09/06
Broome! Evitez absolument le Cable Beach backpacker. Lieu de débauche, miteux, où la musique résonne à tue-tête et où les jeunes ne pensent qu'à se maquiller pour aller " cluber ". Au secours, je veux retourner camper : à moi le bush salvateur!
10/06 et 11/06
Changement de backpacker pour cause de "no room left" ; tant mieux, j'irai à "Beaches of Broome", auberge de jeunesse flambant neuve ouverte il y a seulement deux semaines. Ici, tout est luxe, calme et volupté : aux antipodes de mon précédent logement.
A Broome, pas grand chose a faire à part visiter les quelques galeries d'art aborigène, et profiter de Cable Beach. Pourquoi un nom de plage aussi ridicule? A cause du câble sous-marin reliant Broome à Java pour délivrer le cours des perles]. Les vagues y sont dignes de la Méditerranée et les surfeurs sont donc aussi ridicules que "Brice de Nice". A part ça, les couchers de soleil y sont magnifiques...

Bonne nouvelle, j'ai trouvé un tour de 12 jours dans les Kimberleys qui part dès demain matin. Ce seront près de 3500 bornes sur les pistes défoncées ou inondées de la Gibb River road. Un tour organisé ? Oui, je ne me sens pas de partir en solo avec un 4*4 de location car n'ayant jamais traversé de cours d'eau auparavant.
12/06
Départ de Broome et passage par le fameux arbre prison de Derby. Les vilains blancs avaient coutume d'enfermer les aborigènes dans ce baobab à la circonférence particulièrement généreuse. Le dit végétal est censé héberger des nids de serpents mais la barrière érigée l'entourant m'empêchera d'en vérifier la véracité. Direction Tunnel Creek, sympathique tunnel naturel où seuls écrevisses et poissons chats y ont élu domicile. Cependant, un certain aborigène dénommé Pigeon, initialement au service des blancs en tant que pisteur, y élira domicile lorsqu'il se comporta en renégat entre 1894 à 1897. Le tunnel était alors connu sous le nom de Bat Cave ! Un nom de cache bien approprié puisque Pigeon fut une sorte de Robin Des Bois. A la sortie du passage, une piscine peu avenante mais qui, néanmoins, me permettra de photographier mon premier Goana, lézard long d'un bon mètre. Nous dresserons le camp à Windjana Gorge, qui jouxte la rivière Lennard. Cours d'eau où de nombreux Freshwater Crocodiles y ont élu domicile.

A contrario des Estuarine Crocodiles ou "salties", les "freshies" ne sont friands que de poissons et ne consomment pas d'êtres humains pour leur petit déjeuner.
13/06
Réveil avec le soleil [5h du matin] et le champ des innombrables oiseaux du bush. Rapide promenade pour voir d'autres crocodiles, mais ceux ci sont plus facilement repérables de nuit, leurs yeux reflétant parfaitement la lumière de la lampe frontale. En lieu et place de reptile, j'aurai droit à un Jabiru, grand échassier de près d'1m30.
Sur la route de Maning Gorge, nous nous arrêtons à Galvin gorge, avec une superbe piscine naturelle ou de facétieux "ossies" ont eu la bonne idée d'équiper un arbre d'une bonne vieille corde afin d'effectuer de stupides sauts.
Maning Gorge propose aussi de sympathiques plongeons et une imposante cascade.

Quelques peintures aborigènes dont on ne se souciera pas d'en interpréter le sens, mais seulement de ressentir leur simple réalité.
14/06
Passage par Maning River Gorge mais je m'abstiendrai du plouf de 8h du mat' ; il faut dire qu'il fait encore frais à cette heure la, il ne fait que 5 degrés la nuit, et au demeurant, j'aime être sale ! Grosse journée sur les pistes puisque nous avalerons près de 300 bornes pour se rendre au campement de Kings Edwards.

La rivière y est ultime et possède le spa le plus puissant de tous les temps, mu par de surpuissantes chutes d'eau.
15/06
Etablissement du camp de base au Mitchell River campground. Agréable jogging passant par les Merthens Falls pour rejoindre les gigantesques chutes d'eau de Mitchell.

Comme de coutume, les paysages sont superbes, les plans baignades nombreux. Le jacuzzi à faire absolument est en amont des Little Merthens, où, le panorama est plus qu'idyllique. Mince, je commence à manquer sévèrement de superlatifs et commence à regretter de ne pas avoir emmené un dictionnaire des synonymes.
Pas mal d'art aborigène Wandjina. Selon la légende, les Wandjina seraient les créateurs de la Terre. Ce sont les esprits des nuages qui peuvent se matérialiser soit en homme ou en nuage donc. Apres leurs voyages, ils se retirèrent dans des grottes et y moururent et leurs visages se reflétèrent et s'imprimèrent sur les parois. Ce type d'art est très coloré et les figures et formes sont complètement remplies d'ocre par opposition à l'art du Nord [non a Lille, il n'y a pas d'artistes aborigènes], les X-rays, ou encore art Mimi que l'on trouve en terre d'Arnhem. Vivement Kakadu...
16/06
Encore une grosse journée de route sur les pistes. Nombreuses peintures aborigènes sur le spot dit Mtichell River walk. Intéressantes figures Bradshaw, antérieures à l'art Wandjina, 27000 ans av. J.C.

Nous passerons la nuit au Miners Pool campground, qui, possède les toilettes les plus luxueux du monde, et, mettent une grosse claque au label camping supra " classos " australien Big4. Encore une victoire du bush [non pas le vilain dictateur chef d'un pays dont je ne citerai pas le nom qui comporte trois lettres, commençant par U et finissant par A] sur la civilisation.
17/06
En route pour El Questro. Le paysage prend des airs de savane africaine [bon je ne connais pas l'Afrique mais je pense que si l'on ajoute 2/3 lions et zèbres sur cette photo, l'on s'y croirait, non?]

Passage obligé par Zebedee Falls, petites chutes d'eau alimentées par une source d'eau chaude souterraine. Si je devais établir un top 5 des spas australiens, ces "hot springs" en feraient vraisemblablement partie.
Campement établi à El Questro, qui, en langue espagnole ne signifie rien du tout. Agréable promenade à Moonshine Creek.

18/06
Top départ pour Kununurra, une vraie de vraie ville, avec électricité et goudron. Je quitte donc avec un brin de nostalgie la Gibb River Road ; adieu bosses, ornières, cailloux, boue, sable et nombreuses rivières à franchir. Etrange impression de calme sur la route recouverte de bitume qui m'apparait si peu naturelle et donc moins chaleureuse.
Rapide stop par Zebra Rock, avec une vue sur la colline rocheuse en forme de "sleeping Buddah". Ce spot héberge une communauté de sculpteurs vivant de la vente d'horribles babioles faites à partir de la roche zébrée si particulière au coin. Seules les personnes d'un certain âge repartent chargées de cendriers et autres souvenirs tant inutiles qu'immondes... Truc délire [Spéciale dédicace à toi Nico, je n'avais pas encore employé le mot "délire", délire, non?], et peut être clin d'œil au Hameau de la Reine : le lac voisin de cet atelier "tourist trap" est surpeuplé de carpes mais surtout d'énormes poissons chats [plus petits que des silures tout de même]. Les touristes sont censés les nourrir de pain, mais j'expérimenterai quelques bons vieux morceaux d'éponge. Pas de chance, bien que les poissons aient goulument avalé ma fausse nourriture, aucun d'eux ne nagera le dos crawle... Tant pis pour le " home made fish and chips " !

19/06 et 20/06
Et oui, ici à Kununurra, il pleut. De la pluie d'un fort beau gabarit... Rapide tour des Mini Bungles ou je capterai mon premier Short-eared Rock-wallaby.
Il pleuvra deux jours non stop.

Conseil pratique aux futurs campeurs en Australie, évitez les tentes igloo de la marque Kukaburra : le double toit n'est pas étanche, ni les "swags" d'ailleurs. Un peu de culture "Oz" : le swag est un énorme étui à matelas fait d'une toile rappelant celle de nos bons vieux marabouts. Le swag ne remplacera pas la tente puisque non étanche. Inconvénients de ce sac à viande typiquement ossie : lourd, encombrant, non étanche et cher de surcroit. Avantage : aucun. De plus, le principal fabricant est Swagman, qui en argot, signifie plus "clodo" que vagabond.
Mauvaise nouvelle de la journée, la route menant au Bungle Bungles est fermée pour cause d'inondations et est déclarée impraticable pour au moins 4 jours. Pas de chance, les Bungle Bungles, sont le "must see" des Kimberleys. Nous occuperons cette journée en allant voir l'Ord River dam, gigantesque barrage érigé entre 69 et 71, permettant d'irriguer toute la région. Le film retranscrivant l'épopée de la construction est une mine d'or pour tout fan des "messages à caractère informatif", et la musique est fabuleuse [pas de bol, aucun crédit sur le générique quant à l'identité du génial compositeur]. Visite d'une distillerie de rhum, merci l'irrigation pour la culture de la canne à sucre. [Non, Fabien et Emily, le rhum 100% made in Western Australia n'est pas meilleur que celui de Sainte Croix].
21/06
Direction Fitzroy Crossing, 10h de trajet. Seule chose intéressante la galerie Crossing Inn Art.
22/06
Geikie Gorge National Park : la région est inondée, durant la "wet season", par plus de 16 mètres d'eau. La rivière, est censée héberger de très rares espèces telles que le Freshwater Sawfish et des Freshwater Stingrays. Ce parc classé sanctuaire détient un nombre hallucinant de Freshwater Crocodiles. Il y a 40 ans de cela, l'espèce était menacée par le commerce de la peau. Apres interdiction de la vente, seuls les aborigènes consommaient alors la chair des " freshies ". Aujourd'hui avec l'occidentalisation, les crocos paissent en toute liberté pour le plus grand bonheur des touristes.

Arrivée à Derby, ville horrible ou il n'y a strictement rien a faire si ce n'est aller visiter la galerie d'art de la communauté aborigène de Mowanjum.
23/06 et 24/06
Retour sur Broome et fin du périple des Kimberleys.

Je me ferai de l'argent de poche en bossant pour Alan, un barbu, vrai de vrai " bush tucker ", qui organise des tours de Broome vers Darwin. Et bien, rouler les swags, récurer son 4*4 et faire les courses, c'est pratiquement mieux payé que de faire du SAP [informatique pour les non initiés] en France. Enfin, comble de malchance, je dois aussi finir tous les restes de nourriture qui risquent de pourrir… c'est donc parti pour des sessions 1kg de viande dans l'assiette!
Ce soir, départ pour Darwin : 28 heures de bus, pas de doute l'Australie est bel et bien un continent !
Voir la galerie photos...
Broome! Evitez absolument le Cable Beach backpacker. Lieu de débauche, miteux, où la musique résonne à tue-tête et où les jeunes ne pensent qu'à se maquiller pour aller " cluber ". Au secours, je veux retourner camper : à moi le bush salvateur!
10/06 et 11/06
Changement de backpacker pour cause de "no room left" ; tant mieux, j'irai à "Beaches of Broome", auberge de jeunesse flambant neuve ouverte il y a seulement deux semaines. Ici, tout est luxe, calme et volupté : aux antipodes de mon précédent logement.
A Broome, pas grand chose a faire à part visiter les quelques galeries d'art aborigène, et profiter de Cable Beach. Pourquoi un nom de plage aussi ridicule? A cause du câble sous-marin reliant Broome à Java pour délivrer le cours des perles]. Les vagues y sont dignes de la Méditerranée et les surfeurs sont donc aussi ridicules que "Brice de Nice". A part ça, les couchers de soleil y sont magnifiques...
Bonne nouvelle, j'ai trouvé un tour de 12 jours dans les Kimberleys qui part dès demain matin. Ce seront près de 3500 bornes sur les pistes défoncées ou inondées de la Gibb River road. Un tour organisé ? Oui, je ne me sens pas de partir en solo avec un 4*4 de location car n'ayant jamais traversé de cours d'eau auparavant.
12/06
Départ de Broome et passage par le fameux arbre prison de Derby. Les vilains blancs avaient coutume d'enfermer les aborigènes dans ce baobab à la circonférence particulièrement généreuse. Le dit végétal est censé héberger des nids de serpents mais la barrière érigée l'entourant m'empêchera d'en vérifier la véracité. Direction Tunnel Creek, sympathique tunnel naturel où seuls écrevisses et poissons chats y ont élu domicile. Cependant, un certain aborigène dénommé Pigeon, initialement au service des blancs en tant que pisteur, y élira domicile lorsqu'il se comporta en renégat entre 1894 à 1897. Le tunnel était alors connu sous le nom de Bat Cave ! Un nom de cache bien approprié puisque Pigeon fut une sorte de Robin Des Bois. A la sortie du passage, une piscine peu avenante mais qui, néanmoins, me permettra de photographier mon premier Goana, lézard long d'un bon mètre. Nous dresserons le camp à Windjana Gorge, qui jouxte la rivière Lennard. Cours d'eau où de nombreux Freshwater Crocodiles y ont élu domicile.
A contrario des Estuarine Crocodiles ou "salties", les "freshies" ne sont friands que de poissons et ne consomment pas d'êtres humains pour leur petit déjeuner.
13/06
Réveil avec le soleil [5h du matin] et le champ des innombrables oiseaux du bush. Rapide promenade pour voir d'autres crocodiles, mais ceux ci sont plus facilement repérables de nuit, leurs yeux reflétant parfaitement la lumière de la lampe frontale. En lieu et place de reptile, j'aurai droit à un Jabiru, grand échassier de près d'1m30.
Sur la route de Maning Gorge, nous nous arrêtons à Galvin gorge, avec une superbe piscine naturelle ou de facétieux "ossies" ont eu la bonne idée d'équiper un arbre d'une bonne vieille corde afin d'effectuer de stupides sauts.
Maning Gorge propose aussi de sympathiques plongeons et une imposante cascade.
Quelques peintures aborigènes dont on ne se souciera pas d'en interpréter le sens, mais seulement de ressentir leur simple réalité.
14/06
Passage par Maning River Gorge mais je m'abstiendrai du plouf de 8h du mat' ; il faut dire qu'il fait encore frais à cette heure la, il ne fait que 5 degrés la nuit, et au demeurant, j'aime être sale ! Grosse journée sur les pistes puisque nous avalerons près de 300 bornes pour se rendre au campement de Kings Edwards.
La rivière y est ultime et possède le spa le plus puissant de tous les temps, mu par de surpuissantes chutes d'eau.
15/06
Etablissement du camp de base au Mitchell River campground. Agréable jogging passant par les Merthens Falls pour rejoindre les gigantesques chutes d'eau de Mitchell.
Comme de coutume, les paysages sont superbes, les plans baignades nombreux. Le jacuzzi à faire absolument est en amont des Little Merthens, où, le panorama est plus qu'idyllique. Mince, je commence à manquer sévèrement de superlatifs et commence à regretter de ne pas avoir emmené un dictionnaire des synonymes.
Pas mal d'art aborigène Wandjina. Selon la légende, les Wandjina seraient les créateurs de la Terre. Ce sont les esprits des nuages qui peuvent se matérialiser soit en homme ou en nuage donc. Apres leurs voyages, ils se retirèrent dans des grottes et y moururent et leurs visages se reflétèrent et s'imprimèrent sur les parois. Ce type d'art est très coloré et les figures et formes sont complètement remplies d'ocre par opposition à l'art du Nord [non a Lille, il n'y a pas d'artistes aborigènes], les X-rays, ou encore art Mimi que l'on trouve en terre d'Arnhem. Vivement Kakadu...
16/06
Encore une grosse journée de route sur les pistes. Nombreuses peintures aborigènes sur le spot dit Mtichell River walk. Intéressantes figures Bradshaw, antérieures à l'art Wandjina, 27000 ans av. J.C.
Nous passerons la nuit au Miners Pool campground, qui, possède les toilettes les plus luxueux du monde, et, mettent une grosse claque au label camping supra " classos " australien Big4. Encore une victoire du bush [non pas le vilain dictateur chef d'un pays dont je ne citerai pas le nom qui comporte trois lettres, commençant par U et finissant par A] sur la civilisation.
17/06
En route pour El Questro. Le paysage prend des airs de savane africaine [bon je ne connais pas l'Afrique mais je pense que si l'on ajoute 2/3 lions et zèbres sur cette photo, l'on s'y croirait, non?]
Passage obligé par Zebedee Falls, petites chutes d'eau alimentées par une source d'eau chaude souterraine. Si je devais établir un top 5 des spas australiens, ces "hot springs" en feraient vraisemblablement partie.
Campement établi à El Questro, qui, en langue espagnole ne signifie rien du tout. Agréable promenade à Moonshine Creek.
18/06
Top départ pour Kununurra, une vraie de vraie ville, avec électricité et goudron. Je quitte donc avec un brin de nostalgie la Gibb River Road ; adieu bosses, ornières, cailloux, boue, sable et nombreuses rivières à franchir. Etrange impression de calme sur la route recouverte de bitume qui m'apparait si peu naturelle et donc moins chaleureuse.
Rapide stop par Zebra Rock, avec une vue sur la colline rocheuse en forme de "sleeping Buddah". Ce spot héberge une communauté de sculpteurs vivant de la vente d'horribles babioles faites à partir de la roche zébrée si particulière au coin. Seules les personnes d'un certain âge repartent chargées de cendriers et autres souvenirs tant inutiles qu'immondes... Truc délire [Spéciale dédicace à toi Nico, je n'avais pas encore employé le mot "délire", délire, non?], et peut être clin d'œil au Hameau de la Reine : le lac voisin de cet atelier "tourist trap" est surpeuplé de carpes mais surtout d'énormes poissons chats [plus petits que des silures tout de même]. Les touristes sont censés les nourrir de pain, mais j'expérimenterai quelques bons vieux morceaux d'éponge. Pas de chance, bien que les poissons aient goulument avalé ma fausse nourriture, aucun d'eux ne nagera le dos crawle... Tant pis pour le " home made fish and chips " !
19/06 et 20/06
Et oui, ici à Kununurra, il pleut. De la pluie d'un fort beau gabarit... Rapide tour des Mini Bungles ou je capterai mon premier Short-eared Rock-wallaby.
Il pleuvra deux jours non stop.
Conseil pratique aux futurs campeurs en Australie, évitez les tentes igloo de la marque Kukaburra : le double toit n'est pas étanche, ni les "swags" d'ailleurs. Un peu de culture "Oz" : le swag est un énorme étui à matelas fait d'une toile rappelant celle de nos bons vieux marabouts. Le swag ne remplacera pas la tente puisque non étanche. Inconvénients de ce sac à viande typiquement ossie : lourd, encombrant, non étanche et cher de surcroit. Avantage : aucun. De plus, le principal fabricant est Swagman, qui en argot, signifie plus "clodo" que vagabond.
Mauvaise nouvelle de la journée, la route menant au Bungle Bungles est fermée pour cause d'inondations et est déclarée impraticable pour au moins 4 jours. Pas de chance, les Bungle Bungles, sont le "must see" des Kimberleys. Nous occuperons cette journée en allant voir l'Ord River dam, gigantesque barrage érigé entre 69 et 71, permettant d'irriguer toute la région. Le film retranscrivant l'épopée de la construction est une mine d'or pour tout fan des "messages à caractère informatif", et la musique est fabuleuse [pas de bol, aucun crédit sur le générique quant à l'identité du génial compositeur]. Visite d'une distillerie de rhum, merci l'irrigation pour la culture de la canne à sucre. [Non, Fabien et Emily, le rhum 100% made in Western Australia n'est pas meilleur que celui de Sainte Croix].
21/06
Direction Fitzroy Crossing, 10h de trajet. Seule chose intéressante la galerie Crossing Inn Art.
22/06
Geikie Gorge National Park : la région est inondée, durant la "wet season", par plus de 16 mètres d'eau. La rivière, est censée héberger de très rares espèces telles que le Freshwater Sawfish et des Freshwater Stingrays. Ce parc classé sanctuaire détient un nombre hallucinant de Freshwater Crocodiles. Il y a 40 ans de cela, l'espèce était menacée par le commerce de la peau. Apres interdiction de la vente, seuls les aborigènes consommaient alors la chair des " freshies ". Aujourd'hui avec l'occidentalisation, les crocos paissent en toute liberté pour le plus grand bonheur des touristes.
Arrivée à Derby, ville horrible ou il n'y a strictement rien a faire si ce n'est aller visiter la galerie d'art de la communauté aborigène de Mowanjum.
23/06 et 24/06
Retour sur Broome et fin du périple des Kimberleys.
Je me ferai de l'argent de poche en bossant pour Alan, un barbu, vrai de vrai " bush tucker ", qui organise des tours de Broome vers Darwin. Et bien, rouler les swags, récurer son 4*4 et faire les courses, c'est pratiquement mieux payé que de faire du SAP [informatique pour les non initiés] en France. Enfin, comble de malchance, je dois aussi finir tous les restes de nourriture qui risquent de pourrir… c'est donc parti pour des sessions 1kg de viande dans l'assiette!
Ce soir, départ pour Darwin : 28 heures de bus, pas de doute l'Australie est bel et bien un continent !
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