Chienne de vie! A vouloir diminuer au maximum son impact sur l’environnement on en vient à se saboter ses weekends. Attendez, je vais m’expliquer…
Aux dires de tous les préceptes environnementaux, en matière d’art culinaire, il convient de consommer un minimum de viande, d’utiliser avec parcimonie les éléments de cuisson, et bien sur éviter tous les surgelés tout en veillant a s’alimenter à base de fruits et légumes frais, bios et de saison. Par conséquent, vous devenez vite un as de l’épluchage, de la coupe, de la division, de l’équarrissage et j’en passe. Au cours de votre progression, non content d’améliorer votre technique, vous voila prisonnier du cercle infernal de la recherche éperdue du couteau le plus tranchant au monde. Vous voici catapulte docteur es tranchage, marmiton cinquième dan, et tout à coup, c’est le drame !
Trop sur de soi, excès d’assurance personnelle, ce sentiment de maitrise absolue conduit inéluctablement a la catastrophe. Un léger picotement commence alors à se faire sentir à l’extrémité du pouce gauche ; là, vous ouvrez les yeux, car oui, vous êtes tellement surpuissant dans l’art de la découpe que vous le pratiquez les yeux bandés ! Vous constatez que vos légumes oranges à l’ordinaire se sont parés d’une couleur peu catholique… Vous vous frottez les yeux qui sont alors subitement occultés par un brouillard de larmes dont, leur origine, n’est pas la conséquence de la douleur mais simplement liée aux traces d’oignons sur l’extrémité de vos membres ; toujours réfléchir avant d’agir ! Apres vous être remis de cette courte cécité, vous avez enfin tout le loisir d’admirer l’immense et profonde entaille sur votre doigt. Bien entendu, vous prenez soin d’éviter de maculer les murs avec votre trophée, mais il est déjà trop tard, la cuisine est le théâtre d’une véritable boucherie. Un bain de sang comme les affectionnent les plus dangereux psychopathes évoluant en ce bas monde.
Allez, trêves d’interminables descriptions, vous vous auto-soignez en mode Mc Gyver au moyen d’un bout de scotch et d’une bonne rasade de schnaps salvateur et désinfectant. 24h plus tard, vous saignez toujours et finissez par vous rendre, la mort dans l’âme, chez le toubib, grâce aux conseils illuminés de vos collègues de boulot. Vous apprenez à votre plus grand désarroi qu’il est trop tard pour vous pauser des points et vous serez finalement privé d’activités physiques aux cours des deux prochaines semaines. J’aurai préféré interdit de dessert ! A présent, vous savez pourquoi j’ai été si peu loquace ces derniers temps.
Fermons cette sanglante parenthèse et ouvrons la page culturelle. Oui, je suis allé au théâtre en Australie ! Direction le Sydney Theatre, superbe complexe flambant neuf, situé à Walsh Bay derrière le quartier dit « The Rocks ». Ce magnifique écrin n’a rien à envier à notre TNT. Au programme « Au revoir parapluie » de James Thirriez, petit fils de Mr. Chaplin.
Grosse claque scénographique ! Tout parait si simple et si peu réel, un véritable enchantement visuel. La performance artistique est de haute volée, les quatre personnages excellant dans l’expression corporelle et dans le langage du facies. Ha oui, trois des protagonistes ne parlent pas, héritage du grand père oblige ; quant à la dernière personne, elle chante un étrange opéra aux consonances de Vivaldi ou autre truc du répertoire baroque. Danse, acrobaties, enchainements de mouvements improbables à un rythme effréné ponctuent la performance.
Mais venons en a l’histoire proprement dite, à vouloir trop en faire, Thirriez nous sème dans son étrange monde et personnellement je n’ai rien compris à la trame. S’agit-il de l’histoire d’un mec qui cherche, qui retrouve et qui reperd aussitôt sa môme ou son amante ? Que viennent également faire ces pénibles et nombreuses interruptions du clown Auguste coiffé de son casque de mineur ? Evidemment, je ne suis aucunement outillé du savoir nécessaire en matière de théâtre et encore moins de mime, pour comprendre ou critiquer avec talent cet invraisemblable composition. Pour essayer de conclure, je dirais qu’il s’agit tout de même d’un spectacle d’une qualité certaine mais qui aurait gagne en clarté en l’allégeant de quelques artifices. Mais si l’occasion se présente, saisissez la, allez-y ! D’autant plus que le théâtre est un chouilla plus abordable en Europe et surtout vos voisins de ne gavent pas de chips !
Aux dires de tous les préceptes environnementaux, en matière d’art culinaire, il convient de consommer un minimum de viande, d’utiliser avec parcimonie les éléments de cuisson, et bien sur éviter tous les surgelés tout en veillant a s’alimenter à base de fruits et légumes frais, bios et de saison. Par conséquent, vous devenez vite un as de l’épluchage, de la coupe, de la division, de l’équarrissage et j’en passe. Au cours de votre progression, non content d’améliorer votre technique, vous voila prisonnier du cercle infernal de la recherche éperdue du couteau le plus tranchant au monde. Vous voici catapulte docteur es tranchage, marmiton cinquième dan, et tout à coup, c’est le drame !
Trop sur de soi, excès d’assurance personnelle, ce sentiment de maitrise absolue conduit inéluctablement a la catastrophe. Un léger picotement commence alors à se faire sentir à l’extrémité du pouce gauche ; là, vous ouvrez les yeux, car oui, vous êtes tellement surpuissant dans l’art de la découpe que vous le pratiquez les yeux bandés ! Vous constatez que vos légumes oranges à l’ordinaire se sont parés d’une couleur peu catholique… Vous vous frottez les yeux qui sont alors subitement occultés par un brouillard de larmes dont, leur origine, n’est pas la conséquence de la douleur mais simplement liée aux traces d’oignons sur l’extrémité de vos membres ; toujours réfléchir avant d’agir ! Apres vous être remis de cette courte cécité, vous avez enfin tout le loisir d’admirer l’immense et profonde entaille sur votre doigt. Bien entendu, vous prenez soin d’éviter de maculer les murs avec votre trophée, mais il est déjà trop tard, la cuisine est le théâtre d’une véritable boucherie. Un bain de sang comme les affectionnent les plus dangereux psychopathes évoluant en ce bas monde.
Allez, trêves d’interminables descriptions, vous vous auto-soignez en mode Mc Gyver au moyen d’un bout de scotch et d’une bonne rasade de schnaps salvateur et désinfectant. 24h plus tard, vous saignez toujours et finissez par vous rendre, la mort dans l’âme, chez le toubib, grâce aux conseils illuminés de vos collègues de boulot. Vous apprenez à votre plus grand désarroi qu’il est trop tard pour vous pauser des points et vous serez finalement privé d’activités physiques aux cours des deux prochaines semaines. J’aurai préféré interdit de dessert ! A présent, vous savez pourquoi j’ai été si peu loquace ces derniers temps.
Fermons cette sanglante parenthèse et ouvrons la page culturelle. Oui, je suis allé au théâtre en Australie ! Direction le Sydney Theatre, superbe complexe flambant neuf, situé à Walsh Bay derrière le quartier dit « The Rocks ». Ce magnifique écrin n’a rien à envier à notre TNT. Au programme « Au revoir parapluie » de James Thirriez, petit fils de Mr. Chaplin.
Grosse claque scénographique ! Tout parait si simple et si peu réel, un véritable enchantement visuel. La performance artistique est de haute volée, les quatre personnages excellant dans l’expression corporelle et dans le langage du facies. Ha oui, trois des protagonistes ne parlent pas, héritage du grand père oblige ; quant à la dernière personne, elle chante un étrange opéra aux consonances de Vivaldi ou autre truc du répertoire baroque. Danse, acrobaties, enchainements de mouvements improbables à un rythme effréné ponctuent la performance.
Mais venons en a l’histoire proprement dite, à vouloir trop en faire, Thirriez nous sème dans son étrange monde et personnellement je n’ai rien compris à la trame. S’agit-il de l’histoire d’un mec qui cherche, qui retrouve et qui reperd aussitôt sa môme ou son amante ? Que viennent également faire ces pénibles et nombreuses interruptions du clown Auguste coiffé de son casque de mineur ? Evidemment, je ne suis aucunement outillé du savoir nécessaire en matière de théâtre et encore moins de mime, pour comprendre ou critiquer avec talent cet invraisemblable composition. Pour essayer de conclure, je dirais qu’il s’agit tout de même d’un spectacle d’une qualité certaine mais qui aurait gagne en clarté en l’allégeant de quelques artifices. Mais si l’occasion se présente, saisissez la, allez-y ! D’autant plus que le théâtre est un chouilla plus abordable en Europe et surtout vos voisins de ne gavent pas de chips !