dimanche 16 août 2009

South Island ski trip

Premières vacances dans mon nouveau pays d’adoption et premiers moments dans l’ile du Sud. Lors de l’estivale canicule européenne, l’hémisphère sud est frais et mon cerveau n’arrive toujours pas à réaliser que je vais skier en juillet. Je rejoins mes collègues venus d’Australie : Marc, Ben et Megan sur Christchurch. Nous roulerons jusqu'à Queenstown où nous logerons 3 jours.

Samedi 08 aout – De Christchurch à Queenstown
Nous empruntons la Main South Road et voyons défiler a main droite les Southern Alps enneigées surgissant de nulle part au milieu des plates et verdoyantes plaines qui elles sont au niveau de la mer. A mi-chemin, l’immanquable Lake Tekapo aux eaux turquoise. Ce lac est le point d’attraction touristique : toutes les voitures, vans et bus se retrouvent là. Apparemment en hiver, outre rouler et skier il n’y a pas grand-chose à faire dans le coin. Un peu plus loin, à contrario, le Lake Pukaki, est vide de touristes, et offre, une vue sur le Mt Cook, le point culminant de la Nouvelle Zélande. Nous arrivons sur Queenstown à la tombée du jour et prenons possession de notre appartement 4 étoiles et filons louer les planches.

Dimanche 9 aout – Coronet Peak
2 ans et ½ sans session snowboard, ô grand parjure ! Je mets enfin fin à cette bien trop longue disette sur les pentes de Coronet Peak. Me voila rassuré au bout de deux minutes, je n’ai pas tant régressé que cela. La neige est de qualité correcte et la vue extraordinaire : l’on n’est pas habitué à avoir un panorama de 360 degrés sur les Pyrénées par exemple. La petitesse de la station ne sera pas un problème, cette dernière a le mérite de me tenir occupé toute la journée.

Nous retournons dans la vallée heureux et suis fin prêt à enseigner la technique du chabrot à mes camarades australiens.

Lundi 10 aout – The Remarkables
A nouveau jour, nouvelle station de ski. Nous jetons notre dévolu sur The Remarkables. Oui, c’est un peu prétentieux comme nom de station, n’est-ce pas ? Donc dans le domaine du remarquable, la palme d’or est attribuée à la route d’accès non bitumée : quelle surprise pour un européen habitué aux routes impeccables des Pyrénées ou les autoroutes menant aux stations des Alpes. La route de terre doit transformer toute ascension en épopée lors de rudes conditions hivernales !
Dirt road... welcome to NZ!
La vue offerte depuis la station est fantastique : le vert des vallées, le bleu profond des lacs et les autres blancs massifs nous entourant. Cette station propose moins de pistes que Coronet, mais, si fraiche neige il y avait, le potentiel hors piste serait justement « Remarkable ». Dernier détail qui va hérisser la toison de mes pairs snowboarders, par solidarité avec mon pote Marc qui a essayé le snow pour la première fois hier, je me suis remis au ski 6 ans après ma dernière session ! Ce soir au menu pour réparer nos organismes trentenaires meurtris et sevrés de neige pour bien trop longtemps : 4 kg de ribs !

Mardi 11/08 – Shotover River et Queenstown
Aujourd’hui il pleut dans la vallée mais aussi sur les sommets… ce sera donc un jour sans ski. Plan B, un plan supra beauf : session jet boat sur la Shotover River. Propulsé par 2 turbines avalant chacune 400L d’eau à la seconde, le jet boat nous emmène à la vitesse maximale de 85 km/h suivant les méandres de la rivière, évoluant parfois dans des fonds d’à peine 10cm. L’intérêt intellectuel est bien évidemment nul mais, je dois avouer que les sensations offertes lorsque le bateau frôle les rocs et troncs d’arbres valent le détour.

Je tue ensuite la journée à roder dans Queenstown autour du majestueux lac Wakatipu, profite du jardin botanique et écume enfin quelques bars avec mon pote Marc en cherchant une boite aux lettres que nous ne trouvâmes jamais.

Du mercredi 12 aout au samedi 15 aout – Cardrona
Branle-bas de combat en ce matin pluvieux, nous rendons l’appartement et partons prendre possession de notre nouvelle villégiature sur Cardrona. La route, là encore, est un chemin de terre. Nous passons à maintes reprises en dessous et au dessus de la limite pluie/neige et sommes excités à l’idée de glisser sur des pentes vierges de traces.
Nous passons donc 3 jours tout confort dans l’un des seuls 15 appartements de la station : quel privilège ! En plus d’évoluer sur de la bonne neige, le beau temps est au rendez-vous et le Burton Open anime avec brio les interminables minutes passés sur les remontées mécaniques. Les concurrents du contest enchainent front flips, rodéos et 1080s sur d’énormes big air et les deux énormes half-pipes… une véritable tuerie!

A la fin du séjour, nous connaissons parfaitement tous les virages, obstacles de la totalité des pentes et les avalons alors tout schuss. Il est temps de partir avant de se blesser : je suis bien trop accro à mes nouveaux skis et veut aller toujours plus vite…

Samedi 15 aout – De Cardrona à Christchurch
Dernière demi journée de glisse en mode express : 4 heures de ski à mach 12 enchainant descente sur descente sans souffler. Nous quittons Cardrona pour Wanaka, charmante petite ville pausée au bord du lac du même nom entouré par les sommets enneigés. Nous empruntons une route différente pour rallier Christchurch. Le long trajet est une nouvelle fois parsemé de lacs turquoise et bordé par d’innombrables rivières. Ce tout aquatique génère, au passage, 50% de la production électrique. Tout comme à l’aller, je suis frappé par l’absence de villages : la densité de la population humaine est si faible dans ce pays… l’on compte 10 fois plus de moutons que de nos semblables (40000000 de moutons pour 4 000000 d’habitants)!

Dimanche 16 aout - Christchurch
Quelques heures à passer sur Christchurch : session tourisme. Nous souhaitons prendre un petit déjeuner hors pair et suivons les recommandations du Lonely Planet et filons au café Roma. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le garçon de café nous refusa le couvert car nous n’avions pas réservé ! Réserver un petit déjeuner, dans quel monde étrange évoluons nous ? J’abandonne ensuite mes compagnons de route (qui ont déjà eu le temps de flâner la semaine dernière) à leur corvées shopping et souvenirs, et, pars explorer la ville. Christchurch est une petite cité sans réel charme... mais possédant un superbe jardin botanique, aussi, après avoir rapidement passe en revue les « points d’intérêts » j’ère deux bonnes heures dans ce superbe parc dont les arbres et plantes pointent timidement leurs premières fleurs et bourgeons… Ca sent bon le printemps !

Bilan de ce séjour ski dans le sud : neige correcte, superbes paysages, logements mille fois plus confortables et propres que nos cages à lapins HLM façon Les Menuires. Un peu de négatif : stations petites, forfaits très chers et remontées mécaniques indignes. Mais, pour un européen exilé depuis plus de deux ans, ce séjour fut ultime !

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dimanche 12 juillet 2009

Waitakere Ranges National Park – Boucle entre Karekare et Whatipu

11/07/2009
C'est parti pour mon premier weekend tramping en Nouvelle Zélande. Oui, ici, l'on ne dit pas " hikking " mais " tramping ". Au menu, une courte ballade une boucle entre Karekare et Whatipu (le " wh " se pronnonce " f " dans les noms maoris ). Situé à seulement 50km à l'ouest d'Auckland, les Waitakere Ranges sont des collines de foret tropicale humide bordant la Tasman Sea.

J'ai choisi d'évoluer dans les pires conditions possibles car l'on annonce un avis de tempête avec des vents a plus de 100 km/h, le tout copieusement arrosé d'une pluie dense et continue.
Le départ est à Karekare, un petit hameau en bord de plage. J'emprunte le chemin de Zion Hill qui aux dires du topo suit un ancien chemin Maori ; aucun élément historique ne me permettra de corroborer cela. Des le départ, je croise un faisan fort dodu et, la présence de ce volatile est, bien sur, due à l'introduction de ses pairs par les européens. Je me satisferai donc de cette once de faune : n'espérez pas croiser une grande variété d'animaux sur les chemins kiwis : ici, la plupart des bêtes sont des volatiles. Je suis un brin nostalgique des marsupiaux et reptiles australiens. Deux heures plus tard, les choses sérieuses commencent avec la traversée du torrent de Parraha qui est en crue. Je le traverse nu comme un ver ; pas de risque de choquer autrui puisque je suis le seul imbécile sur le chemin grâce à l'avis de tempête. De là, le chemin monte violement pour rejoindre le Gibbons track. Les fortes pluies alliées à l'importante inclinaison de la pente ont rendu le parcours glissant comme une patinoire et, je ne m'énerve même pas lorsque je m'étale de tout mon long sur le sol boueux ; la pluie rincera la boue superflue aussi sec !

J'arrive une heure et demie plus tard à Whatipu et croise mes premiers humains. Ceux-ci sont confortablement logés dans le gite voisin et sont venus en voiture : bande de fainéants, va ! Le patron du lodge les accompagne et il m'indiquera où se trouvent les cavernes où je souhaite passer la nuit. Il insistera sur le fait de ne pas transporter de matériel sensible car le sable noir " iron sand " est très riche en magnétite, qui, comme son nom l'indique est un minerai à fortes propriétés magnétiques. Je comprends pourquoi je suis le seul dans les grottes qui auraient pu allégrement accueillir une horde de ravers… ils ont bien entendu trop peur d'évoluer dans les plaines marécageuses et encore plus peur de bousiller leurs énormes enceintes. J'établis le camp enfin au sec, à l'abris, dans une caverne. Cette dernière n'est pas habitée par le fameux Weta qui est l'un des plus gros insectes du monde… dommage ! Mais, pour être honnête, si ces arthropodes avaient été présents en grand nombre j'aurais surement choisi un autre lieu pour passer la nuit malgré la pluie, le vent et le froid !



12/07/2009

Le lendemain, la randonnée se poursuit sur la plage de sable noir. Quelques pukekos, sortes de grosses poules d'eau (aussi stupides que leurs consœurs européennes) semblent s'étonner de voir un pauvre randonneur en cette fraiche et venteuse matinée. Lassé par les infinis kilomètres de plage,
je décide de m'aventurer dans les " wetlands ". Certes, je serai trempé, mais, j'espère bien voir un peu plus de vie animale. Je ne verrai que quelques cygnes noirs qui sont natifs d'Australie. Vers 14 heures, j'ai déjà rallié le point de départ et observe perché sur les roches l'océan déchainé. Eole aura même raison de mon bonnet fétiche.
Il est temps de rentrer vers la civilisation. Sitôt sur le parking, la bêtise humaine refait surface. Une vitre de ma voiture a été brisée et le G.P.S. caché dans la boite a gants a été dérobé. Résultat : une location à 400 dollars pour 100 km de route : ce weekend est une massive hérésie financière ! Les vilains voyous ont tout de même épargné ma paire de chaussures de rechange et je repars donc plumé mais les pieds aux sec !

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