samedi 20 septembre 2014

a small hike at Wilcox Pass

20 septembre 2014

Nous sommes heureux, le ciel est parfaitement dégagé ce matin. Nous plions la tente de bonne heure et quittons le Columbia Icefield Campground pour faire une marche vers le col de Wilcox. Le départ de la marche est à moins de deux kilomètres du campement, et nous sommes toujours à une altitude de 1400 mètres, il ne faudra donc que peu d’efforts pour atteindre l’étage alpin.
Nous évaluons donc tout d’abord dans une forêt où les conifères sont majoritaires.

Nous observons quelques Lagopèdes alpins (lagopus mutus) (Rock Ptarmigan en anglais) qui n’arborent pas encore leur manteau hivernal.



Nous laissons la forêt derrière nous, et rejoignons deux chaises rouges d’où nous apercevons notre campement de la veille.


Nous continuons la marche durant une demie heure.



Nous voici maintenant au niveau de la base du col de Wilcox. L’on se rend compte qu’il y eu jadis un glacier à ce niveau

La vue est parfaitement dégagée.



Nous voyons au loin la route 93 qui s’engouffre au milieu des multiples sommets du parc national de Jasper.




A l’ouest, le glacier d’Athabasca, bien plus dégagé que la veille.



Nous déjeunons et profitons du panorama qui est très plaisant à 360 degrés.






De retour au parking, nous sommes à 150 kilomètres de notre prochain campement, à Field. Une fois avoir dépassé la rivière de North Saskatchewan, la route 93 passe au milieu d’une dizaine de sommets de plus de 3000 mètres.



Nous nous arrêtons pour apprécier la beauté du lac Peito.

Nous sommes également passés par Lake Louise, mais nous avons fui aussitôt, la population du samedi était bien trop importante à notre goût, donc point de photo!

vendredi 19 septembre 2014

Around IceField Campground - quick hike along the North Saskatchewan river and a glance at the Athabasca glacier

En ce frais matin, un chipmunk (Tamias Minima) forage au milieu des pommes de pin. 

Le temps est encore nuageux, pluvieux et proportionnellement variable à la force du vent qui souffle puissamment.  Nous revêtons nos pantalons étanches et partons pour une petite randonnée à une dizaine de kilomètres au Sud de notre campement.
Nous avons porté notre choix sur un chemin qui suit la rivière North Saskatchewan alimentée par le glacier du même nom. La progression est rapide, car le chemin est en fait une ancienne route ouverte par les américains dans les années 30 histoire de s’entrainer sur la glace. Il y a seulement une colline à franchir pour se retrouver dans la vaste vallée. 

Les  couleurs automnales sont plaisantes.


Nous nous arrêtons pour casser la croûte, et admirons le Mont Andromeda qui culmine à 3450 mètres. 


Nous nous lassons ensuite du vent et des giboulées, aussi nous décidons de rebrousser chemin. Apparemment, en été, cette vallée est une autoroute pour grizzlis, mais en cette troisième semaine de septembre, les plantigrades ont délaissé le coin pour des altitudes moindres où les températures sont plus élevées et la nourriture un peu moins rare.




Nous décidons ensuite de jeter un œil au glacier d’Athabasca, touristique glacier où de gros bus déversent un flot de touristes pour quelques minutes de marche sur la glace. Nous nous contentons d’observer le glacier de loin. 

Ce glacier fait partie du Columbia Icefield dont la surface fait 200 kilomètres carres. Il s’agit de la plus grande masse glaciaire en dehors du cercle arctique. Ce gigantesque conglomérat de glacier alimente des rivières qui se jetteront dans 3 différents océans : Atlantique, Pacifique et Arctique.

Au moment de partir, nous apercevons enfin notre premier rayon de soleil depuis 3 jours, le vent a presque fini de balayer les nuages, de bon augure pour le lendemain.

Nous reprenons la route pour rentrer à notre campement.



Demain nous irons randonner vers le col de Wilcox.

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jeudi 18 septembre 2014

From Jasper to Columbia Icefield

Le temps est bien misérable, bien nous en a pris d’avoir tendu une bâche au-dessus de la tente lors de notre arrivée hier après-midi.
Nous plions le camp, et allons observer l’Angel Glacier sur l’un des flancs du Mount Edit Cavell. Le chemin permettant d’accéder à la plateforme d’observation est compatible avec les fauteuils roulants ! 10 minutes de marche et nous voici à deux cent mètres de la base du glacier. Conditions exécrables, mais belle masse de glace.




Nous irons faire un bout de chemin le long du lac alimenté par ce glacier. Malgré le mauvais temps, le bleu du lac marié aux couleurs de l’automne est un beau spectacle. 









Nous redescendons et suivons la route 93A, embouteillage sur la file opposée à la nôtre, 4 voitures sont arrêtées pour observer une mère ourse noire et son fils. Demi-tour pour nous aussi, donc, cela fait 48 heures sans plantigrades, seulement, les voitures n’avancent pas, et ont visiblement aussitôt oublié les consignes d’observation, limitant à une minute l’arrêt du véhicule. Les ours sont au-devant de la première voiture, sortons d’ici, nous avons déjà vu nombres d’ours sur Vancouver Island (article a publier). Catastrophe, un camping-car bloque maintenant la file du Sud et, pis encore, remonte la route en marche arrière, sans voir que je suis juste derrière eux. Non content de bloquer la vue des véhicules présents avant eux, cette joyeuse famille d’égoïstes, remonte à reculons dans un virage sans visibilité. Nous zigzaguons et fuyons ce capharnaüm avant qu’il ne devienne un carambolage.
Arrêt touristique : Athabasca Falls. Impressionnantes chutes ayant façonné un canyon très torturé. 




Là encore, la bêtise est à son paroxysme : un imbécile a franchi le parapet, afin de se faire tirer le portrait. Sur la rive opposée, deux plaques commémorent l’imprudence de deux jeunes de vingt ans décédés à ce même endroit ces quinze dernières années.

Une heure de route plus tard, nous apercevons le glacier dit Columbia Icefield, nous ne sommes plus très loin de notre destination.

Nous plantons la tente à l’Icefield Campground, où, luxe ultime, seules les tentes sont autorisées : au revoir camping-cars et groupes électrogènes ! La température est bien basse, un écureuil est occupé à dévorer quelques pignons et une sorte de musaraigne est aussi très active.


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