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mardi 30 décembre 2008

Scuba diving at Nelson Bay and Christmas in the Blue Mountains

L’été est vraiment arrivé, enfin! Les activités sont donc majoritairement aquatiques. Surf entre Manly et Narrabeen non loin des derniers exploits des grands requins blancs (les attaques ne sont peut être pas médiatisées en Europe…) Je suis un piètre surfeur, cela tombe bien, je n’ai donc que peu de chance de passer par un phoque et donc perdre un bras ou une jambe !
A propos de requins, j’ai passé un weekend à Nelson Bay (Port Stephens, à 200 km au Nord de Sydney) afin de revoir les requins nourrice (sand tiger sharks ou grey nurse sharks) dont je suis un grand fan.



Le spot dit Looking Glass Islands est fort intéressant : l’ile est séparée par un étroit canyon où habite une population extrêmement dense de poissons bullseye. Au milieu de ces poissons de faible taille, une dizaine de requins nourrice évoluent en placides géants. Autour de ce canyon, les fonds rocailleux hébergent les classiques morwongs, murènes, cuttlefishes et même le rare et protégé eastern blue devil fish [voir ici].

Eastern  blue devil fish

Morwongs



Autre plongée, une plongée dérivante du bord à Halifax.
A faire à marée montante, vous vous retrouverez catapultés dans un tourbillon de vie où l’on trouve de très nombreuses espèces tropicales. Ce spot est aux dires des guides de plongée, la meilleure plongée du bord d’Australie ; très franchement, elle est un ton en dessous d’un snorkeling dans le Cape Range National Park sur le Ningaloo Reef.

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Noel cette année tombe bien : le 25 et le 26 étant féries, me voici gâté avec un weekend de 4 jours, quel ultime cadeau ! Je fairai donc mon réveillon dans mon habituel point de chute à Katoomba (Blue Mountains), l’auberge Flying Fox, en compagnie de Jason mon camarade Kiwi. Un Noel un peu particulier tout comme le précédent puisqu’encore éloigné de la famille mais en important comité de backpackers expatriés réunis autour d’un énorme barbecue.
Le 25, le réveil est très difficile et nous partons donc nous décrasser sur le chemin du grand canyon vers Black Heath. Ce canyon alterne forêt humide (rain forest) et des zones complètement arides, mais, avec pour frontières, d’agréables cours d’eau. Le clou de la ballade est un mini tunnel ultra rafraichissant car situe au sommet d’une vilaine montée.

Le lendemain, nous chercherons sans succès le lac de Dam Cliff. Mais l’on trouve toujours quelque chose de positif dans une mésaventure ; en l’occurrence un énorme lezard à langue bleue (blue tongue lizard), qui, malgré tous nos efforts conjugués ne voudra pas nous montrer son appendice buccal. Autre surprise, un amas de chenilles charnues, aussi répugnantes que fascinantes. Seraient-elles un mets de choix dans la culture aborigène ? Je ne m’y risquerai pas ! En lieu et place de la pièce d’eau, une autre pièce de choix, Wentworth Falls ; et plus précisément, Valley of Waters, où, il faira bon fuir l’astre solaire. Le classique paysage des Blue Moutains : chutes d’eau, rain forest, et plus loin, pour conclure la marche sur le versant Est, les abruptes falaises ensoleillées de limestone. Fort heureusement la finale ascension, qui s’effectue sur un grand escalier alternant marches taillées dans la roche et autres constructions métalliques telles que celles que l’on trouve sur le Giant Stairway au pied des 3 Sisters, sera ponctuée de vasques, qui alimentées par les cascades, forment des jacuzzis naturels d’où la vue sur la vallée bleue est imprenable .Si vous avez une seule journée a passer dans le Blue Mountains, optez pour cette marche au lieu de celles environnant les 3 Sisters : Wentworth Falls est bien moins fréquenté et de plus, vous pouvez vous y baigner !

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dimanche 30 novembre 2008

Paddle board at Manly, hiking and canyoning in the Blue Mountains

Ce mois ci, j’hérite d’un calendrier des plus ignobles : deux weekends d’astreinte : saleté de boulot ! Voyou de patron, extorqueur de temps libre, cèlera ! Me voila encore par conséquent bloqué sur Sydney.
Fort heureusement, Aurélie et Fred, viennent de tout lâcher en France et débarquent avec plus de planches de surf que de vêtements. Il est donc temps de combler mon retard et devenir un surfeur émérite. Les vagues, pas plus que les tubes ne sont pas au rendez-vous, mais nous avons un plan B : le « stand up paddling » ; littéralement, ramer debout. Ce sport consiste ni plus ni moins à pagayer en station droite sur un « long board » ou une planche spécialement « shapée » lorsque l’on est un expert. L’exercice requiert pas mal d’équilibre et de concentration, mais, grâce aux conseils avisés de mes camarades, j’évoluerai tel un certain gars célèbre il y a 2000 ans pour avoir marché sur l’eau. Ha oui, je me suis exercé sur les plates eaux de North Harbour Reserve, bien protégé de l’océan, et, où, miracle, nous verrons une tortue verte, ce qui est complètement insensé pour la Baie de Sydney.

Ajoutez à cette improbable rencontre un bon barbecue pour clôturer cette journée exténuante passée à tomber et ramper pour se ré-hisser sur la planche : vous obtenez un bon weekend dépaysant tout en étant à seulement 45 minutes de ferry de l’hyper centre de Sydney.

Fin novembre, Mathieu, un très bon camarade toulousain est de rapide passage au milieu de son périple express australien. N’ayant que deux jours devant nous, nous nous rabattrons sur la classique option Blue Mountains. L’ami Mathieu n’étant point « jet-lagué » puisque sur le continent depuis plusieurs semaines, j’organise un énorme fish barbecue en tachant de proposer des poissons typiquement « aussies » : baramundi, snapper, sword fish et coral trout.
La soirée se finissant très tard, le lendemain se retrouve amputé de la matinée. Nous fairons donc une rapide marche autour des Three Sisters où nous côtoierons des oiseaux lyre. La journée suivante, debouts à 5h30 pour le canyon le plus physique du coin : Claustral Canyon. Il fait un temps exécrable : un froid presque hivernal (12 degrés) et l’épaisseur du brouillard est telle que la visibilité est restreinte à une dizaine de mètres au grand maximum ; ce sont donc d’idylliques conditions pour profiter pleinement de l’eau glaciale des sources montagneuses ! Apres une heure de marche d’approche, nous enfilons nos combinaisons et nous nous retrouvons dans le grand bain. Le paysage est grandiose mais je vais tenter de décrire l’environnement et les sensations au moyen d’une savante équation dont les variables sont respectivement :
X = l’évolution au milieu de très hautes parois noires parfaitement verticales recouvertes de fougères géantes
Y = une très faible luminosité due à l’environnante purée de poix
Z = une basse température faisant fumer nos combinaisons
Résultat = le sentiment d’être un voyageur du temps échoué quelque part dans le mésozoïque.
Les seuls monstres préhistoriques seront de gigantesques écrevisses (30 cm de long), qui sont protégées puisqu’étant dans un parc national. Quelles chanceuses, surtout lorsque l’on a froid et qu’il est l’heure de déjeuner !
Les rappels sous les chutes d’eaux sont intéressants car différents de ceux que j’ai pu faire en France ou en Espagne. En effet, ici, nous descendons dans d’étroits goulets, aux parois noires, plongés dans une obscurité très peu engageante. Cette glauque ambiance est donc à mille lieux du canyoning estival ou l’on évolue sous un radieux soleil au milieu des granites roses.
Nous finissons ce périple en 7 heures, trempés, frigorifiés et recouverts de sangsues. L’envie d’un diner brulant est donc inversement proportionnelle à la température corporelle.
Les conditions météo couplées à la topographie du canyon ont eu raison de l’appareil photo jetable étanche : seules 6 photos de mauvaise qualité ont survécu !

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dimanche 21 septembre 2008

Blue Moutains - VTT & rando au Mount Solitary

6/7 septembre
Une bonne session VTT avec au programme Andersons Firetrail : périple d’une cinquantaine de km au départ de Katoomba. Ce parcours possède, aux dires de la communauté vttiste de Sydney, le plus long « downhill » de Nouvelles Galles du Sud, chose que je ne pourrai infirmer ou confirmer puisque n’ayant d’expérience que sur un nombre de circuits se comptant sur les doigts des deux mains. La traversée de la rivière en bas de cette longue descente, au contact de mes freins à disque en fusion, transforma la fraiche atmosphère hivernale en un éphémère hammam. Apres ce fameux plus long « downhill », se trouve, logiquement, la plus abrupte et longue montée… Après plus de 30 km dans les jambes, je finis par m’incliner et poussa ma monture sur la presque totalité de la raide pente : honte sur moi. Meilleur souvenir de cette session vélo ? Je n’ai croisé personne de la journée, la solitude est précieuse et s’apprécie à sa plus juste valeur. La soirée fut ensuite consacrée à un barbecue au « backpacker » nommé the Flying Fox, en compagnie de quelques camarades qui préfèrent flâner dans les agréables cafés de Katoomba plutôt que de se détruire la santé les mains sur le guidon.
Le lendemain, il était temps de voir enfin les 3 Sisters, après plusieurs escapades dans le coin, je ne pouvais plus échapper à cette attraction touristique.
Le temps était exécrable et je ne fus donc pas ennuyé par les essaims de touristes gravitant sur Echo Point. [La photo qui suit a été prise la semaine suivante]
Three Sisters

De là, j’optais pour une ballade de plusieurs heures sous la pluie, et la encore, point de quidam, je maximisais ainsi mes chances d’entrevoir le mythique oiseau lyre. Je serai servi juste avant de gravir les 900 marches du Giant Stairway , escalier me ramenant a la civilisation. Comme quoi, les courageux marcheurs sont toujours récompensés ; certes, la rencontre avec l’oiseau n’a pas duré bien longtemps, le volatile ayant aussi subitement décampé qu’apparu, de plus, il était muet comme une carpe me laissant dubitatif sur ses soi-disant talents d’imitation.
20/21 septembre
Autre weekend dans les Blue Mountains. Afin de me préparer pour mes prochaines vacances [1 semaine de marche en Tasmanie], une bonne randonnée en solo de 2 jours serait idéale. Au menu, Mount Solitary, une petite trentaine de km mais sous plus de 30 degrés et un soleil de plomb. Afin de simuler le poids d’un sac contenant une semaine de vivres, 6 litres d’eau firent l’affaire. La chaleur fut proprement étouffante, mais les sections de « rain forest » furent salvatrices et me refroidirent idéalement avant d’entamer l’ascension du Mount Solitary [300m de dénivelé, non, ne rigolez pas, s’il vous plait !]. La canicule couplée au poids du sac rendit la montée difficile, cependant, la vue offerte au sommet, valut toutes les peines du monde. Perché sur les blocs de « sandstone », je me crus vraiment sur le fet d’une montagne et non pas en haut d’une colline de 900 mètres ! De mes 6 litres, il ne me resta plus grand-chose et la seule source d’eau fut un « waterhole », littéralement un trou d’eau, dont l’aspect était repoussant, d’autant plus que les dernières pluies dans le coin semblaient remonter à plusieurs semaines. Je n’eu pas d’autre choix que de bouillir cette précieuse pêche.
View from Mt Solitary
Le lendemain matin, je partis profiter du soleil levant sur un promontoire dont je ne saurai évaluer la difficulté de grimpe à 6 heures du matin. Il fut ensuite temps de rebrousser chemin pour plier le camp et avaler les 15 km restants au plus vite afin d’éviter le puissant astre solaire. Bizarrement, je ne fus pas en mesure de retrouver la voir par laquelle je me suis hissé et toutes les faces me semblèrent impossible à désescalader sans assurance. Je me retrouvai donc fait comme un rat ou plutôt comme un imbécile de chat coincé dans un arbre. La seule alternative viable fut de sauter sur une plate forme deux mètres plus loin et située à seulement 1,5 mètres plus bas. Et là, pas de chance, mon grand orteil gauche s’éclata violemment sur la pointe de ma chaussure. Toute la vallée dut m’entendre jurer en bon rabelaisien. De retour vers le campement, je constatai l’étendue des dégâts, un bon orteil bien noir dont la pression exercée par le sang fut une véritable torture. Il fut alors temps de drainer tout cela, et cela fut la bonne solution ; effectuée 3 fois dans la journée, cette opération me permis de rentrer à bon port sans assistance. Ouf, je n’aurai pas voulu être la risée des medias locaux s’il eut fallu me faire hélitreuiller!
Pour ceux que ca intéresse, j’ai une vidéo du drainage, mais je ne l’ai pas publiée puisque pensant te choquer, ô cher public. Le cérémonial est hilarant puisqu’ayant oublié un briquet, je dus employer mon réchaud à gaz comme stérilisateur. J’ai retenu la leçon : j’ajoute le briquet sur la check-list de mes prochaines aventures.

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mercredi 19 décembre 2007

Blue Mountains – 6 foot track - Le blues des plates collines

A peine de retour, je ne tiens pas en place ! Il est plus que temps de changer d’air et vite fait ; il s’est écoulé près de 30 heures entre mon départ de Toulouse et l’arrivée à Sydney : 30 heures d’air conditionné et de lumière artificielle, la parfaite alchimie pour faire de votre personne une véritable bête sanguinaire. Il est désormais l’heure d’aller inaugurer mon nouveau matos de malade mental, ma tente ultra légère de même pas 2 kg et mon réchaud araignée le plus compact et le plus stable au monde [non Mikkke et Chef de Gare, ce n’est pas un Primus…].
Direction Black Heath, à 2h30 de train de Sydney, une peccadille kilométrique ! Les hors d’œuvres paraissent alléchants : évoluer dans la Blue Gum Forest et planter la tente 20 bornes plus loin sur un chouette promontoire. Apres trois misérables kilomètres le long d’une saleté de route goudronnée, me voici dans le « visitor center » où « la ranger » [oui, je ne sais pas comment on dit l’officière des parcs nationaux en français, désolé.] m’apprend que la zone ou je souhaitais évoluer est fermée pour cause de régénération de la végétation, la faute a un incendie d’origine inconnue ayant eu lieu plusieurs années auparavant.
Black Heath - Blue Gum Forest
Elle m’indique donc une ballade alternative, à ses dires inoubliables. Je pense que cette très chère « castor senior » n’a en fait jamais quitté sa guitoune à touristes car après avoir épluché toutes les cartes de la région, je tombe sur une très aidante institutrice locale qui me donnera un « lift » dans sa voiture au style jacky, pour me déposer à la croisée de cette « inoubliable ballade » et le chemin que j’emprunterai. L’ « inoubliable ballade » n’était en fait qu’une route tout ce qu’il y a de plus asphaltée et passante sur 15 km, c’eut put être l’arnaque du siècle !
Le « 6 foot track » me mène de la campagne auvergnate vers une espèce d’hybride mi vallée pyrénéenne, mi bush australien.
6 foot track
Le paysage est plaisant mais monotone car il faut imprimer dix mille pas pour voir une quelconque variation paysagère. Cependant, énorme privilège, je ne croiserai qu’un seul et unique randonneur aujourd’hui : Pavel le slovène, un vrai de vrai fondu de rando avec qui je planterai le camp de base. Puisque ce dernier ayant bourlingué dans tous les massifs montagneux à l’Est de la France, nous deciderons que lorsque je renterai en Europe, je me devrai de venir partager un bout de trek en sa compagnie et celles de ses potes qui pistent les loups !

Le lendemain, une vingtaine de bornes sous la pluie et à la fin, ô aberration, des escaliers non stop sur un kilomètre! Je ne suis malheureusement pas suffisamment diplômé pour avoir été en mesure de compter le nombre de marches… Mais, je gravirai ces marches tels un pénitent bardé d’une carapace de 20 kg ; oui, je ne lâcherai pas mes 5 derniers litres d’eau bouillie de rivière, les australiens m’ayant suffisamment exposé les dangers des collines tueuses !
Le « 6 foot track » faisant 84 km aller retour, et le jet-lag aidant, je l’ai joué « petits bras » et n’ai donc pas pu tout faire. Dommage il semble y avoir de sympathiques grottes à la fin, les Jenolan Caves. Mais comme tout acharné, je reviendrais ! Abdiquer ?... Connais pas !


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