Jervis est une paisible baie pour familles, retraites et fanas de pêche. Entourée de foret, les kangourous gris y abondent à tel point que j’en ai vu bien plus ici en une journée qu’en dix mois aux quatre coins du continent.
Les marsupiaux sont partout et squattent volontiers, en meutes, toute parcelle de verdure accueillante et plus particulièrement le green du golf de Vincentia.
La baie de Jervis est réputée pour ses nombreux cétacés : baleines en hiver et dauphins tout au long de l’année ; cependant ces derniers n’ont pas pointé leur bouille durant ces deux jours. Si les cotes sont aussi accueillantes, c’est parce que le développement immobilier est presque nul car la marine australienne y a élu domicile en y implantant une base. Les cétacés ne sont pas les seules espèces à venir profiter de ce havre de paix, les otaries y établissent leurs quartiers hivernaux d’Aout à Novembre, une opportunité de plongée à ne pas manquer et mon agenda est d’ores et déjà à jour!
Venons en aux plongées ; celles du samedi n’ont rien eu de particulier a offrir de part leur visibilité plus que moyenne et la triste stérilité des spots. Cependant le dimanche sera d’un tout autre acabit : très bonne visu, cavités et tunnels formidablement ludiques et festival d’espèces peu communes dans ma maigre expérience de plongeur du Pacifique : un Weedy Sea Dragon [hippocampe géant] et deux Giant Cuttlefishes [sèches] possédant des facultés de mimétisme phénoménales n’ayant rien à envier a celles d’un caméléon. Autre fait marquant, les nombreux thermoclines, qui, lorsque les traversant, vous saisissent par leur extrême froideur ; ceci dit, vous êtes préventivement alertés car ces strates thermiques sont repérables tant elles sont épaisses et troubles.
Le club de plongée local deep6diving n’est pas des plus accueillants, à croire que les professionnels de la Nouvelle Galles du Sud cultivent leur caractère d’ours mal léchés! Néanmoins, le dive lodge, du coté de Paradise Beach propose des prestations exceptionnelles pour un prix dérisoire.
Comme à chaque fois, je ne veux pas rentrer sur Sydney pour continuer à profiter du calme et des plages de sable blanc, mais, mon collègue de palanquée est la pour me remettre sur les rails de l’excitant train train du fabuleux et merveilleux monde du travail.
Voir la galerie photos...
Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire