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samedi 20 juin 2015

Gopher tortoise at Merrit Island

Voici quelques photos prises à Merrit Island.
Échasse d'Amérique (Himantopus mexicanus)

Gophère polyphème (Gopherus polyphemus)







dimanche 19 mai 2013

Shore dive at Manly NSW

Un petit weekend de 3 jours du coté de Sydney. Nous allons faire une plongée du bord dans la réserve de Cabbage Tree Bay à Manly. Cela fait environ 5 années que je n’ai pas remis les palmes dans ce coin. Pas de Port Jackson sharks cette fois ni de Weedy Sea Dragons. Il fait encore trop chaud (eau a 21 degres), les requins seront là à partir de juillet, et quant aux Weedy Sea Dragons, ils sont dans le coin, mais inaccessibles sans bateau. Plongée de 90 minutes en eau peu profonde (7metres maxi), nous serons chanceux de voir une jeune Green Sea Turtle, de nombreux Old Wives fishes, 2 Cuttlefishes, etc. La visibilité était moyenne, l’eau assez chargée de particules, c’eut été un bon jour pour la macro, notamment pour immortaliser les Hingebeak shrimps.
the mighty giant cuttlefish




the friendy blue groper

wobbegong

my australian fish ID guide is packed in the basement, so no names on that caption!

my australian fish ID guide is packed in the basement, so no names on that caption!

oldwife














samedi 28 avril 2012

Scuba diving at Jupiter, Florida

Septembre 2012, l’hiver est officiellement terminé en Nouvelle Zélande. Cependant ce weekend l’eau est à environ 14 degrés et 75 mins sous l’eau à inspirer du trimix ne contribue pas à savourer pleinement le début de l’ère printanière. Aussi, pour se réchauffer, voici un billet sur une journée de plongée en Floride, le 28 avril 2012.

Direction Jupiter, à un peu moins de 3 heures de route, au Sud d’Orlando et 1 heure et demie au Nord de Miami. C’est mon sixième séjour en Floride et je n’ai pas encore plonge dans l’Océan Atlantique, il est donc grand temps de réparer cela. Je me suis fait conseiller Jupiter Dive Centre après avoir discuté avec un groupe de plongeurs rencontrés après un snorkeling dans la Rainbow River. Le centre possède deux bateaux et brasse une foule conséquente. Le centre propose les deux plongées avec matériel et Nitrox pour 135 dollars [pour ce prix en Nouvelle Zélande, vous n’avez pas de matériel fourni] Une fois avoir analysé le Nitrox 36, nous embarquons et voguons à peine 20 minutes pour nous retrouver sur le premier spot de plongée dénommé Scarface. Aujourd’hui ce sera deux plongées dérivantes, ce ne sera pas idéal pour la photographie. Le reef est assez aseptisé et plutôt sablonneux, et la silice en suspension est l’ennemie de mes flashs. Malgré une visibilité médiocre, la première tortue est en vue après seulement 5 minutes sous l’eau. Green Turtle
Quelques minutes plus tard, un requin pointe noir. Cela commence très fort et les rencontres avec les tortues s’enchainent. De nombreux trumpetfishes, wrasses, angelfishes complètent le tableau. Angelfish
De retour sur le bateau, la houle s’est levée et le vent aussi. Quelques plongeurs sont malades. Une heure plus tard, nous revoici à l’eau sur le spot dit Tunnels La visibilité est encore plus mauvaise, mais les tortues vertes sont là pour me remonter le moral. Plus tard c’est un énorme mérou (Goliath Grouper), et puis un ou deux barracudas égarés et enfin un dernier requin. L’eau était à 25 degrés, mais la combinaison de location (une 5mm} n’a pas fait un bon boulot, je ressors frigorifié, les plongées dérivantes n’étant pas non plus celles où l’on se bouge le plus ! Petit détail, le pourboire est obligatoire, c’est écrit sur le bateau (seul le capitaine apparemment a un salaire décent). J’ai donné le minimum syndical car un jeune membre de l’équipage a été assez maladroit avec ma caméra et a réussi à ajouter un impact sur le dôme acrylique du caisson ! Dommage car le dive master avec qui j’ai plongé, était très sympa, professionnel, heureux de me guider et ravi de répondre à toutes mes questions.
 

vendredi 30 octobre 2009

Floride : Wekiwa Springs, Lake Louisa State Park, Ten Thousand Islands, Big Cypress National Preserve, Caladesi Island & Honeymoon State Park

16 octobre 2009 - De Sydney à Orlando
Aéroport international de Sydney. L'excitation est à son paroxysme, je m'apprête à monter dans l'A380 en business class à destination de Los Angeles. Direction la Floride pour la troisième fois, pour le travail bien evidemment.
Je me souviens encore de ma première rencontre avec le géant des airs qu'est l'A380, c'était en novembre 2005. Comme de coutume, je pédalais pour me rendre au travail à Labege et, le ciel, d'un seul coup, s'est assombri et, il n'y avait à ma connaissance, aucune éclipse de prévue. Je fus donc surpris de voir un condor métallique voler silencieusement avec agilité et d'autant plus surpris de voir les figures effectuées en quasi rase-motte, si près des toits de la proche banlieue toulousaine. Ce type de rencontre allait devenir quotidien durant les 6 mois suivants.
1 an et demi plus tard, je recroisai le mastodonte sous les couleurs de Korean Airlines à Sydney, Changi et également a Bangkok. 1 an après, le revoici avec le pavillon de Qantas et en compagnie de son homologue coréen à chacune de mes excursions au départ de la capitale de Nouvelle Galles du Sud. Ces 6 derniers mois, c'est un Emirates qui traverse régulièrement le ciel d'Auckland.
Finies les frustrations, je vais enfin goûter au nec plus ultra en matière de long courrier, et, en classe affaires, s'il vous plaît.
Qantas A380 - Sydney Airport
Bilan de ces 12 heures pour rallier les USA : service et fauteuils identiques au Boeing 747-400, mais, " live entertainment " de dernière génération et disponible dès l'extinction de la consigne lumineuse " attachez votre ceinture ". La grande avancée est en termes de confort acoustique, quel silence par rapport à l'avion américain, l'on se croirait dorénavant dans un monastère.
Arrivé à Los Angeles, premiers pas sur le sol américain, il fait plus de 30 degrés, et, cette chaleur combinée à la puissance de l'astre solaire me rappelle combien la Death Valley est proche de la mégalopole hollywoodienne. Je fais ensuite escale par Dallas où les 3 heures de connexion sont aussi très chaudes. Je redoute ce qu'il m'attend sur Orlando, je me prépare au pire avec l'accablante humidité ambiante.
Il est plus de 23 heures heure locale, mon périple de 30 heures de voyage s'achève enfin. Je m'écroule et tombe dans les bras d'une Morphée climatisée.

Comme prévu, ce n'est pas la forme olympique mais j'ai assez de jus pour aller " snorkeler " à Wekiwa Springs. Oui, je suis déjà venu dans ce " state park " la dernière fois, mais j'ai, aujourd'hui, grandement besoin d'eau fraiche et limpide, mais aussi d'exercice sans pour autant rouler à l'autre bout du comté. De plus, lors de ma dernière visite, je n'ai pas produit suffisamment de vidéo sous marine car j'étais sur un kayak. C'est donc chose faite, j'évolue au milieu des algues, poissons chats, tortues et… canoës ! Apres avoir feint de ne pas entendre les gardes forestiers, je me dois de rebrousser chemin et sort de la zone interdite, heureux de ma session palmes-masque-tuba hors la loi.
Orinoco Sailfin Catfish - Wekiwa Springs

Erreur fatale, je suis sorti arpenter les bars en compagnie de mon manager, je me réveille dans un état pitoyable et mon horloge interne est complètement déréglée. Vite, il va faire nuit dans 6 heures. Branle-bas de combat ! Direction Lake Louisa State Park. Une heure plus tard, me voici sur une " dirt road " au milieu des orangers et pamplemoussiers ; le G.P.S. a encore fait des miracles : je suis censé être arrivé à destination et, le paysage, certes typiquement floridien, n'a rien des forêts de pins et cyprès où je devais arriver. La piste est sablonneuse et le PT Cruiser n'est définitivement pas un A.T.V. [All Terrain Vehicle], aussi, les dérapages se succèdent et je me demande si je serai en mesure de grimper les collines qui me séparent désormais du ruban de bitume, salvateur moyen de retour à la civilisation. Je décide de rebrousser chemin et arrive tant bien que mal à revenir sur mes pas. Grand ouf de soulagement, le véhicule est sauf. Je n'ose imaginer ô combien j'aurai été en mauvaise posture si j'avais bloqué la voiture sur cette piste : quelle aurait été la réaction de mes supérieurs hiérarchiques ? Je finis par apprendre auprès du maraicher local que j'étais effectivement à moins d'un demi-mile de l'entrée du parc naturel.
Lake Louisa State Park
4 heures avant la tombée de la nuit, il est maintenant certain que j'ai ruiné toute chance de voir un serpent à sonnette, néanmoins, c'est en fin d'après midi, que les tortues terrestres et les cerfs commencent à être actifs. En guise d'espèce inattendue, je trouverai un minuscule scorpion desséché au pied d'un écriteau m'avertissant de la présence de serpent venimeux.
Scorpion - Lake Louisa State Park
Point de tortue vivante, mais, une carapace d'une taille respectable et enfin, un cervidé pour conclure mes 3 heures de marche.
Le ratio vie animale / temps de marche est donc plus qu'honorable, le scorpion, étant la cerise sur le gâteau. Demain, il faudra que je sois fort, un plus grand danger me guette puisque je serai de retour dans le monde de l'entreprise.

Les Everglades ! Comment concevoir un troisième business trip sans avoir mis les pieds dans ce mythique marais ? Sitôt après mon ennuyeux vendredi au travail, je m'attaque aux 450 km et installe mes quartiers dans un motel d'Everglades City : le Everglades City Motel (manque de créativité ou volontaire pléonasme ?)
Ce matin j'opte pour une session de 6 heures de kayak. Everglades City, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas un marais géant mais plutôt une sorte d'embouchure aux eaux saumâtres s'ouvrant sur le Golfe du Mexique et ses immédiates voisines, les Ten Thousand Islands.
Je suis le premier client du loueur de canoës local. Apparemment, bien que basé dans le coin depuis de nombreuses années, le patron, originaire de New York, semble être à court de connaissances lorsque je lui expose mon désir de navigation en marais. Il m'indique, à défaut, un " tunnel " dans la mangrove qui est censé déboucher sur un lac suppose héberger moult alligators. Ok, allons-y ! Le début est d'un ennui pathétique, je longe un chenal bordé d'habitations. Je hurle en mon for intérieur et maudit cet escroc : je me faisais une autre idée de la Floride sauvage ! Une heure plus tard, effectivement, je suis dans le tunnel de mangrove, mais, apparemment, cela fait des lustres que personne n'est passé dans le coin. L'étroitesse du chemin et la densité des branches de palétuviers ajoutées aux millions de toiles d'araignées rendent la progression impossible. Non seulement je vais battre en retraite, mais encore, je n'ai pas encore croisé la moindre vie animale justifiant ce calvaire qui m'a réduit en avaleur de soies d'arachnides. C'en est trop, je crie mon mécontentement et fait au passage s'envoler quelques ibis qui se moquent de mon sort.
Everglades City
Je rebrousse donc chemin et part vers les Ten Thousand Islands. En traversant l'étroit bras de mer séparant le chenal plaisancier des iles, un groupe de 3 dauphins " bottle-nose " passeront à plusieurs reprises près de mon embarcation ; quelle expérience inouïe que d'entendre leur puissant souffle : les galériens sont toujours récompensés ! Cette rencontre fut donc autrement plus enthousiasmante que les classiques dauphins suivant la proue de mes habituels bruyants charters de plongée.
Les Ten Thousand Islands ne sont pas, à vrai dire, de véritables iles mais plutôt des ilots de palétuviers dont la hauteur n'excède pas les 2 mètres. Cet archipel abrite crabes, échassiers mais aussi l'emblématique Bald Eagle. N'espérez pas mettre pied a terre, le sol n'est qu'un amas de moules et huitres tranchantes et, de toute façon, le canevas tressé par les racines des palétuviers rend la progression tout bonnement impossible. La pause déjeuner se fera donc sur le kayak… adieu donc mon rêve de plage de sable blanc !
Everglades - Ten Thousand Islands
A peine rentre de cette session pagaie, je me rends sur la Turner River road, située dans Big Cypress National Preserve à seulement une dizaine de miles à l'Est d'Everglades City. Cette route est une piste coupant à travers les marécages. Il suffit de marcher au bord de la route pour dénicher les débonnaires alligators en plein bain de soleil. Le constat est le suivant : des que vous arrivez a deux mètres des crocodiliens, ces derniers décampent à la vitesse de l'éclair pour se cacher dans l'eau aux tons de thé noir [La couleur de l'eau est principalement due à l'écorce des cyprès baignant en son sein].
Alligator - Big Cypress National Preserve
Le bilan est extrêmement positif : en une heure une quinzaine d'alligators, sans compter tortues, hérons cendrés, aigrettes, ibis, vautours, cormorans, etc.
Big Cypress National Preserve - Aigrette
Puis, vient la tombée du jour et, un autres paysage se dévoile : les couleurs deviennent plus variées et la lourde atmosphère s'évanouit. La beauté des marais et les contrastes se révèlent : quelle splendide nature !
Big Cypress National Preserve

Dimanche 25 Octobre - Everglades
Aujourd'hui c'est randonnée ; légitime activité au lendemain d'une journée l'arrière train vissé sur mon embarcation. Je reprends la route de Big Cypress National Preserve pour rallier le fameux Florida Trail, ruban s'étirant sur toute la longueur du plat état.
Je décide de tester ma résistance mentale, et, après avoir signé un registre auprès du " visitor centre ", je pars vers le Sud : foret inondée de cyprès qui normalement ne s'emprunte qu'en saison sèche (hiver). 200 " feet " plus loin, mes guêtres sont devenues inutiles, l'eau arrive au dessus de mes genoux et mes godillots sont dès lors détrempés. Le paysage est glauque, le ciel est gris, l'eau sombre et l'ambiance irréelle.
Florida Trail - Big Cypress National Preserve
Je n'entends que le bruit répétitif de mes jambes fendant l'eau stagnante. Je n'ai jamais ressenti un sentiment aussi étrange, mes sens sont en éveil comme jamais et je scrute anxieusement les alentours pour m'assurer le l'absence d'alligators. Pourquoi cherche-je à me rassurer ? Quoi qu'il arrive, je ne suis qu'un étranger en territoire hostile. En guise de placebo psychologique, je sais que mon fidele couteau est à rapide portée de main… mais, à quoi me servirait une lame de 8cm contre l'épais cuir saurien, impénétrable préhistorique muraille à l'épreuve de mon canif. Finalement, après plus d'une heure et demi d'inutile angoisse, je décide de rebrousser chemin : cette marche n'en vaut pas la peine car je n'ai vu qu'un Red-shouldered Hawk, plusieurs milliers d'alevins et une centaine d'écrevisses naines. Bilan en matière de créatures potentiellement dangereuses : nul, point d'alligators et que nenni en termes de serpents. Et dire que je rêvais de voir mon premier Water Moccassin.
De retour à mon point de départ, j'oblique en direction du Nord afin d'échapper au marais. Le temps a changé, le soleil est au zénith, l'humidité frise les 90%, et, le mercure s'affole. Lorsque je traverse les prairies de " sawgrass ", j'ai l'impression que ma tête a été placée dans une cocotte minute, et, mon fidèle chapeau australien me rappelle combien tout me parait aujourd'hui si similaire au Northen Territory durant la " wet season ".
Finalement, je rejoins la forêt où il fait bien meilleur.
Florida Trail - Big Cypress National Preserve
Etrangement le " trail " est traversé de nombreuses pistes labourées qui indiquent une forte activité humaine. Je découvre par la suite que ces chemins de traverse on été dessinés par des chasseurs chevauchant des quads aux dimensions hors-normes. Les viandards sont perchés sur une plate forme a presque deux mètres du sol. Les mensurations gargantuesques de ces véhicules ont été étudiées pour s'adapter à l'évolution en zone inondée, cependant, je reste persuadé qu'ils sont surtout dimensionnés pour pouvoir transporter des personnes avec une surcharge pondérale hors-normes.
Lorsque je prends mon déjeuner, les fesses enfin au sec, un serpent passe à une trentaine de centimètres de ma personne. Tout comme lui, je me fige et nous nous observons une poignée de secondes. Il s'agit d'un Southern Black Racer, espèce non venimeuse. A peine ai-je le temps d'attraper ma caméra que celui file avec grâce et célérité vers de nouvelles aventures. Je décide de faire de même car 5 heures de route me séparent d'Orlando. A mesure que l'après-midi avance, la fréquence des coups de fusil s'intensifie : j'ai choisi la bonne option, quitter ce territoire non amical où l'ennemi est, comme de coutume, l'Homo sapiens sapiens.
Je m'arrête une dernière fois sur le bord de la route pour saluer la prairie inondée qui a revêtu ses plus belles parures au coucher du soleil.
Alligator - Big Cypress National Preserve
Un chasseur (encore!) s'apprête à passer la nuit à l'affût avec une importante quantité de matériel. Il traine avec lui une sorte de remorque ressemblant à un gros caddie de golf. Je le questionne sur l'utilité de la chose et il me répond, tout sourire édenté, qu'il s'agit d'un " climber tree stand ". Ainsi, il pourra se percher et les cerfs ne sentiront pas sa présence ; quel vicieux personnage !
Je dinerai à Lake Placid, quitte donc l'autoroute pour m'enfoncer dans la campagne histoire de fuir les fast-foods et franchises de la malbouffe, et, pour une fois, le G.P.S. m'indique une taverne fort sympathique. Il y a seulement 3 locaux sirotant leur Bud, je m'installe et interroge la patronne sur l'absence de touristes : est-ce le film de série Z qui les a fait fuir ? J'apprends que le lac dans le film est en fait le Black Lake, dans le Maine à plus de 1500 miles, ok, je partirai quelque peu moins inculte ce soir!

Direction la cote ouest de la Floride à un peu moins de 200km d'Orlando. Depuis le State Park de Honeymoon, un petit bateau m'amène sur l'ile de Caladesi où la durée de séjour est limitée à 4 heures. Je profite à fond du coté ouest : plage de sable blanc donnant sur le golfe de Floride et passe le plus clair de mon temps dans les eaux chaudes. Là encore, multitude d'oiseaux : pélicans et Ospreys. Quel bonheur que d'être seul sur ce petit bout de paradis ! Bon, il y a tout de même quelques pèlerins se promenant et dès lors, la nudité ne peut être de mise au pays de l'ultime puritanisme.
Caladesi Island - Heron & Oister Catcher
En fin d'après midi, la navette fluviale me ramène sur la presqu'ile de Honeymoon, et, je pars de la arpenter l'Osprey trail. Les moustiques comment à apparaitre en nombre et je me maudis d'avoir laissé le répulsif à l'hôtel. Le chemin, comme son nom l'indique, permet de voir de nombreux nids d'Ospreys qui sont des sortes d'aigles marins. En plus de contempler ces superbes rapaces, je vois enfin des Armadillos pour la première fois. Quelles étranges créatures : ces tatous semblent être sortis d'un autre âge.
Honeymoon State Park - Armadillo
Ils passent le plus clair de leur temps à fouiller le sol de leur groin et semblent accepter ma présence tant que je n'effectue pas de vibrations palpables. Cependant, rester statique à la tombée du jour n'est pas la meilleure des choses : je me suis fait déjà dévorer une centaine de fois par les moustiques gloutons. Je terminerai donc ma promenade en courant afin de rester vivant. Je m'arrête encore à quelques reprises car les Gopher Tortoises sont de sortie.
Honeymoon State Park - Gopher Tortoise
Ces tortues terrestres sont parmi les espèces vivantes les plus anciennes de la planète : 60 millions d'années mais bizarrement l'on ne sait pas combien d'années elles vivent. Je contemple enfin le coucher du soleil, immergé dans l'eau salée et soulage en même temps mon corps irrité de ces innombrables piqures d'insectes buveurs de sang.

J'ai ensuite passé une semaine sur Atlanta, mais décidemment être en ville ne m'inspire pas. Aussi, voici les photos brutes de décoffrage à la fin de la galerie.

dimanche 11 janvier 2009

Darwin – Top End durant la saison des pluies

Ben, le copain de mon ancienne colocataire (*) est à Darwin depuis quelques mois mais plus pour très longtemps ; il y effectue une pige de 6 mois pour le gouvernement. Je saisis donc l’occasion de découvrir le Top End à la saison des pluies [cf. ici pour Darwin en hiver].
(*) Ha oui, rapide parenthèse, j’ai quitté ma misérable banlieue début Octobre pour établir mes quartiers à Sydney, à Pyrmont, plus précisément. J’ai abandonné la maisonnette dont les murs tremblaient lorsque les road-trains passaient lancés comme des formules 1 fendant la nuit sur la mitoyenne Lane Cove road. Pour vous donner une idée du bruit, je vous renvoie au film culte australien « the castle » ; où une famille de « true blue aussies », des gros « beaufs », vivent le long d’une piste d’atterrissage d’un aéroport international. Mon nouveau logis est classieux et carrément arrogant voire puant : jacuzzi, 2 piscines, avec vue sur l’eau. Je pousse même le luxe à son paroxysme puisque ma chambre est même dotée d’un lit !
Trêve de bavardages, c’est donc parti pour le weekend le moins éco-responsable à mon actif : 6500 km d’avion et nous nous déplacerons ensuite en 4x4. Oui, j’ai honte et mauvaise conscience, mais, au demeurant, j’effectue mes 40 km quotidiens de migrations pendulaires sur mon vélo…
A peine arrivé, aux alentours de minuit, la chaleur humide m’étouffe : 35 degrés et une humidité environnante flirtant avec les 100%. Nous partons le samedi pour Litchfield National Park. Au programme, les immanquables termitières géantes, les chutes d’eau de Florence, les spas naturels de Buley Rockhole, mais point de Lost City pour cause de piste fermée à la circulation ; dommage, ces formations rocheuses sont uniques tant elles semblent avoir été façonnées et assemblées par la main de l’homme. Nous nous prélassons longuement et sautons à maintes reprises du haut des falaises de Florence Falls, mais, l’orage ne tarde pas et quittons Litchfield sous des trombes d’eau pour se rendre à Gunn Point, plage au Nord Est de Darwin. Pour y accéder, une « dirt road », piste longue de 45 km, qui est par endroits aussi glissante qu’une patinoire et nous procure pas mal d’amusement et d’adrénaline. Sitôt rendus, le paysage est sensiblement différent de ce qu’espérait mon camarade Ben : la pluie couplée aux fortes marées de pleine lune, ont eu raison de la plage qui n’est plus qu’un maigre bandeau dévoré par les eaux boueuses et salées. Vent, pluie et moustiques auront raison de notre vaillance et passerons donc la nuit à domicile avec la climatisation fonctionnant à plein régime.
Dimanche, nous souhaitions louer une plate pour aller pêcher le barramundi au milieu des crocodiles, comme le font les vrais locaux. Seulement la saison des pluies est la morte saison touristique et ce plan pêche avorte aussitôt : rien à louer ! La plupart des pistes 4x4 ont aussi fermé dans le courant de la semaine. Nous jetons notre dévolu sur Mary River Park (Au Nord Ouest de Kakadu). Là encore le bulletin d’état des routes n’est pas à jour mais décidons tout de même d’emprunter une piste close qui doit nous amener à une marche : Birds Billabong (billabong signifie trou d’eau). Il fait extrêmement beau et avons l’impression d’évoluer la tête dans une cocotte minute. De nombreuses parties du chemin sont inondées, mais peu profondément, ne laissant aucune chance aux plus gros crocodiles de pouvoir frapper sans être vus : ouf ! Nous continuons d’avancer moyennement rassurés, mais tout en étant déterminés à voir ce fameux billabong. Nous croisons quelques wallabies qui décampent à la vitesse de l’éclair. Je suis surpris de voir ces marsupiaux autant à l’aise dans cet habitat envahi par les eaux. Arrivés au billabong, nous nous retrouvons forts désappointés en constatant que la hutte d’observation des oiseaux est complètement isolée du chemin ; et, les eaux bien trop sombres et apparemment profondes ne sont absolument pas engageantes tant elles ont un fort potentiel d’hébergement de massifs « salties ». Je dois ajouter que durant la saison des pluies, ces puissants sauriens sont réputés agressifs puisqu’étant en rut ! Nous profiterons donc du paysage perchés sur une colline rocailleuse, les pieds bien au sec.

Nous terminons notre périple en passant la fin de la journée à Fogg Dam d’où nous verrons moult échassiers : brolgas, aigrettes, jabirus. Cet ilot de nature n’a rien de naturel, le « dam » (barrage), fut construit au début des années 50 pour aménager des rizières dans les plaines inondées de la rivière Adelaide. Cette bande de terre est aussi un obstacle car sectionnant le marais en deux parties, mais, toutefois l’intervention humaine aura une conséquence sympathique puisque les tortues à long cou empruntent ce passage à la tombée du jour.

Conclusion : le Northern Territory durant la saison humide n’offre que peu d’intérêt, en comparaison avec la saison sèche, si vous n’êtes pas pourvus de vos propres 4x4 et bateau. Il est aussi impossible de prévoir l’état des pistes et parcs nationaux, chose malheureusement incompatible avec les billets d’avion à prix abordables achetés des mois à l’avance !