Le temps est bien
misérable, bien nous en a pris d’avoir tendu une bâche au-dessus de la tente
lors de notre arrivée hier après-midi.
Nous plions le
camp, et allons observer l’Angel Glacier sur l’un des flancs du Mount Edit
Cavell. Le chemin permettant d’accéder à la plateforme d’observation est
compatible avec les fauteuils roulants ! 10 minutes de marche et nous
voici à deux cent mètres de la base du glacier. Conditions exécrables, mais
belle masse de glace.
Nous irons faire
un bout de chemin le long du lac alimenté par ce glacier. Malgré le mauvais
temps, le bleu du lac marié aux couleurs de l’automne est un beau spectacle.
Nous redescendons
et suivons la route 93A, embouteillage sur la file opposée à la nôtre, 4
voitures sont arrêtées pour observer une mère ourse noire et son fils.
Demi-tour pour nous aussi, donc, cela fait 48 heures sans plantigrades,
seulement, les voitures n’avancent pas, et ont visiblement aussitôt oublié les
consignes d’observation, limitant à une minute l’arrêt du véhicule. Les
ours sont au-devant de la première voiture, sortons d’ici, nous avons déjà vu
nombres d’ours sur Vancouver Island (article a publier). Catastrophe, un camping-car
bloque maintenant la file du Sud et, pis encore, remonte la route en marche arrière,
sans voir que je suis juste derrière eux. Non content de bloquer la vue des véhicules
présents avant eux, cette joyeuse famille d’égoïstes, remonte à reculons dans
un virage sans visibilité. Nous zigzaguons et fuyons ce capharnaüm avant qu’il
ne devienne un carambolage.
Arrêt touristique :
Athabasca Falls. Impressionnantes chutes ayant façonné un canyon très torturé.
Là encore, la bêtise est à son paroxysme : un imbécile a franchi le
parapet, afin de se faire tirer le portrait. Sur la rive opposée, deux plaques
commémorent l’imprudence de deux jeunes de vingt ans décédés à ce même endroit
ces quinze dernières années.
Une heure
de route plus tard, nous apercevons le glacier dit Columbia Icefield, nous ne sommes plus très loin de notre destination.
Nous plantons la tente à l’Icefield Campground, où,
luxe ultime, seules les tentes sont autorisées : au revoir camping-cars et
groupes électrogènes ! La température est bien basse, un écureuil est occupé
à dévorer quelques pignons et une sorte de musaraigne est aussi très active.
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