samedi 18 août 2007

Brisbane

15/08
Arrivée à Brisbane sous la pluie, pas de bol. Aujourd'hui c'est « bank holiday », à croire que le 15/08 est un jour mondial de repos. Re-pas de bol, j'ai une vidéoconférence demain et je dois trouver un costard. Heureusement les australiens contribuent à leur forte croissance économique en faisant du shopping maladif à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mission accomplie, je quitte mes guenilles de parfait voyageur et me voici en gars super classe de la tète aux pieds renvoyant Georges Abitbol au rang de « has been ».

Exploit réalisé en 1/2 heure chrono, je défie Superman de se changer aussi vite [en même temps ce n'est pas dur puisque le pauvre souffrant d'une tétraplégie]. Admirez, au passage, le superbe cadre pour la photo… une chaufferie, quoi de mieux ?

16/08
La boule au ventre, il est temps d'aller au front et se remettre dans le bain de l'emploi. Je me sens si mal à l'aise, moi qui n'ai pas porté de pantalon depuis plus de 4 mois ; sans parler de la cravate, je crois qu'il faut remonter à 2002 où j'avais quitté un pauvre emploi sous payé où cet accessoire de serial killer était de rigueur.
Je flânerai ensuite dans le centre ville qui n'est aucunement esthétiquement reposant, encore une espèce de centre commercial géant de plein air ou résonne fortement la musique subliminale d'ascenseur poussant ù la consommation.
Visite éclair de l'exposition sur l'œuvre de Michael Riley, artiste australien [1960-2004], photographe, vidéaste éclairé. Des classiques photos noir et blanc, on passe dans le domaine expérimental déroutant avec des crucifix et vaches volantes. Je vous conseille de voir ses films Eora et Empire qui sont de magnifiques peintures vivantes de l'Australie en termes de paysages, faune et flore.

17/08
Debout aux aurores pour le marathon visite de la ville. Marche le long de l'imposant Story Bridge qui m'amènera le long des berges de la Brisbane River qui offre un panorama intéressant sur les tours démesurées de béton et de verre. Qui l'eut cru, je découvre une nouvelle espèce de lézard, le water dragon, très préhistorique et se dorant placidement au soleil.
Brisbane River - Water Dragon
Je dois admettre que le cote piéton est plus agréable que je ne l’eus pensé et les jardins relativement jolis et relaxants.
L'art muséum, au sein du campus, bien que de taille lilliputienne, propose des compositions de photos de Faiyaz Jafri : monde mi-réel mi-virtuel d'innocence et d'érotisme qui aurait fait bonne figure à Beaubourg. Le reste des expos, avec ses moyennes peintures contemporaines à l'huile, n'est la que pour garnir les murs bien vides de ce musée.
Le jardin botanique jouxtant le musée n'est pas à la hauteur de sa réputation, mais les pelouses sont propices à un bon vieux somme.
Brisbane Srory Bridge at dusk
Bonne nouvelle, le recruteur veut me revoir sur Sydney, du coup j'irai en boite. Quoi encore? La 3ème fois en 3 mois! Kate, la charmante petite anglaise est à l’ origine de ce dérapage...

18/08
Sortir jusqu'a plus d'heure le matin n’est plus de mon âge. Le temps est exécrable mais je dois en finir avec Brisbane. Le must, aux dires du routard et consorts, est la vue depuis le clocher de l'hôtel de ville. Bof, bof : nous sommes cernés par les tours, peut être n'ont-ils pas mis les pieds a Brisbane depuis une vingtaine d'années. Le machiniste de l'ascenseur, lui, vaut le détour, son accent chypriote étant tellement unique.
Roma Street Parkland, le plus grand jardin subtropical du monde en centre ville selon les dépliants de l'office de tourisme.
Brisbane - Roma Street Parkland
Les compositions florales sont superbes mais la plupart des espaces ne sont que de simples pelouses pas du tout subtropicales. Le jardin n'ayant ouvert ses portes qu'en 2001, la pub ne sera qu'à moitié mensongère [ou à moitié vraie, histoire d'arrêter de râler tel le français lambda].

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2 commentaires :

  1. Alors tu as commencé un travail ... raconte, de quoi s'agit-il ? Pas trop dur en Anglais ?

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  2. Alors je n'ai pas commence de travail et je ne cherche que depuis peu.
    Par contre les interviews en anglais d'1h30 avec 3 gars qui te posent des questions a gogo surtout concernant ton attitude et tes relations au boulot, oui, ca change du classique entretien a la francaise. Concernant la langue, on s'y fait, ca fait quand meme 3 mois que je suis sur le sol australien.
    T'es le posteur de commentaires #1! Est-ce que cela reflete ta charge de travail?
    A plus mec!

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