.
Alice Springs Camel Cup
15 bestiaux sur la piste et autant de jockeys carrément amateurs. Le départ est à se rouler par terre puisque les pilotes ne sont absolument pas maitres de leurs montures ; une ironique anarchie règne et les camélidés s'en vont guidés selon leur seul et unique gré. Je n'assisterai qu'à trois courses tant les interludes sont ridicules et ennuyeux : les "rickshaw races", courses de travestis tractant manuellement une charrette et autre artifices inintéressants au possible. Cela dit, cet événement [oui, c'est est un, puisque le seul autre de juillet est la foire au bestiaux], mérite le détour car il est révélateur de l'esprit cowboy régnant dans l'Outback. Hommes et femmes affichent alors leurs jolis chapeaux et jeans, tels des texans assistant a un rodéo, les stands de malbouffe grasse au possible pullulant et la bière coulant a flots. Outre cet aspect ostentatoire de la "beauferie", la bonne humeur règne et les humains font preuve d'un civisme dont nous devrions prendre exemple tant nous sommes les champions des mauvaises fins des fêtes de village...




15/07
Les bons plans naissent autour d'un petit dej'. Je rencontre un australien qui souhaite aller voir les East Mc Donnel Ranges, ni une, ni deux, je dégote deux autres personnes et voila une voiture bien remplie. Le trip de 200 km revenant à 6$ par tète. Quand l'on voit les tours operateurs facturant 100$ pour une prestation équivalente, je me dis que j'ai rate ma vocation de "titghfisted guide" [G.O. radin]...
Petit détour par le marche dominical d'Alice où vous trouverez des chapeaux "true blue" en cuir de kangourou [Promis, je vais consacrer un article à l'argot australien très bientôt...]. Chapeau en cuir à une cinquantaine de dollars, ce qui est une très bonne affaire puisque les lieux soit disant bon marche tels que Kununara ou Derby les vendent près de 70$.
Concernant les East Mc Donnel Ranges, nous nous arrêterons partout : Emily Gap, Corroborree Rock, Ross River, Jessie Gap.
East Mc Donnel Ranges
Rien de bien excitant, de l'art aborigène minimaliste : des rayures verticales censées représenter 3 chenilles géantes, et des rayures horizontales illustrant la parure d'un émeu géant du temps de la création. Personnellement, je n'y verrai que des codes barres ocres [mais je dois avouer que l'art et moi font plus que deux...].
Les couleurs précédant le coucher du soleil transforment littéralement les paysages et leur donnent une allure presque auvergnate. Conseil avise d'un fan de Skippy le grand gourou, allez à Alice Springs, sur les lieux de l'ancien télégraphe [à l'origine de la naissance de la ville], pour admirer les kangourous qui évoluent par dizaines.
Alice Springs - Telegraph Station


16/07
Houhou j'ai réservée mon vol pour Cairns, à moi la Grande Barriere et les forêts tropicales humides. Aujourd'hui journée culture au jardin botanique : deux heures pour devenir un docteur es-acacias, deux heures supplémentaires et me voila Prix Nobel des " gumtrees " et ce grâce au superbes booklets, visitez et apprenez par vous même, vive l'initiative. Bon grosso modo, utilisez l'eucalyptus pour soigner les maux et creusez à la base des troncs des acacias pour y trouver des larves ultra tip top remplaçant haut la main les barres énergétiques façon nourriture de cosmonautes. Malheureusement, le personnel du dit jardin ne m'a pas laisse entrer avec ma pelle américaine...
Je me cultive en compagnie de Simon, un pur australien, qui était sur Alice 10 ans auparavant et ayant bossé en tant qu'ingénieur civil en constructions dans les quartiers aborigènes. J'aurai donc droit à une visite ultra underground qu'aucun " tourist office " ne propose et ne proposera surement jamais. Apres avoir atteint le point culminant du jardin botanique, nous décidons de couper à travers champs, faisant fi des barbelés en direction du Coolibah Swamp. Non, il ne s'agit aucunement d'un marais contenant des eucalyptus Coolabah mais un terrain désert servant aux orgies indigènes de "château de cardboard", en l'occurrence du vin blanc ultra abordable conditionne en "bag in box". Le quartier est assez craignos [Je vous renvoie à la fameuse interview de Mitterrand faite par Mourousi pour la définition de ce mot], mais nous filons surs de nous en direction de la colline jouxtant le télégraphe, dans le but de vous offrir de nouvelles vidéos de kangourous et photos de wallabies.
Wallaby near Alice Springs
C'est ce qu'on nomme altruisme, je mets ma vie en jeu pour deux pauvres clichés de marsupiaux...



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jeudi 12 juillet 2007

De Alice Springs a Uluru


08/07
Passage par Alice Springs, la vile ne présente pas d'intérêt particulier [cela devient une fâcheuse tendance] si ce n'est un accès internet rapide à un très bon tarif. Je pourrai enfin vous faire profiter de quelques clichés. Campement à Stuart Wells où nous ne verrons pas le fameux dingo sachant jouer du piano et chanter ; dommage, je pense que l'animal eut été meilleur que les rappeurs allemands résonnant dans le 4*4 depuis 4 jours! Quoiqu'il en soit, le campement est gratuit, ce qui, dans la région d'Ayers Rock, Mecque touristique, est une chose rare et donc très appréciable. Spéciale dédicace à Savignol : repas sur le feu avec un bon vieux grillage bien rouillé faisant office de grille de cuisson, il ne manquait que le Roquefort pour les patates à la braise pour se croire chez nous.



09/07
Plus que 450 kilomètres avant Uluru, le mythique monolithe. Nous le découvrirons au coucher du soleil. J'ai vérifié la véracité des "on dit" et, effectivement, le rocher se pare de 1000 teintes différentes lors de ces précieuses minutes.








Attention, en cette région et en plein hiver, règne un froid astral : vive mon sac de couchage de malade mental "-30 degrees proof".

10/07
Toute une journée autour du roc. Les speechs des rangers, toutes les promenades, le " cultural center " en long en large et en travers. Cependant, je ferai preuve de respect envers les convictions aborigènes en n'escaladant pas l'imposant caillou. Mince alors, bien qu'athé au possible, je ne tape pas le carton sur une tombe où ne pratique pas le base-jump depuis un clocher ou un minaret. De plus, les touristes effectuant l'ascension du roc, s'agrippent à une chaine et évoluent telles des stupides chenilles processionnaires. Attention à la chute du quidam élevé à la sauce Supersize Me, strike au bowling = hécatombe garantie

Concernant la place que tient le roc au sein de la communauté Anangu, il était [et est, juste après la saison des pluies avant que n'affluent les touristes] un haut lieu pour les rites initiatiques, tant pour les hommes que pour les femmes ; mais aussi, le théâtre de la célébration du serpent créateur, le Rainbow Serpent. Par ailleurs, le rocher, porte les marques des traces laissées par les animaux géants lors des temps de la création.



Encore un autre coucher de soleil merveilleux sur le rocher, le meilleur didacticiel pour parfaire mon long processus d'apprentissage de la photographie ainsi que les satanées fonctions de l'inhérent appareil.



11/07
Direction Kata Tjuta, successions d'énormes dômes toisant Uluru de près de 200 mètres.



Le " booklet " du parc précise que les significations aborigènes concernant ce site ne seront pas dévoilées. Tant pis, je ferai la rando au pas de course évoluant en grand ignare. Nous camperons à Curtin Springs : gratuit, là aussi.

12/07
Kings Canyon. Situé dans le Watanka National Park, le canyon ne présente rien de particulièrement remarquable contrairement à ce qu'annoncent Lonely Planet et consorts. La faille mérite le détour si vous n'avez ni fait Kalbarri, ni Karijini ou les Kimberleys [Les 3K c'est moyen comme référence...]. Mais ne soyons pas non plus trop exigeant ou mauvaise langue, la marche proposée permettant de faire le tour complet du canyon est agréable et qui plus est, jalonnée de verdure tropicale coincée dans les zones d'ombre.





Nous filons sur Stuart Wells pour passer la nuit. Cette fois, nous coupons par la piste de Luritija, histoire de ne pas refaire le même chemin sur la Lasseter Highway. Bien nous en a pris, nous verrons des dingos traverser la piste.


Campement de nouveau à. Le dingo chanteur doit être un intermittent du spectacle : toujours dehors à hurler mais jamais sur scène [Houla... je ne vais pas me faire de nouveaux amis...].

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samedi 7 juillet 2007

En route vers Alice Springs


06/07
Nous quittons notre camp de base pour Mataranka. On y trouve de superbes sources d'eaux chaudes. Eau cristalline et nage dans courant dérivant au milieu de la végétation tropicale. Allez au spot dit Bitter Springs. Attention, évitez ce que conseillent la plupart des guides touristiques [Lonely Planet, Futé, je n'ai pas pu vérifier pour le Routard], à savoir la piscine naturelle du " homestead " au Sud de Mataranka. Il s'agit en fait d'une piscine en béton aménagée dans le cours du lit de la rivière alimentée par les "hot springs". En plus d'être artificiel, ce bassin est surpeuplé. Nous ne daignerons même pas y tremper l'orteil tant cet endroit sent mauvais le " tourist trap "
Mataranka

Sur la route d'Alice Springs, il n'y a malheureusement pas grand chose à faire à part conduire. Cependant le pub de Daly Waters mérite le détour tant il est bondé d'objets dignes des invendables des puces de St Sernin. Mais pour une fois, pléthore de babioles ne nuit pas, et cette décoration venue d'ailleurs vous parait alors chaleureuse ; et, ce, malgré les amas de poussière rappelant les étals du feu tabac du Pont Neuf, La Pipe.
Avouons que bien qu'en hiver, une bière bien fraiche est la bienvenue. Nous verrons aussi des Wedge-tailed Eagles juvéniles, je parie que ceux-ci se nourrissent de Wallabies et non de Red Kangaroos.
Daly Waters, outre le pub, ne propose qu'un hangar historique désert dans un aérodrome historique et toujours aussi désert.

Nous camperons à Newcastle Waters area. Nous continuons à filer tout droit vers le Sud. Pas grand chose à voir comme de coutume : les mêmes paysages s'étendant à perte de vue.


07/07
Plus au Sud de Tenant Creek, la grosse ville du coin, avec pas moins de 3 magasins et 12 stations service, une étrangeté de la nature mérite votre attention ; il s'agit des Devil Marbles. Là encore un très long processus explique leur formation. Il y a de cela 1,7 milliard d'années, du magma s'est mélangea à de la silice pour former un granite. Avec le temps, ce granite est apparu à la surface de la Terre. Apres une succession de craquements liés à la pression et à la tectonique des plaques, mais aussi grâce à de nombreuses infiltrations, le résultat est surprenant : d'énormes rochers sphériques posés les uns sur les autres. Selon les légendes aborigènes, il s'agit des œufs du Rainbow Serpent.
Devil Marbles

Un autre bar aussi étrange, mais là pathétiquement ridicule, le " road house " de Wycliffe Well, qui héberge le Q.G. des ufologues locaux. Quelques statues et peintures à l'effigie des aliens suffisent à vous faire sourire. Mais, entrez a l'intérieur, de préférence à l'heure du diner [ce qui tombe pile poil après le coucher de soleil sur les Devil Marbles], et là, le charme de l' Outback opère. Des personnages typiques [les Topenders] mangeant religieusement leur énorme T-bone, avec le son de l'orgue électronique, crachant une musique d'ascenseur pour extra-terrestres. Aux manettes de l'instrument, un extra-terreux de près de 80 ans, qui joue mécaniquement comme étant sous le joug d'une sorte de transe musicale [non il n'y a pas de jeu de mots avec un certain festival ayant lieu à Rennes]. Je n'ai pas pu rester plus de 30 secondes pour profiter du concerto plus longtemps, la politesse voulant que je m'éclipse au risque de rire lourdement au milieu de cet étrange tableau.

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jeudi 5 juillet 2007

Kakadu National Park

04/07
Excellente mise en bouche avec mon premier Estuarine Crocodile ou "saltie", mesurant 4/5 m, se dorant la pilule sur les berges de la South Alligator River au niveau du pont de l'Arnhem Highway.
Saltie roadsign
Les rivières de Kakadu sont toutes nommées Alligator xxx et ce grâce à l'inculte explorateur King qui a confondu les salties avec ses cousins alligators américains. Pour information, le saltie est proche de l'American Crocodile [donc pas l'alligator], qui comme lui aime les eaux saumâtres. Son territoire s'étend de la Floride aux cotes du Costa Rica.
Rapide arrêt au spot d'observation de Manukala où les oiseaux pullulent sur le marais, ce n'est qu'un avant gout de Yellow Water.
Direction le site d'Ubir, véritable galerie à ciel ouvert d'art Mimi, les plus anciennes peintures aborigènes datant de 23000 av. J.C. On y trouve de nombreuses peintures "X-ray" montrant la structure interne des animaux.
Maning Gorge
Le coucher de soleil depuis ce site est incroyable et le panorama sur les "wetlands" est si beau qu'il vous en fait oublier les milliers de moustiques qui vous dévorent goulument.
Nous planterons le camp à Malabanjandju, je ne suis pas prêt de parler aborigène tant ces noms sont imprononçables...

05/07
Debout à 4H40 du matin pour être les premiers à Yellow Water. Lever du soleil sur le marécage de Jim Jim.
Yellow Water
Couleurs fantastiques, oiseaux nombreux [280 espèces différentes] et bruyants. Des nuages de brume s'élevent des herbes et roseaux vers le ciel qui est un camaïeu de roses. Ce superbe écrin de nature, classé patrimoine mondial de l'humanité auprès de l'Unesco, présente un paradoxe des plus ahurissants. Il s'agit du seul parc national en Australie où la pêche est autorisée. Du coup, les pêcheurs, équipés de leurs vilaines barques [oui, on ne pêche pas a pied au bord des rives au risque de se faire dévorer par un énorme saurien], ont importé une algue qui commence a se plaire dans le marais ; ce qui a le don d'irriter notre guide, Ruben, le "bloody ranger", mi-ossie, mi-abo. Pourquoi bloody? Il emploiera cet adjectif qualificatif à tout va durant les 2 heures de la croisière. En plus d'être un vrai de vrai défenseur de la nature, il est très cocace et usera de nombreux jeux de mot dont le plus fameux restera "log-odile". Je vous laisse chercher sa signification qui n'a rien à voir avec une certaine Odile dans la "Cité de la peur".
Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais vu autant d'oiseaux si peu farouches et autant de crocodiles d'estuaires.
Estuarine Crocodile
Passage rapide par Nourlangie, autre galerie d'art aborigène à ciel ouvert. On y trouve des peintures de la Freshwater Period mieux conservées qu'à Ubir. Celles ci sont plus récentes car appartenant a la période "late X-Ray".
Plouf rapide par Edith Falls un peu avant Katherine. Mon " roadmate ", Rob, allemand, n'y nagera pas car un panneau indique la présence de crocodile freshies [les freshies sont les gentils crocos]. Dommage pour lui, après 48h sans se laver, il ne sait pas ce qu'il a manqué.
Nous voyageons en mode "plus cher que gratuit c'est trop cher" et en mode fainéantise : nous fuyons les YHA et les campings et dormons directement dans le 4*4.

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mardi 3 juillet 2007

Darwin

Objectif : trouver un 4*4 pour visiter Kakadu à fond et prendre la Savannah Way et filer vers l'Est.
Apres une semaine de recherches infructueuses, j'abandonnerai lâchement, car rester une semaine en ville est devenu un challenge réellement inhumain. Trouver la bonne affaire nécessite trop de temps et plus de moyens que je ne le pensai.
Cependant, je connais à présent parfaitement Darwin, la capitale du Northen Territory. Architecturalement, la ville est relativement moche tant le style se rapproche de celui de Perth. Les antiques baraques coloniales n'existent plus depuis des lustres [et ce a cause des intenses bombardements durant la WWII, et le cyclone de Noël 1974] et ont laissé place au béton et à l'acier.
Profitez tout de même du marché de Mindil Beach 2 fois par semaine, vous y trouverez les mêmes produits pour beatniks des étals français ; mais surtout, lâchez vous gastronomiquement. Le crocodile est irrésistible en brochette, même si la consistance de la chair est plutôt proche du chewing-gum. Essayez aussi le Possum, car je ne possède aucun qualificatif pour cette viande a la fois bizarre et agréable.
Concernant la plage, oubliez Darwin : eaux boueuses et saunatres peut être habitées par de gigantesques Estuarine Crocodiles.
Le 01/07, c'est le Territory Day et le feu d'artifice est monstrueux. D'ailleurs il dure toute la nuit car les particuliers flambent en intégralité leur stock de pétard et finissent par bruler leurs voisins… Ils sont cons ces australiens après une consommation excessive de VB !
A voir aussi, le jardin botanique ; la partie " rain forest " est en réhabilitation mais offre d'intéressantes perspectives de ce qui m'attend à l'Est.

J'ai trouvé un lift, je pars demain en 4*4 pour Kakadu et plus au Sud par la suite. A moi Uluru!


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