mercredi 19 décembre 2007

Blue Mountains – 6 foot track - Le blues des plates collines

A peine de retour, je ne tiens pas en place ! Il est plus que temps de changer d’air et vite fait ; il s’est écoulé près de 30 heures entre mon départ de Toulouse et l’arrivée à Sydney : 30 heures d’air conditionné et de lumière artificielle, la parfaite alchimie pour faire de votre personne une véritable bête sanguinaire. Il est désormais l’heure d’aller inaugurer mon nouveau matos de malade mental, ma tente ultra légère de même pas 2 kg et mon réchaud araignée le plus compact et le plus stable au monde [non Mikkke et Chef de Gare, ce n’est pas un Primus…].
Direction Black Heath, à 2h30 de train de Sydney, une peccadille kilométrique ! Les hors d’œuvres paraissent alléchants : évoluer dans la Blue Gum Forest et planter la tente 20 bornes plus loin sur un chouette promontoire. Apres trois misérables kilomètres le long d’une saleté de route goudronnée, me voici dans le « visitor center » où « la ranger » [oui, je ne sais pas comment on dit l’officière des parcs nationaux en français, désolé.] m’apprend que la zone ou je souhaitais évoluer est fermée pour cause de régénération de la végétation, la faute a un incendie d’origine inconnue ayant eu lieu plusieurs années auparavant.
Black Heath - Blue Gum Forest
Elle m’indique donc une ballade alternative, à ses dires inoubliables. Je pense que cette très chère « castor senior » n’a en fait jamais quitté sa guitoune à touristes car après avoir épluché toutes les cartes de la région, je tombe sur une très aidante institutrice locale qui me donnera un « lift » dans sa voiture au style jacky, pour me déposer à la croisée de cette « inoubliable ballade » et le chemin que j’emprunterai. L’ « inoubliable ballade » n’était en fait qu’une route tout ce qu’il y a de plus asphaltée et passante sur 15 km, c’eut put être l’arnaque du siècle !
Le « 6 foot track » me mène de la campagne auvergnate vers une espèce d’hybride mi vallée pyrénéenne, mi bush australien.
6 foot track
Le paysage est plaisant mais monotone car il faut imprimer dix mille pas pour voir une quelconque variation paysagère. Cependant, énorme privilège, je ne croiserai qu’un seul et unique randonneur aujourd’hui : Pavel le slovène, un vrai de vrai fondu de rando avec qui je planterai le camp de base. Puisque ce dernier ayant bourlingué dans tous les massifs montagneux à l’Est de la France, nous deciderons que lorsque je renterai en Europe, je me devrai de venir partager un bout de trek en sa compagnie et celles de ses potes qui pistent les loups !

Le lendemain, une vingtaine de bornes sous la pluie et à la fin, ô aberration, des escaliers non stop sur un kilomètre! Je ne suis malheureusement pas suffisamment diplômé pour avoir été en mesure de compter le nombre de marches… Mais, je gravirai ces marches tels un pénitent bardé d’une carapace de 20 kg ; oui, je ne lâcherai pas mes 5 derniers litres d’eau bouillie de rivière, les australiens m’ayant suffisamment exposé les dangers des collines tueuses !
Le « 6 foot track » faisant 84 km aller retour, et le jet-lag aidant, je l’ai joué « petits bras » et n’ai donc pas pu tout faire. Dommage il semble y avoir de sympathiques grottes à la fin, les Jenolan Caves. Mais comme tout acharné, je reviendrais ! Abdiquer ?... Connais pas !


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vendredi 7 décembre 2007

Back to Europe - Baked beans et cassoulet

Houhou ! Un nouveau parfum de vacances flotte dans les airs ! J’en oublie mes débonnaires colocataires qui m’usent a devoir jouer les matrones tachant de leur inculquer les principes les plus basiques de la propreté [oui principe basique c’est un pléonasme, mais nom de dieu, ils sont sourds comme des pots et la forme emphatique est alors nécessaire en matière de communication] : « ramasses le kilo de sucre que tu as fait tomber à terre en voulant donner du gout à ton café froid qui traine depuis 24h dans la cuisine » ou encore « les toilettes sont destinées à accueillir les joyeux colombins et ne sont pas une auge » .
J’appréhende avec la plus grande crainte l’hiver européen car ne possédant qu’un léger chandail et un coupe vent carrément pas du tout gore tex ou « technical wear hard core winter proof ». Aux dires de certains potes [n’est-ce pas, Fabien et Patrick?], ma non-frilosité serait due au fait d’avoir été élevé dans une tribu de nudistes en Sibérie. Cependant, je crois m’être habitué à la douceur du climat australien puisque l’hiver que j’ai vécu durant votre été, n’était rien d’autre qu’une très chaude fin de printemps accompagnée d’une ou deux nuits aux températures négatives lorsque je campais du cote d’Uluru. Chouette coïncidence avec le voyage, le climat à Sydney depuis quelques semaines est à dix milles lieux de ce que peuvent s’imaginer la plupart des gens car il ne fait « que » 20 degrés du lundi au vendredi et il tombe des hallebardes. En l’occurrence, il s’agit d’une préparation plus qu’adéquate pour affronter le grand Nord de l’autre cote du Channel.
Je serai expédié à Weybridge, une richissime banlieue du Sud de Londres. Ici, les agences immobilières n’affichent sur leurs devantures que des offres en millions de livres sterling ; même en cumulant 3 emplois bien payes et en hypothéquant toute future descendance au delà de la quatrième génération, je ne vois pas comment l’on peut s’offrir une bicoque aussi chère. Peut être sont-ils nés avec un puits de pétrole dans le jardin familial ? S’agit-il de politiciens véreux ou encore de personnes aux fesses tellement bordées de nouilles qu’elles gagnent le jackpot de la loterie trois fois par an? Trèves de bavardages, je suis logé dans les anciens pavillons de chasse ayant de Henri VIII et même les plumards sont d’époque tant j’ai failli ne jamais ressortir vivant du matelas qui s’était enfonce a 20 000 lieues sous les mers. Ames sensibles s’abstenir, l’atmosphère hors temps régnant ici semble avoir aussi emprisonne l’air depuis plusieurs centaines d’années et ne manquera pas de créer chez certains une crise aigue de claustrophobie. Du coup dans la rubrique « un nouveau jour, un nouveau mot en anglais », voici « stuffy » qui résume a lui tout seul le précédent pave ennuyeux que vous avez eu à lire jusque là… Il n’y a absolument rien a faire le soir dans cette richissime banlieue dortoir ; en même temps, me direz vous, allez faire la fête a Paname dans le XXVIème… Les seuls trucs marrants sont les écureuils présents dans tous les arbres du coin, mais ils se sont fait voler la vedette par des espèces de perruches vertes géantes. Leur présence est-elle due au réchauffement climatique ? Al Gore n’en parlait pourtant pas à la télé dans « inconvenient truth »…
Allez zou, un petit weekend à Paris, vive la fiesta, les amis et la bonne chair. Session au décathlon pour refaire le stock de t-shirts blancs à 2 euros, ceux que j’ai embarque il y a 7 mois n’ont plus rien de blanc entre la poussière rouge de l’outback et la boue… Merci à tout le monde pour votre accueil, je repartirai du coup avec les mâchoires endolories tant le sourire beat reste imprimé sur mon facies.
J’entame la deuxième semaine cette fois ci en créchant a Londres, je pourrai ainsi faire autre chose que dormir et du rameur a 5h du mat la faute au jet lag. Au programme quelques virées nocturnes pour photographier les monuments en exposition longue sans trépied, vive le contest de cherche un truc sur lequel poser l’appareil photo. Cette semaine passera a 200 a l’heure, en même temps c’est normal lorsque l’on laisse derrière la précédente semaine de « rien foutage » ultime.
Session WE à Tlse, merci les « copaings », une quarantaine au resto, c’est plutôt classe pour les courtes retrouvailles. J’aurai bien entendu aime rester plus longtemps pour prendre le temps de parler plus longtemps avec chacun en lieu et place du marathon de micro tchatche. Bon c’est promis, l’Australie ce n’est pas loin, je repasserai passer un autre WE un de ces quatre ! En tout cas, comme dirait Pélican en switch, « J’sais pas vous, mais moi chuis content d’et’ venu ! »
PS : vous allez me haïr, j’ai formaté la carte mémoire de l’appareil photo par mégarde, je n’ai plus les photographies du restaurant, mille excuses ! En même temps, je ne crains rien, je suis loin de vous ! Allez venez me chercher ! Même pas peur !

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mardi 13 novembre 2007

Sydney – VTT at Lane Cove & Royal National Park

Depuis mon retour des Etats Unis, me voila piégé dans un rythme monotone bien moins “fun” que celui des précédents mois. Les journées n’ont plus le gout si unique et précieux que celui distille par les vacances. Quoiqu’il en soit, nous sommes inéluctablement condamnés à travailler dans une optique majoritairement alimentaire. Néanmoins, aux dires des précédentes phrases, vous pourriez penser que je ne suis plus excite de vivre à l’autre bout du monde. Que nenni, je suis tout de même habité d’un optimisme certain. Le travail en lui même est intéressant puisque me permet de tester mes réelles valeurs d’adaptation et d’autonomie. Bé ouais, pas de chef sur le dos et pas de référent technique à moins de 12 heures de décalage horaire. Je n’ai jamais autant appris et je me surprends de la capacité du cerveau a bien vouloir ingurgiter, avec un pantagruélique appétit cette montagne de nouveautés, et ce, sans le moindre relent ou une quelconque indigestion cérébrale. Et, bien que les relations humaines soient de coutume primordiales à l’appréciation d’un métier, la “solitude” me sied fort bien!
Au delà du travail, les weekends sont quant à eux un véritable plaisir. Désormais équipé de mon fidèle nouveau VTT, je peux m’adonner aux plaisirs simples de la rando sans contrainte motorisée. Quel bonheur que de croiser de nombreuses espèces endemiques telles que goannas, cokatoos, etc. Goanna at Royal National Park yellow crested cockatoo - Royal National Park
Les australiens étant particulièrement fainéants, je peux savourer les chemins en étant quasi isolé, un privilège si rare de nos jours [sauf en Lozère bien entendu!] Un seul bémol tout de même, l’Australie est le pays aux mille interdits, le VTT est ici perçu comme le Saddam du bush, et je me dois de braver les interdits pour profiter des chemins de rando qui eux sont techniquement valables, sus aux autoroutes cyclistes! NSW park - no MTB allowed
D’ailleurs c’est en roulant en mode hors la loi que je rencontrerai, enfin, mon premier serpent méchamment vénéneux : le “red bellied black snake”dont l’aspect est strictement le même que son nom le laisse présager. Un beau reptile de 2m50 de long, aux écailles noires réfléchissantes, qui, surpris de me voir débouler a mach 12, bondira à 50 cm de hauteur avant de se laisser disparaitre gracieusement dans les hautes herbes qui jouxtent les marais, théâtre de notre rencontre.
Les weekends sont de plus en plus chauds, 35 degrés, et les sorties VTT sont synonymes d’intense consommation d’eau, près de deux litres par heure d’effort physique, j’apprécie donc pleinement la moindre traversée de ruisseau, qui ces derniers temps sont débordants de vitalité tant les “thunder storms” font rage les jours ouvres. Ces orages quotidiens ont la même intensité que les plus violents qui font rage sur la cote Atlantique vers la fin aout.
Et en parlant de côte, le Royal National Park possède une plage magnifique qui vient à point nommé pour se rafraichir au milieu d'une grosse journée de vélo. my bike at Garie Beach Maintenant, il est temps de bouger en Europe, le boulot m’envoyant 15 jours non loin de Londres…

samedi 13 octobre 2007

USA - Orlando

Apres 5 mois en Australie, changement de décor. Ma boite m’envoie deux semaines chez George Bush, en Floride, a Orlando plus précisément. But du voyage, une rapide étude sociologique de l’Amérique et le parallèle avec la civilisation australienne. Non, plus sérieusement, il s’agit de connaitre les gens avec qui je collabore ainsi que leurs méthodes et finalement identifier mon périmètre professionnel puisque je travaille en décalage temporel et en solo sur le sol australien. C’est parti pour un peu moins de 20 heures d’avion avec une courte escale à Los Angeles. Premier parallèle avec l’Australie, Broome – Darwin se fait en 28h de bus… Je quitte l’Australie à 10h du matin et arrive le même jour, 5h plus tard avec la magie du décalage horaire. Tiens, il ne me manque plus qu’à voler entre la Guadeloupe et la cote Est américaine pour avoir bouclé le tour de la planète en avion !

Les USA, commençons par les idées reçues. On dit que les américains souffrent en énorme majorité d’embonpoint, cela est vrai : je n’ai jamais vu une telle densité de personnes obèses, et en particulier, dans les restaurants de type « all you can eat ». Non contents de disposer d’une nourriture des plus grasses et déséquilibrées, les clients engouffrent de gargantuesques portions et malgré mon gros appétit, j’ai l’impression de manger avec frugalité, a la sauce tranche de belle mère. Même ce bon vieux Sam de Gaz, alias le ventre sur pattes, aurait l’air ridicule... Il n’empêche qu’en chaque américain réside un potentiel kamikaze puisqu’il est bien connu que la graisse fondue est l'élément majeur pour obtenir du TNT.
Les journaux, que ce soient les versions papiers ou télévisées, dans le domaine de l’international, il ne sera question que des conflits avec les pays musulmans. Bien sur, vous n’échapperez pas aux dix morts par balle dans la « local community » ou encore les poursuites en direct live du voisin pervers qui aime trop les enfants. Vient ensuite la vie des stars, la vie trépidante de Britney Spears qui s’est fait ôter la garde de ses enfants, les adultères entre acteurs ringards, tiens, saviez vous que David Hasseloff est encore vivant ?. Cette quantité de superficialité est le reflet de cette société où la culture ou l’ouverture au reste du monde ne sont que de microscopiques points d’intérêts. Les médias sont le parfait miroir de la population, qui ne parle uniquement que de ce que l’on a bien voulu lui distiller.
Je ne me sens donc pas dépaysé, tant la malbouffe est omniprésente, tant les médias sont niaiseux, c’est seulement parce qu’ils roulent à droite et qu’ils respectent un peu plus les piétons que je sais que je ne suis plus en Australie!

J’arrête cette facile critique qui correspondait parfaitement à ce que je m’attendais a vivre ici. Les américains n’ont pas que des défauts, ce sont des personnes très courtoises et attentionnées. Je prendrai pour exemple, la fois où ayant oublié un plan de route, je me suis pointé dans un café des plus typiques où le foot américain était diffusé avec un volume infernal et où les quidams se gorgeaient de Bud light [ça fait plus sain !]. J’expose donc mon soucis d’orientation, ni une, ni deux, un client sort son Blackberry [il ne s’agit pas d’une baie comestible mais d’une sorte de téléphone cellulaire] et entre avec le Thénardier dans un contest de recherche de tours d’air boat. Epatant tant ils sont attentionnés ! Lorsque vous irez déjeuner, les serveurs déclinent leur identité et sont aux petits soins, votre verre d’eau ne sera jamais vide, ils viendront également maintes fois s’assurer que la nourriture vous convient. En même temps, n’oublions pas que je suis à Orlando, capitale du tourisme de masse où les flots de visiteurs se déversent dans les parcs d’attractions entourant la ville, Ocean World, la galaxie Disney et l’immense parc Univers Sale Studios.

Que faire le weekend ? Le premier weekend je serai bloqué à l’hôtel pour un problème d’assurance du véhicule, ma boite m’avait spécifié qu’ils me couvraient intégralement au détail près qu’ils avaient oublié de me fournir une assurance responsabilité civile, un comble au pays du tout procès ! Je n’avais pas forcement envie de servir de butoir pour les tonfas des policemen, je ne conduirai donc pas en mode hors la loi. Je me rattraperai donc le WE suivant en allant faire du kayak dans l’un des nombreux parcs naturels de la Floride. Le climat est tropical humide, 30 degrés et 80% d’humidité, l’eau est omniprésente et la végétation luxuriante, tout comme le Nord Est australien. Le parc où j’irai sera Wekiwa Springs, les eaux regorgent de poissons [chats en majorité] et de tortues mais pas d’alligator, manque de bol.
Wekiwa Springs

Wekiwa Springs - Florida Turtles


J’irai finir ma journée, faire un tour d’air boat, si, si, vous savez le truc hybride entre une barge en alu et un ventilateur.

Le gars qui tient l’affaire est un français, qui s’est complètement accoutumé aux States puisqu’il parle ouvertement de son chiffre d’affaire et traite ses employés d’incapables et il est bien sur bienheureux de ne pas payer d’accablantes charges comme en France [un autre point commun avec l’Australie]. Ceci dit, j’aurai droit à un tour gratuit, ce qui est fort sympathique. Cependant, pour un lac qui est censé héberger plus de 10000 sauriens, je ne serai pas verni, car je ne verrai en tout et pour tout que trois spécimens de taille plus que moyenne. Il m’expliquera que les alligators se planquent par temps venté, et que durant la journée, il n’en aura vu que 5. Je ne me plaindrai pas puisqu’ayant payé la modique somme de rien du tout pour la ballade !
Lake Jessup



Le dimanche, un peu de culture, direction le Kennedy Space Center. Le complexe est immense, il y a plus de 5 pas de tir, tout est démesuré, et peuplé d’alligators et de milliers de volatiles, à chaque tir, on peut sentir le poulet grillé à plus de 5 miles de là.
JFK Space Center - Rocket
Tout est fait pour faire rêver les petits américains, musique très patriotique et bien sur des drapeaux du pays à tout va. Scientifiquement parlant, la visite est un peu légère mais visuellement cela vaut le détour : des fusées et autres engins cosmiques dans tous les sens, les cinémas Imax…

Bilan : j’ai tenté de m’immerger en dévorant des T-Bones façon « supersize me », je n’ai écouté en majorité que de la country et du rock des 50s dans la caisse de location dont la boite était bien entendu automatique. J’ai regardé avec attention les inepties télévisées, en particulier American Gladiator ou les pathétiques publicités pour le dealer d’armes local. YIHAAA ! Non, franchement, tout ca, c’est trop : je n’ai jamais autant ri en mon for intérieur. Tiens, aujourd’hui, Al Gore, nouveau Prix Nobel est la fierté du pays ! Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une prise de conscience collective au sujet de l’inéluctable décadence de notre planète, il s’agit juste d’une éphémère reconnaissance médiatique…


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mardi 25 septembre 2007

Sydney – premières impressions 15 jours après mon retour dans le monde du travail

Terminée la vie trépidante de backpacker à Manly. Finies les journées body surf, snorkeling et beach volley. A moi la misérable vie de «commuter », tel le banlieusard Parisien. J’ai en effet eu l’excellente idée d’aller trvailler dans une banlieue isolée à 2 heures de bus de mon auberge de jeunesse.
L’ambiance au travail est étrange car personne ne sait exactement quel est mon rôle puisque je travaille seul. Mes collègues les plus directs sont aux USA, et mes questions ne trouvent réponse que le lendemain. En termes d’autonomie, finalement je ne pouvais rever mieux puisqu’aucun superviseur ne rode derrière mon dos mais socialement parlant, c’est plus que restreint. Sans compter que les australiens ne partagent pas la culture de la pause déjeuner telle que nous la concevons ; ils préfèrent bien entendu se nourrir d’un sandwich ou un « rol » ou un « wrap » sur le pouce. Ok, pas de problème, je peux etre balaise et suis prêt à gagner le concours de l’autiste du mois. La chose la plus difficile ne réside ni dans cette solitude ni dans les trajets démesurés, mais dans l’apparat vestimentaire puisque je suis affuble d’un costume. Rhaaa… cette civilisation faussement cool, les « no worries » qui sentent l’artificiel, ce puritanisme ambiant, j’ai déjà l’impression que l’on juge une personne a son paraitre. Damned, la superficialité refait surface.
Quoiqu’il en soit, ce boulot une excellente carte de visite en termes de technicite et capacités d’autogestion et, de surcroit, je suis a la case banqueroute, donc je suis énormément enthousiaste et prêt à relever le défi ! Allez, un peu d’autosatisfaction, je suis content d’avoir pris la décision de quitter le territoire français et d’autant plus fier d’avoir dégoté un boulot à l’étranger !
Ceci dit il, il va bien falloir que je me résigne a me rapprocher de mon bureau pour ne pas continuer a perdre mon temps dans les transports tels les migrateurs pendulaires de notre très chère capitale française. Il faudra que je quitte cette auberge ou j’aurai passé déjà un mois, quitter cette famille adoptive composée d’anglais, irlandais, australiens, allemands et possums. Finies les soirées rigolades et chambrages sur la coupe du monde de rugby. Terminés les excellents repas polyculturels. Je ne trouverai pas non plus tant de monde dans ma future piaule pour organiser une soirée « bawls »… Bon, il est temps de relativiser et de cesser cette complainte nostalgique, les weekends seront la et les retrouvailles d’autant plus meilleures !

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J’ai donc trouve une sympathique maison ou les 3 autres colocataires sont des indiens ou gars du Cachemire, je ne sais plus trop, mais évitons la polémique. Le tarif est compétitif, grande piaule, internet, une piscine. Le hic, la saleté, les types avec qui je suis censé vivre n’ont jamais fait le ménage et ne disposaient même pas d’une serpillière avant mon arrivée. Je passerai donc mes deux premières soirées à récurer la cuisine et à chasser de repoussants insectes qui auraient passé haut la main le casting pour « Starship troopers » Heureusement, les colocataires m’ont fait part de leur prochain départ pour une maison toute neuve ; je plains d’avance leur futur bailleur qui se faira berner par ces arnaqueurs hors pair tant ils font propres et sérieux a la première apparence… Tant mieux, je pourrai remettre en état cette demeure au potentiel festif prometteur. Autre bonne nouvelle, je pars deux semaines pour les USA, donc si tout va bien je ne vivrai dans leur saleté qu’une dizaine de jours. Finalement, tout ne se passe pas si mal !

lundi 24 septembre 2007

Sydney - Scuba diving at Manly, Sydney Harbour : North Head and South Head

Alors voila, cela fait un bail que je n'ai pas mis à jour mon blog, je vous ai juste ajouté une petite vidéo de plongée et deux galeries photos supplémentaires histoire de patienter avant la publication de mon prochain article. Ces plongées ont eu lieu à Manly – Shelly Beach [plongée du bord] ainsi que dans le Sydney Harbour à North Head - Old Mans Hat et South Head - Chapel Steps [plongées bateau].

Australia - Manly - NSW - Blue Groper

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En ce qui concerne les dernières nouvelles, je ne suis plus vacancier et cela fait 15 jours que j'ai repris le chemin du travail.
Promis, je mettrai un article à jour d'ici très peu de temps.

vendredi 31 août 2007

Sydney - Je viens de trouver du travail

Je suis à Sydney depuis un peu plus d'une semaine. La preuve en image:
Sydney - Harbour Bridge
Je crèche à Manly, plage plutôt chic au Nord de Sydney.
J'ai trouvé un emploi, et commence dès le 04 septembre. Finis, les belles photos et les billets rigolos. A moi le train train quotidien, vélo, boulot, surf!
Je vous tiendrai au jus du comment je digère le retour dans le monde de l'entreprise après 4 mois de glande intense.
Bon et dès que j'ai une piaule, vous êtes obligés de passer en Australie!

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mardi 21 août 2007

Byron Bay

Du 19/08 au 21/08
Le coin est fameux pour ses vagues, ses requins nourrices et ses hippies, mais aussi pour etre le point le plus à l'Est de l'Australie. La station balnéaire n'est pas a l'image des énormes "resorts" de la cote Est, ce qui n'est pas un mal! La ville regorge de magasins ésotériques, les rues fleurent bon l'encens et les gens ne fument pas que des schmères. La proximité de Nimbin y est pour beaucoup car en ce lieu, les locaux font pousser la locale dans les forets tropicales, planques idéales.
Le temps immonde sera à l' origine de l'annulation des sorties plongées sur le spot de Julian Rocks.
Byron Bay - Julian Rocks
Je devrai patienter pour voir mes premiers requins nourrice. Apres être allé au cinéma, vous n'aurez pas grand chose à faire, la ville ne proposant pas de musée ni de librairie. La pluie étant trop violente pour arpenter les alentours, ce seront les 2 jours les moins productifs depuis mon départ, ponctués de parties de cartes endiablées avec les anglais de l'auberge.
Départ le 21/08 au soir, 12h de bus pour atteindre Sydney.

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samedi 18 août 2007

Brisbane

15/08
Arrivée à Brisbane sous la pluie, pas de bol. Aujourd'hui c'est « bank holiday », à croire que le 15/08 est un jour mondial de repos. Re-pas de bol, j'ai une vidéoconférence demain et je dois trouver un costard. Heureusement les australiens contribuent à leur forte croissance économique en faisant du shopping maladif à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mission accomplie, je quitte mes guenilles de parfait voyageur et me voici en gars super classe de la tète aux pieds renvoyant Georges Abitbol au rang de « has been ».

Exploit réalisé en 1/2 heure chrono, je défie Superman de se changer aussi vite [en même temps ce n'est pas dur puisque le pauvre souffrant d'une tétraplégie]. Admirez, au passage, le superbe cadre pour la photo… une chaufferie, quoi de mieux ?

16/08
La boule au ventre, il est temps d'aller au front et se remettre dans le bain de l'emploi. Je me sens si mal à l'aise, moi qui n'ai pas porté de pantalon depuis plus de 4 mois ; sans parler de la cravate, je crois qu'il faut remonter à 2002 où j'avais quitté un pauvre emploi sous payé où cet accessoire de serial killer était de rigueur.
Je flânerai ensuite dans le centre ville qui n'est aucunement esthétiquement reposant, encore une espèce de centre commercial géant de plein air ou résonne fortement la musique subliminale d'ascenseur poussant ù la consommation.
Visite éclair de l'exposition sur l'œuvre de Michael Riley, artiste australien [1960-2004], photographe, vidéaste éclairé. Des classiques photos noir et blanc, on passe dans le domaine expérimental déroutant avec des crucifix et vaches volantes. Je vous conseille de voir ses films Eora et Empire qui sont de magnifiques peintures vivantes de l'Australie en termes de paysages, faune et flore.

17/08
Debout aux aurores pour le marathon visite de la ville. Marche le long de l'imposant Story Bridge qui m'amènera le long des berges de la Brisbane River qui offre un panorama intéressant sur les tours démesurées de béton et de verre. Qui l'eut cru, je découvre une nouvelle espèce de lézard, le water dragon, très préhistorique et se dorant placidement au soleil.
Brisbane River - Water Dragon
Je dois admettre que le cote piéton est plus agréable que je ne l’eus pensé et les jardins relativement jolis et relaxants.
L'art muséum, au sein du campus, bien que de taille lilliputienne, propose des compositions de photos de Faiyaz Jafri : monde mi-réel mi-virtuel d'innocence et d'érotisme qui aurait fait bonne figure à Beaubourg. Le reste des expos, avec ses moyennes peintures contemporaines à l'huile, n'est la que pour garnir les murs bien vides de ce musée.
Le jardin botanique jouxtant le musée n'est pas à la hauteur de sa réputation, mais les pelouses sont propices à un bon vieux somme.
Brisbane Srory Bridge at dusk
Bonne nouvelle, le recruteur veut me revoir sur Sydney, du coup j'irai en boite. Quoi encore? La 3ème fois en 3 mois! Kate, la charmante petite anglaise est à l’ origine de ce dérapage...

18/08
Sortir jusqu'a plus d'heure le matin n’est plus de mon âge. Le temps est exécrable mais je dois en finir avec Brisbane. Le must, aux dires du routard et consorts, est la vue depuis le clocher de l'hôtel de ville. Bof, bof : nous sommes cernés par les tours, peut être n'ont-ils pas mis les pieds a Brisbane depuis une vingtaine d'années. Le machiniste de l'ascenseur, lui, vaut le détour, son accent chypriote étant tellement unique.
Roma Street Parkland, le plus grand jardin subtropical du monde en centre ville selon les dépliants de l'office de tourisme.
Brisbane - Roma Street Parkland
Les compositions florales sont superbes mais la plupart des espaces ne sont que de simples pelouses pas du tout subtropicales. Le jardin n'ayant ouvert ses portes qu'en 2001, la pub ne sera qu'à moitié mensongère [ou à moitié vraie, histoire d'arrêter de râler tel le français lambda].

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mardi 14 août 2007

Noosa Heads

13/08
Une demi journée de bus, une demi journée de mails [oui, je commence à répondre a des offres d'emploi] et un saut sur la médiocre plage de Noosa, waouh quel programme excitant! Noosa est une ville balnéaire de gros riches où le must est d'avoir une maison avec ponton sur la lagune. La compétition entre le X5 et le Cayenne fait aussi rage ici, les habitants du "Richistan" sont les mêmes partout autour du globe.
La palme de l'arrogance est aujourd’hui attribuée à un couple de touristes français, proche de la trentaine, logeant dans mon auberge de jeunesse. Ils entretiennent la mauvaise réputation du français en vacances avec un discours pollué à l'extrême par le qualificatif "nul". De plus, ils ont déjà tout vu et tout vécu et pensent même déjà à devenir instructeurs de plongée avec un passif de 5 sorties. Ils veulent enseigner en Australie même si ce pays est "nul" mais surtout pas en France car c'est encore plus "nul"... Quant au temps de parole partagé, il est nul [mince moi aussi je m'y mets], je n'aurai le droit d'écouter que leur exploits et n'ont que faire de votre existence... Discussion [ou plutôt monologue] terminé a mon initiative, d'ailleurs je ne sais même pas s'ils se sont rendus compte de mon départ! Qu'ils sont forts ces français! Au passage, rappelons ô combien nous sommes malchanceux de voyager...

14/08
Je passerai la journée dans le parc national de Noosa Heads où quelques koalas résident. Ce seront surtout des Goanas dans tous les sens, et j'aime ces reptiles!
Noosa Heads - Goana
Avec un peu de patience, nous verrons un seul koala, yes, ça c'est fait! Il ne me manque plus que l'ornithorynque et l'échidné.
Noosa Heads - Koala

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dimanche 12 août 2007

Hervey Bay - Fraser Island

08/08
Journée pourrie, comme une journée qui commence après 12h de bus. Dans le coltard, lessive et natation.

09/08
Fraser, c'est parti! Debout aux aurores pour un briefing a 6h30 du mat' ou l'on nous expliquera comment conduire le 4*4 et comment se conduire sur l'ile. Quant à mes questions concernant les histoires d'assurance, en guise de réponse, un bon vieux "no worries, mate". Cool, en cas de méchant crash, de mort : "no worries"! Direction le supermarché pour les vivres de ce périple de 3 jours et deux nuits ou nous serons 8 dans le Toyota Landcruiser "troopie" [transporteur de troupes]. J'arriverai tant bien que mal à convaincre mes anglais de coéquipiers que les légumes sont des aliments sains et donc sans danger.
Dès l'arrivée sur l'ile, la première piste, menant vers le Lake Mc Kenzie, vous met dans l'ambiance avec des notes de "gamelle trophée" : retour vers le passé où nous nous amusions sur nos bon vieux "tape-cul" en métal. Apres quelques frayeurs dues à des dérapages incontrôlés et aux dangereuses inclinaisons du véhicule, nous voici sur une page de sable blanc bondée de monde, mais avouons que le lac turquoise est magnifique.
Première session conduite sur la plage, un peu trop tard, la marée étant haute depuis trop longtemps, la bande de sable roulante se résume au sable le plus mou sur une largeur ultra mince. Je ne pourrai pas conduire à mac 12, il faudra utiliser le « low-range » et ne passerai la 4ème qu'une seule fois. La conduite rappelle celle d'une auto-tamponneuse avec pour seule différence 7 passagers à bord.
Frazer Island
Les plages cote Est ressemblent à la cote de Contis : même sable, même ciel, mêmes vagues...
Nous poserons le camp et les premiers dingos rodeurs viendront nous saluer. L'ambiance digne d'une session Savignol, nous rigolerons jusqu'à pas d'heure en faisant fi de l'outrageante humidité ambiante. [Les français, quelques excellents Stéphanois et autres quidams à l'accent du Sud seront les derniers a se coucher, les anglais ayant tendance a ne pas savoir freiner leurs frénétiques envies de "goun", ou "cubi" chez nous]

10/08
Un groupe s'est fait piller la nourriture par les dingos : ils devaient dormir devant le DVD du parfait campeur sur Fraser. Au passage, ce film à caractère informatif est des plus drôles car vous apprendra a vous comporter adéquatement en cas de rencontre avec le vil chien errant. Adoptez la position de sécurité : droit comme un piquet, bras façon je danse le slow tout seul, et un visage exprimant une affreuse angoisse : du grand ridicule!
Frazer Island - Dingos
Nous passerons une grosse partie de la journée à jouer sur les pistes et la plage... le 4*4 y'a pas plus ludique comme jeu polluant! [a fond de 2ème, on doit consommer du 30L aux 100]. Contest de nage au lac Garawongera remporte par le plus vieux des participants, moi! Nous serons seulement deux équipages sur le lac : le bonheur absolu que ce lac privé. Tellement parfait que nous serons obligés d'installer le camp au Sud de l'endroit prévu tant la marée avait avalé la plage.

11/08
Journée marathon, petit dej' avalé et campement plié avant 7h30 du matin. Au programme la pointe Indian Head, [mon coin préféré de l'ile] où la vue est superbe tout autour : plages s'étendant à perte de vue et l'océan bleu outremer se fracassant contre les parois du promontoire rocheux. Vous y verrez des rais Manta!
Fraser Island - Indian Head
Rapide saut à Champagne Pools, difficile d'accès et ne valant pas le détour.
Lac Wabby, dévalez la dune en roulé boulé, saut per' ou à grandes enjambées et finissez lamentablement dans les eaux entourées de forêt tropicale sèche où les aigles marins utilisent les arbres comme piédestal.
Session à fond à fond à fond pour rejoindre le ferry et faire la fête avec tous les équipages. Rien ne va plus, je suis allé en boite pour la deuxième fois depuis le début de mon séjour.

12/08
Récupération, footing et énormes repas avec les francophones autour d'une nourriture pansement. [Nous l'appellerons "matière", mais la vraie matière dans ma vieille piaule de la rue Edmond De Planet comportait gésiers, cèpes, graisse d'oie… n’est-ce pas Aurélien ?]

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mardi 7 août 2007

Airlie beach - Les iles Witsunday

03/08
Airlie Beach, point de départ pour les iles Witsunday.

Du 04/08 au 06/08
Départ pour deux jours de croisière sur le catamaran Wings. Trois plongées qui seront les moins agréables en Australie de part la visu moyenne mais surtout à cause des combinaisons trop peu épaisses et trop trouées pour une eau à 21 degrés... Oui, je suis chieur et exigeant!
Anemone Fish
Quelques moments inoubliables, premièrement, un Humped-head Maori Wrasse répondant au doux nom de Georges et ses Georgettes, qui sont des Humped-Head Parrotfishes. Deuxièmement, une mère baleine à bosse et sa progéniture qui passeront a moins de dix mètres de notre embarcation et s'adonneront aux joies des sauts et plongeons plus au loin.



La plage de Whitehaven est d'une rare beauté, mais la baignade risquée [on sait que l'on est en Australie!] : depuis le point de vue, j'ai pu observer un gros requin ; or, dans le coin, l'on ne trouve pas de récif, et au vu de la taille du bestiau, il s'agissait peut être soit d'un Bullshark ou d'un Tigershark.
Whithaven - Whitsundays Islands
L'ambiance à bord était excellente, et ce, grâce aux 3 excellents français que nous étions. L'équipage à la fois professionnel et sympathique et la nourriture d'un standing très correct.
Whitsundays Islands - Wings catamaran
Nous fêterons notre retour sur terre par une énorme fête et je fréquenterai ma première discothèque depuis mon arrivée au pays des kangourous : quelle débauche et luxure !

07/08
A part ça, Airlie Beach n'est qu'un port de plaisance qui n'a que peu de charme et où la baignade est impossible. Donc si vous n'êtes ni pêcheur, ni plaisancier, continuez votre route !

N.d.l.a. Attention au choix du bateau! Certains ne sont effectivement que des boites de nuit [et de jour] flottantes accueillant à bras ouvert les ordes d'anglais, irlandais, écossais, américains de 20 ans qui sont partis boire à l'autre bout du monde durant une année et ce, aux frais de papa et maman. Mr Evin, s'arracherait sa belle brune toison car sur toutes leurs photos exposées sur Facebook, le site des ados et des adultes attardés [où, au demeurant, votre serviteur possède un compte] figurent au moins dix cannettes de bière.

Départ pour Hervey Bay avec une nuit dans le bus, histoire d'économiser un peu de sous. En même temps, 20$ d'économisés, cela ne rime à rien. Pour voyager en mode "racro", il suffit d'oublier les loisirs, faire du stop et bien sur, se nourrir à base de sachets de nouilles instantanées poly-phosphatées...

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jeudi 2 août 2007

Ayre - Plongée, sur le Yongala

01/08
Bye-bye Cairns! Direction Ayre, au Sud de Townsville. L'hébergement au sein du club de plongée est d'un standing peu commun, tout de bois du sol au plafond, les parquets lustrés à mort tendance patins obligatoires ou gare à la ménagère : on se croirait presque à la maison…

02/08
Apres un début de journée laborieux pour cause de moteurs du bateau pas contents car réservoirs trop sales, nous filons vers l'arche de Noé coulée au début du vingtième siècle. Puisque la grande barrière de corail s'arrête plus au Nord, les poissons sont normalement plus rares. Que nenni! En 100 ans, les coraux se sont fixes et l'épave, est je crois, l'endroit le plus poissonneux où j'ai pu jusqu'à présent plonger.
SS Yongala

Green Turtle

Humphead Maori Wrasse

Outre les espèces pélagiques, une fabuleuse rencontre avec une Marble Ray de plus de 2m de diamètre : sympathique cadeau d'anniversaire.


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mardi 31 juillet 2007

Cape Tribulation

29/07
Direction Cape Tribulation! James Cook, en 1770, nomma cet endroit ainsi car c'est ici que ses ennuis commencèrent, et pas les miens! Rapide croisière sur la Daintree River qui ne se franchit, d'ailleurs, qu'en ferry. Points d'intérêts majeurs, les serpents arboricoles et les crocos juvéniles.
Estuarine Crocodile - Daintree River
Rapide promenade sur Jinbalda Boardwalk. Qu'est-ce qu'un " boardwalk "? Un ponton sinuant à travers la forêt tropicale ; les australiens, bien que pionniers et aventuriers à l'époque, ont aujourd'hui une sainte horreur de tout ce qui n'est pas bitume ou aménagé... dommage! Premier contact avec la mangrove et ses poissons archers, mais surtout un bon gros Goana dans ses œuvres de Spiderman [ou Spiderpig dans le film des Simpson qui est sorti hier en salles].
La plage de Myall fait très carte postale, bordée de palmiers et cernée par les hauteurs où la luxuriante végétation prolifère à outrance.
Cape Tribulation - Myall Beach
Autre boardwalk, Dubuji, qui au coucher du soleil ne vous offrira rien si ce n'est une belle quantité de piqures prodiguées par les moustiques locaux.
Ce soir session frontale pour repérer de la tarentule. Les yeux des araignées reflètent à merveille la lumière, aussi il sera facile de repérer de gros spécimens… Par contre point de mygales ou tarentules, seulement une parente de la Huntsman.
Cape Tribulation - spider

30/07
Nous grimperons [avec Philippe, un vieux Frenchie comme moi] le Mount Sorrow [800m]. Tout est fait pour vous empêcher de vous adonner aux réels plaisirs de la randonnée : emportez 5 litres d'eau par personne et prévoyez 7 à 8 heures pour l'aller-retour. Dans le monde réel, il suffit de diviser par 2 les préconisations des offices de tourisme. Nous grimperons en 1h45 les 3,5km : on est donc en présence d'une pente de 20%... comme quoi, même lorsque l'on est proche de la trentaine, l'on n'est pas encore cuit! Le sentier est sympathique et ludique car coupé par de nombreux troncs, lianes et autres plantes dotées de redoutables harpons, mais encore, le canevas des racines humides est un pur plaisir de glisse hasardeuse.


31/07
Rapide marche sur la pointe de Cape Tribulation et baignade sur la plage du même nom.
Cape Tribulation - mangrove
Surprise, sur la route du retour un Casoar, réellement sauvage. Vous pourrez jouer à trouver Charly le Cassowary avec la photo suivante :
Cape Tribulation - find the Cassowary


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vendredi 27 juillet 2007

Kuranda

27/07

Kuranda, plus touristique, tu meurs! La ville ne vit que lorsque les trains et télécabines déversent leurs flots d'humanoïdes qui ne demandent qu'à vider leur porte monnaie. La ville, située au cœur de la " rain forest ", ne manque pas de charme [si, si, je suis honnête!] : échoppes en bois dans le pur style " queenslander " et parfaite intégration de l'indomptable flore de la jungle. Mon backpacker n'échappe pas à la règle et fait même plus fort avec ses vitres art-déco. Cependant, les hôtes de l'auberge sont des authentiques locaux et m'indiqueront comment profiter au maximum des Barron Falls, en sautant la barrière ornée de centaines d'écriteaux "défense de se pencher" ou "ne vous appuyez pas sur la balustrade". Le spectacle est intéressant : prés de 200m de dénivelé dont je serai le seul et unique a profiter, ce qui est un luxe!
Kuranda - Next to the Barron Falls
Petit écart historique, les chutes ont été utilisées pour alimenter en électricité Cairns il y a longtemps de cela.

Que faire d'autre lorsque l'on a déjà vu les sites naturels mis a part vider son compte en banque en achetant une douzaine de didgeridoos ou un quintal de boomerangs? Le refuge des chauve-souris blessées! Entrée sur donation, lorsque c'est ouvert... En insistant quelque peu auprès de la Thénardiere, je pourrai approcher de près quelques instants ces énormes bêtes frugivores.
Quoi d'autre? Evitez la volière qui n'héberge que très peu d'espèces purement australiennes et ce, sur une surface reduite. Le seul point d'intérêt est le Cassowary, le plus gros oiseau endémique, devançant le niais émeu. Cet oiseau est connu pour attaquer l'homme en période de nidification [vers octobre] et ce, grâce à ses serres et à son casque à pointe intégré.
Mais encore? Le Butterfly Sanctuary. Vous y apprendrez que le plus gros papillon de nuit au monde réside ici dans le lointain Nord Queensland. Les chenilles sont épatantes de voracité : leur appétit est à la mesure de leur gabarit. Quoiqu'il en soit cette attraction m'occupera deux heures à essayer le mode macro de mon appareil photo.



Je prendrai le train pour rentrer sur Cairns [l'aller fut effectué avec le John's bus à 2$] : 40$ c'est hors de prix. Pas de chance, j'ai déjà vu les points de vue remarquables la veille en marchant et en dépensant la modique somme de rien du tout. Préférez peut être le "sky rail", télécabine, qui coute le même prix et qui évolue en pleine vraie foret.

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mardi 24 juillet 2007

Cairns - La Grande Barrière de Corail

20/07
En route pour 850 km à l'intérieur et en dehors de la Grande Barriere de Corail [N.d.l.a. G.B.C. pour la suite]. Au programme 3 jours et demi de plongée et 4 nuits à bord du Taka II. Nous sommes seulement une vingtaine de plongeurs tous certifiés et expérimentés ; enfin presque car les plongeurs PADI sont les rois de la mauvaise gestion de leur lestage et ce quelque soit leur vécu. L'équipage est très pro et aux petits soins, les cabines bien meilleures qu'un backpacker, le matériel en excellente condition, et les chefs très doués. Toutes les conditions sont donc positives pour profiter à fond de ce trip de 14 plongées au sein de la Mecque de la plongée. 10 heures de bateau seront nécessaires pour se rendre sur le premier site.

21/07
C'est parti : dépucelage plongée sur la côte Est australienne. Challenger Bay : premiers barracudas [je ne connaissais que Mr T de la A team...] et énormes mérous. Visibilité 30m.
Barracudas - Challenger Bay  - Great Barrier Reef

Pixies Pinnacle : des Lionfishes de partout et des " Nemos ".
Cod Hole : le ridicule et le paroxysme de la plongée stupide. Les dive masters nourriront d'énormes mérous sous nos yeux. Durée du spectacle 30 minutes : je dois avouer que ce furent les 30 minutes les plus minables de ma courte carrière de plongeur. L'on se croirait au cirque, aussi je leur ferai comprendre que je ne veux en aucune façon participer à la mascarade, et qu'ils aillent nourrir leur bête de foire devant mon voisin. Cependant, je devrai assister d'un œil lointain à l'intégralité de ce pathétique spectacle ; et bizarrement, seules les personnes CMAS ont eu le même sentiment à l'égard de cette stupide prestation. Plongée gâchée donc, et l'on manquera de temps pour profiter des alentours du spot qui méritaient d'être explorés plus en détails. L'équipage, en lieu d'excuse, expliquera que les pêcheurs, à l'époque, avaient coutume de jeter les restes de poissons a Cod Hole, une fois les filets conditionnés. Les mérous n'étant ensuite plus nourris auraient fait part de leur doléances auprès des plongeurs en les chargeant violemment ; "tourist bull shit?"
Potatoe Cod - Code Hole - Great Barrier Reef
Code Hole encore : plongée de nuit! Là encore, c'est le jour des grandes premières. Première plongée sur la G.B.C., première plongée spectacle et première nocturne. Rien de bien particulier si ce n'est une différente façon de communiquer sous l'eau.

22/07
Apres une nuit très agitée [vents à plus de 40 nœuds], nous voila sur Osprey Reef.
Grey Oceanic Shark - Coral Sea - North Horn
Lieu de plongée fantastique : des tombants de 1000 mètres nous entourant et la couleur d'un bleu intense vous rappelle comme vous êtes loin des cotes australiennes. Evoluer dans des eaux ou les poissons pélagiques sont les rois est une expérience unique et inoubliable. La visibilité énorme, le relief.... et les rémoras vous prenant pour un requin et tachant de s'attacher en permanence a vos jambes!

Aujourd'hui encore plongée spectacle : le " Shark feeding ". Là aussi, c'est ridicule. Cependant, les divemasters ne nourriront pas les squales à la main. L'on se rend compte que les rôles sont ici inversés et que les poissons font la loi [si d'aventure vous saignez]. L'acharnement dont font preuve les requins et autres poissons autour de l'appât vous glacera le sang si vous êtes sensibles. Donc, encore on est dans le domaine de l'artificiel mais si vous désirez voir une quantité démentielle de requins sans vous mutiler pour les attirer, il s'agit d'une solution plus sécurisante et abordable.

Deux autres plongées sur Osprey Reef : Entrance Wall où de nombreuses cavités parsèment le parcours. Si vous êtes fans de clams géantes, allez y!
Une autre nuit force 15 nous attend.

23/07
Retour sur la G.B.C. Gorgon Wall où je verrai une Minke Whale, baleine naine en fin de plongée mais trop éloignée pour la prendre en photo ; moment inoubliable!
Temple Of Doom : contrairement au nom du spot, la plongée est facile, agréable...
Steve's Boomie : nommé en mémoire d'un plongeur un peu mort dans les alentours.
Steve's Boomie - Great Barrier Reef
Enorme coin comportant toute faune possible et imaginable. Nous y ferons également une plongée de nuit, et là, je change complètement d'avis sur ce type de plongée tant les animaux aperçus sont complètement différents. Les crabes décorés, ornés de coquillages, les Pirates Eyeballs, des Wobbegongs [les requins plats à la peau au motif camouflage] etc. A faire absolument, et aux dires des plongeurs très expérimentés, ils y ont vécu la plus belle plongée de nuit de leur vie.

24/07
Deux plongées rapides à Split Bommie. 30 minutes chacune, 22 degrés en shorty, c'est beaucoup trop froid surtout à 6h30 du matin! Mince alors, il faut bien se plaindre de temps en temps : c'est l'hiver!
Split Bommie - Great Barrier Reef
Mais pour compenser cet excès de zèle, le champ des baleines à bosse interviendra en fin de plongée...


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VIDEO

jeudi 19 juillet 2007

Cairns - Chaleur tropicale et paperasse

18/07
Cairns : ville faite pour le tourisme de masse. On est bien loin des petits villages tranquilles de la côte Ouest australienne. Ici, aéroport international, agences de voyage dans tous les sens, rabatteurs de touristes devant toute échoppe... Ourgh! Il va vite falloir boucler mon programme et partir plonger dès que possible.

19/07
Jardin Botanique, intéressantes promenades de plusieurs km dans la forêt tropicale, au sein du Mount Whitfield Conservation Park.
View from Mt Whitfield - Cairns

Je ne croiserai pas le fameux casoar, oiseau géant ayant la fâcheuse tendance à blesser sévèrement les gentils promeneurs. Néanmoins, l’on trouve pas mal d’autres espèces comme le Kookaburra , des Bush Turkeys et furtivement quelques Wallabies.
Kookaburra near Mount Whitfield Conservation Park
Enfin, sentir à nouveau la chaleur humide tropicale après les nuits glacées et sèches d'Alice Springs est un pur bonheur, bien que suant un litre à la minute.

Ce soir, séance éducative : "reef teach", une présentation de deux heures à propos de la Grande Barrière tant sur les coraux que sur les poissons. Si vous êtes biologiste marin ou néologiste, passez votre chemin, vous n'apprendrez rien de neuf! Cependant, ce « slideshow » a le mérite de combler le manque de savoir de monsieur lambda, et, justement je suis monsieur lambda a ce jour, mon savoir es-poissons tropicaux est d’une maigreur extrême. Pour 13$, c'est surement la meilleure chose à faire sur Cairns intra-muros.


20/07
Je bouge ce soir plonger quatre jours! Ensuite direction Cape Tribulation, après je plongerai sur le Yongala [à Townsville], puis direction les Whitsundays [croisière voile et plongée], s’en suivra Frazer Island et enfin j'ai mon passe bus pour Sydney! J'ai bien bossé aujourd'hui, j'ai tout bouclé pour les 15 jours à venir...


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lundi 16 juillet 2007

Retour sur Alice Springs

13/07
Retour à la civilisation, un vrai lit, internet, une douche, etc.

14/07
La Camel CUP. Tout de jaune affublés et sponsorisés à outrance par les magasins locaux, les chameaux s'affronteront sur la très célèbre piste d'Alice Springs.
Alice Springs Camel Cup
15 bestiaux sur la piste et autant de jockeys carrément amateurs. Le départ est à se rouler par terre puisque les pilotes ne sont absolument pas maitres de leurs montures ; une ironique anarchie règne et les camélidés s'en vont guidés selon leur seul et unique gré. Je n'assisterai qu'à trois courses tant les interludes sont ridicules et ennuyeux : les "rickshaw races", courses de travestis tractant manuellement une charrette et autre artifices inintéressants au possible. Cela dit, cet événement [oui, c'est est un, puisque le seul autre de juillet est la foire au bestiaux], mérite le détour car il est révélateur de l'esprit cowboy régnant dans l'Outback. Hommes et femmes affichent alors leurs jolis chapeaux et jeans, tels des texans assistant a un rodéo, les stands de malbouffe grasse au possible pullulant et la bière coulant a flots. Outre cet aspect ostentatoire de la "beauferie", la bonne humeur règne et les humains font preuve d'un civisme dont nous devrions prendre exemple tant nous sommes les champions des mauvaises fins des fêtes de village...




15/07
Les bons plans naissent autour d'un petit dej'. Je rencontre un australien qui souhaite aller voir les East Mc Donnel Ranges, ni une, ni deux, je dégote deux autres personnes et voila une voiture bien remplie. Le trip de 200 km revenant à 6$ par tète. Quand l'on voit les tours operateurs facturant 100$ pour une prestation équivalente, je me dis que j'ai rate ma vocation de "titghfisted guide" [G.O. radin]...
Petit détour par le marche dominical d'Alice où vous trouverez des chapeaux "true blue" en cuir de kangourou [Promis, je vais consacrer un article à l'argot australien très bientôt...]. Chapeau en cuir à une cinquantaine de dollars, ce qui est une très bonne affaire puisque les lieux soit disant bon marche tels que Kununara ou Derby les vendent près de 70$.
Concernant les East Mc Donnel Ranges, nous nous arrêterons partout : Emily Gap, Corroborree Rock, Ross River, Jessie Gap.
East Mc Donnel Ranges
Rien de bien excitant, de l'art aborigène minimaliste : des rayures verticales censées représenter 3 chenilles géantes, et des rayures horizontales illustrant la parure d'un émeu géant du temps de la création. Personnellement, je n'y verrai que des codes barres ocres [mais je dois avouer que l'art et moi font plus que deux...].
Les couleurs précédant le coucher du soleil transforment littéralement les paysages et leur donnent une allure presque auvergnate. Conseil avise d'un fan de Skippy le grand gourou, allez à Alice Springs, sur les lieux de l'ancien télégraphe [à l'origine de la naissance de la ville], pour admirer les kangourous qui évoluent par dizaines.
Alice Springs - Telegraph Station


16/07
Houhou j'ai réservée mon vol pour Cairns, à moi la Grande Barriere et les forêts tropicales humides. Aujourd'hui journée culture au jardin botanique : deux heures pour devenir un docteur es-acacias, deux heures supplémentaires et me voila Prix Nobel des " gumtrees " et ce grâce au superbes booklets, visitez et apprenez par vous même, vive l'initiative. Bon grosso modo, utilisez l'eucalyptus pour soigner les maux et creusez à la base des troncs des acacias pour y trouver des larves ultra tip top remplaçant haut la main les barres énergétiques façon nourriture de cosmonautes. Malheureusement, le personnel du dit jardin ne m'a pas laisse entrer avec ma pelle américaine...
Je me cultive en compagnie de Simon, un pur australien, qui était sur Alice 10 ans auparavant et ayant bossé en tant qu'ingénieur civil en constructions dans les quartiers aborigènes. J'aurai donc droit à une visite ultra underground qu'aucun " tourist office " ne propose et ne proposera surement jamais. Apres avoir atteint le point culminant du jardin botanique, nous décidons de couper à travers champs, faisant fi des barbelés en direction du Coolibah Swamp. Non, il ne s'agit aucunement d'un marais contenant des eucalyptus Coolabah mais un terrain désert servant aux orgies indigènes de "château de cardboard", en l'occurrence du vin blanc ultra abordable conditionne en "bag in box". Le quartier est assez craignos [Je vous renvoie à la fameuse interview de Mitterrand faite par Mourousi pour la définition de ce mot], mais nous filons surs de nous en direction de la colline jouxtant le télégraphe, dans le but de vous offrir de nouvelles vidéos de kangourous et photos de wallabies.
Wallaby near Alice Springs
C'est ce qu'on nomme altruisme, je mets ma vie en jeu pour deux pauvres clichés de marsupiaux...



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