dimanche 23 mars 2008

Sydney Magic Point – Requins nourrice, troisième!

Ce weekend, je remets ça, comme le dit le vieil adage : jamais deux sans trois! Je finirai bien par voir mes premiers grey nurse sharks! Direction le club de plongée de Mossman en ce dimanche pascal, 25 km de vélo pour être bien alerte et me délecter de ces nouvelles immersion dans le Pacifique. Le décor est grandiose, le club est basé dans d’anciennes installations défensives de la fin du XIXème siècle, en contrefort des falaises de la baie de Sydney. Bâtiments énormes aux lignes très militaires et victoriennes, constitués de blocs massifs de sandstone ; le club en jette et ce cachet se répercute inéluctablement sur l’addition : certes, le matériel est quasi neuf mais 165 dollars pour deux plongées, je n’ai jamais été autant extorqué de la sorte !
Chowder Bay
Magic Point est situé au Sud de Sydney, à l’Est de Maroubra et une heure de bateau sera nécessaire pour y accéder ; immanquablement plusieurs plongeurs iront nourrir les poissons en déversant leur petit déjeuner par-dessus bord. Allez, immersion ! 15 mètres plus bas, les fameux requins sont là. La visibilité est médiocre et les plongeurs, en bons élèves de l’école PADI, sur-lestés à outrance, s’écrasent sur le lit sablonneux, dispersant à tout va les sédiments : je les maudis tant ils me rendent la captation difficile. Le spot, outre les Grey Nurse Sharks, héberge nombres de Cuttlefishes et quelques Weedy Sea Dragons, une belle occasion de compléter ma médiathèque de la faune sous marine de Nouvelles Galles du Sud.
Sydney - Magic Point - Giant Cuttlefish
Lors de la seconde plongée, l’un des débonnaires dive masters, me collera un débutant dans les palmes, et, à 150 bars je lui demande sa quantité d’air restante et celui m’indique qu’il est sur la réserve ! Je peste à nouveau contre cette institution PADI qui offre l’autonomie à des personnes ne sachant ni s’occuper d’elles mêmes et n’étant pas non plus capables de communiquer avec leur palanquée. Non content de mal se gérer, ce charlot possédait une camera : aurait-il succombé à la noyade en effectuant une photographie [ratée bien entendu]? Fort heureusement, la plongeuse nous accompagnant, offrira aussi de son air, et nous arriverons tant bien que mal à ramener notre boulet à bon port sans devoir se farcir un capelé de marathonien. Ô comme je regrette les autonomes de la FFESSM qui savent tous se gérer puisqu’ayant suivi une formation digne de ce nom.
Malgré ces quelques déboires, je retournerai plonger aux environs de Sydney car la baie et les côtes recèlent encore de moult trésors à découvrir. [Allez faire un tour sur ce site]





dimanche 16 mars 2008

Jervis Bay – scuba diving and Eastern Grey Kangaroos galore

Ce weekend, direction Jervis Bay à 200 km au Sud de Sydney. Réveil difficile a 4h30 du matin pour être de bonne heure au dive center d’Huskisson. Mon pilote et camarade de plongée est Hannu, un finlandais que j’ai rencontre en plongeant à Coffs Harbour ; nous avons le même nombre de plongées au compteur mais lui s’est formé aux détours du monde : quel veinard! Nous voyagerons en mode ultra économique : voiture de société et pétrole sur sa note de frais! J’ai vraiment trouve le camarade idéal, sympathique, pausé et disponible puisque sa compagne ne le rejoindra qu’en Octobre : nous avons donc de beaux trips plongées en perspective!
Jervis est une paisible baie pour familles, retraites et fanas de pêche. Entourée de foret, les kangourous gris y abondent à tel point que j’en ai vu bien plus ici en une journée qu’en dix mois aux quatre coins du continent.
Jervis Bay - Grey Kangaroos
Les marsupiaux sont partout et squattent volontiers, en meutes, toute parcelle de verdure accueillante et plus particulièrement le green du golf de Vincentia.

La baie de Jervis est réputée pour ses nombreux cétacés : baleines en hiver et dauphins tout au long de l’année ; cependant ces derniers n’ont pas pointé leur bouille durant ces deux jours. Si les cotes sont aussi accueillantes, c’est parce que le développement immobilier est presque nul car la marine australienne y a élu domicile en y implantant une base. Les cétacés ne sont pas les seules espèces à venir profiter de ce havre de paix, les otaries y établissent leurs quartiers hivernaux d’Aout à Novembre, une opportunité de plongée à ne pas manquer et mon agenda est d’ores et déjà à jour!
Venons en aux plongées ; celles du samedi n’ont rien eu de particulier a offrir de part leur visibilité plus que moyenne et la triste stérilité des spots. Cependant le dimanche sera d’un tout autre acabit : très bonne visu, cavités et tunnels formidablement ludiques et festival d’espèces peu communes dans ma maigre expérience de plongeur du Pacifique : un Weedy Sea Dragon [hippocampe géant] et deux Giant Cuttlefishes [sèches] possédant des facultés de mimétisme phénoménales n’ayant rien à envier a celles d’un caméléon. Autre fait marquant, les nombreux thermoclines, qui, lorsque les traversant, vous saisissent par leur extrême froideur ; ceci dit, vous êtes préventivement alertés car ces strates thermiques sont repérables tant elles sont épaisses et troubles.
six spine leatherjacket
Le club de plongée local deep6diving n’est pas des plus accueillants, à croire que les professionnels de la Nouvelle Galles du Sud cultivent leur caractère d’ours mal léchés! Néanmoins, le dive lodge, du coté de Paradise Beach propose des prestations exceptionnelles pour un prix dérisoire.
Huskisson - Jervis Bay
Comme à chaque fois, je ne veux pas rentrer sur Sydney pour continuer à profiter du calme et des plages de sable blanc, mais, mon collègue de palanquée est la pour me remettre sur les rails de l’excitant train train du fabuleux et merveilleux monde du travail.

Voir la galerie photos...



dimanche 9 mars 2008

Coffs Harbour – Diving therapy

Six mois sans avoir plongé! Scandale ! Et ceci coïncide purement et simplement avec mes débuts dans la vie active ici, down under ; quel triste concours de circonstance ! Après avoir trime ces trois dernières semaines sans avoir eu un seul weekend puisqu’ayant travaillé certains samedis et dimanches, il était grand temps de décompresser et s’immerger dans un milieu calme et accueillant, ce bon vieil océan pacifique.
Apres l’échec de Byron Bay, je décide donc de migrer à Coffs Harbour,
Coffs Harbour
à 600 km au Nord de Sydney pour tenter d’enfin rencontrer les fameux requins nourrice ; placides créatures d’environ 3 mètres de long qui n’ont d’effrayante que leur mâchoire qui arbore pléthore de dents acérées au profil de crochet. Les Solitary Islands sont réputées car une colonie d’une trentaine de squales y a élu domicile. Au programme, 4 plongées pour maximiser mon potentiel chance. Hélas ! Je dois être la malheureuse victime d’un sortilège visant à me priver d’une quelconque rencontre avec les nebrius ferragineus. A mon grand désespoir, je me contenterai des autres spots de la réserve marine car la « nursery » n’était pas accessible pour cause de mauvaises conditions.
Silver Bream
Il est temps de ravaler ma rancœur et pleinement profiter des eaux à la visibilité plus que satisfaisante [pour nous autres plongeurs européens,] et où les espèces marines abondent en diversité et en nombre. Des l’immersion je fais fi de ma déception et réalise combien je suis chanceux et privilégié d’évoluer au loin des cotes, planant à mach 12 au gré d’un courant à décorner les bœufs.




Ha oui, petit detail qui a son importance : les membres du personnel de Jetty Dive Center sont absolument detestables tant ils sont froids et impolis.
Ce séjour à Coffs fut pour ma personne, la thérapie idéale à un trop plein de travail : population amicale, plages désertes, côtes magnifiques et déchiquetées à l’herbe grasse qui ne sont pas sans rappeler celles d’Irlande auxquelles vous auriez ôté la pluie ; et pour couronner le tout, un dortoir pour ma pomme.
Coffs Harbour

Passons à présent à la lilliputienne page culturelle : Carmen à l’Opéra de Sydney. Au troisième rang, vue imprenable et suffisamment proche de l’orchestre pour sentir les vibrations instrumentales et vocales. Le thème musical hyper entrainant et archi connu rythme une mise en scène énorme qui bien entendu, ne peut rivaliser avec une scénographie du mégalomane qu’est Robert Hossein. L’on se laisse donc facilement emmener dans cette fable aux accents du Sud mais seul hic, l’accent des chanteurs, justement, puisque ce dernier aux intonations germano-anglophones ne s’accorde pas avec les paroles en français. Cela dit, l’opéra en deux actes, en short et en tongues, dans un tel cadre, c’est la classe internationale !