dimanche 21 septembre 2008

Blue Moutains - VTT & rando au Mount Solitary

6/7 septembre
Une bonne session VTT avec au programme Andersons Firetrail : périple d’une cinquantaine de km au départ de Katoomba. Ce parcours possède, aux dires de la communauté vttiste de Sydney, le plus long « downhill » de Nouvelles Galles du Sud, chose que je ne pourrai infirmer ou confirmer puisque n’ayant d’expérience que sur un nombre de circuits se comptant sur les doigts des deux mains. La traversée de la rivière en bas de cette longue descente, au contact de mes freins à disque en fusion, transforma la fraiche atmosphère hivernale en un éphémère hammam. Apres ce fameux plus long « downhill », se trouve, logiquement, la plus abrupte et longue montée… Après plus de 30 km dans les jambes, je finis par m’incliner et poussa ma monture sur la presque totalité de la raide pente : honte sur moi. Meilleur souvenir de cette session vélo ? Je n’ai croisé personne de la journée, la solitude est précieuse et s’apprécie à sa plus juste valeur. La soirée fut ensuite consacrée à un barbecue au « backpacker » nommé the Flying Fox, en compagnie de quelques camarades qui préfèrent flâner dans les agréables cafés de Katoomba plutôt que de se détruire la santé les mains sur le guidon.
Le lendemain, il était temps de voir enfin les 3 Sisters, après plusieurs escapades dans le coin, je ne pouvais plus échapper à cette attraction touristique.
Le temps était exécrable et je ne fus donc pas ennuyé par les essaims de touristes gravitant sur Echo Point. [La photo qui suit a été prise la semaine suivante]
Three Sisters

De là, j’optais pour une ballade de plusieurs heures sous la pluie, et la encore, point de quidam, je maximisais ainsi mes chances d’entrevoir le mythique oiseau lyre. Je serai servi juste avant de gravir les 900 marches du Giant Stairway , escalier me ramenant a la civilisation. Comme quoi, les courageux marcheurs sont toujours récompensés ; certes, la rencontre avec l’oiseau n’a pas duré bien longtemps, le volatile ayant aussi subitement décampé qu’apparu, de plus, il était muet comme une carpe me laissant dubitatif sur ses soi-disant talents d’imitation.
20/21 septembre
Autre weekend dans les Blue Mountains. Afin de me préparer pour mes prochaines vacances [1 semaine de marche en Tasmanie], une bonne randonnée en solo de 2 jours serait idéale. Au menu, Mount Solitary, une petite trentaine de km mais sous plus de 30 degrés et un soleil de plomb. Afin de simuler le poids d’un sac contenant une semaine de vivres, 6 litres d’eau firent l’affaire. La chaleur fut proprement étouffante, mais les sections de « rain forest » furent salvatrices et me refroidirent idéalement avant d’entamer l’ascension du Mount Solitary [300m de dénivelé, non, ne rigolez pas, s’il vous plait !]. La canicule couplée au poids du sac rendit la montée difficile, cependant, la vue offerte au sommet, valut toutes les peines du monde. Perché sur les blocs de « sandstone », je me crus vraiment sur le fet d’une montagne et non pas en haut d’une colline de 900 mètres ! De mes 6 litres, il ne me resta plus grand-chose et la seule source d’eau fut un « waterhole », littéralement un trou d’eau, dont l’aspect était repoussant, d’autant plus que les dernières pluies dans le coin semblaient remonter à plusieurs semaines. Je n’eu pas d’autre choix que de bouillir cette précieuse pêche.
View from Mt Solitary
Le lendemain matin, je partis profiter du soleil levant sur un promontoire dont je ne saurai évaluer la difficulté de grimpe à 6 heures du matin. Il fut ensuite temps de rebrousser chemin pour plier le camp et avaler les 15 km restants au plus vite afin d’éviter le puissant astre solaire. Bizarrement, je ne fus pas en mesure de retrouver la voir par laquelle je me suis hissé et toutes les faces me semblèrent impossible à désescalader sans assurance. Je me retrouvai donc fait comme un rat ou plutôt comme un imbécile de chat coincé dans un arbre. La seule alternative viable fut de sauter sur une plate forme deux mètres plus loin et située à seulement 1,5 mètres plus bas. Et là, pas de chance, mon grand orteil gauche s’éclata violemment sur la pointe de ma chaussure. Toute la vallée dut m’entendre jurer en bon rabelaisien. De retour vers le campement, je constatai l’étendue des dégâts, un bon orteil bien noir dont la pression exercée par le sang fut une véritable torture. Il fut alors temps de drainer tout cela, et cela fut la bonne solution ; effectuée 3 fois dans la journée, cette opération me permis de rentrer à bon port sans assistance. Ouf, je n’aurai pas voulu être la risée des medias locaux s’il eut fallu me faire hélitreuiller!
Pour ceux que ca intéresse, j’ai une vidéo du drainage, mais je ne l’ai pas publiée puisque pensant te choquer, ô cher public. Le cérémonial est hilarant puisqu’ayant oublié un briquet, je dus employer mon réchaud à gaz comme stérilisateur. J’ai retenu la leçon : j’ajoute le briquet sur la check-list de mes prochaines aventures.

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