Samedi 30 Mai, ça y est, j'ai chargé le VTT dans le break de location et file vers Waitomo Caves, au Sud Ouest d'Auckland. Le temps est typique pour la saison : pluvieux et froid, et, le timing serré.
Cet après midi : session spéléo aquatique, j'ai choisi l' " abyss tour " avec la Black Water Rafting Company. L'on commence par un rappel de 40 mètres qui nous mène dans la fraiche caverne. Nous évoluons dans l'obscurité et passons de salle en salle avec de l'eau à mi-poitrine ou flottant sur des chambres à air de poids lourds observant les " glow worms " qui sont des larves de Arachnocampa luminosa, sortes de larves de mouches, rien de glamour! Ces larves sont les mêmes que j'ai pu observer dans le Claustral Canyon dans les Blue Mountains d'Australie. Si ces vers luisants sont collés au plafond, ce n'est pas pour former un joli ciel étoilé à l'attention des touristes, mais pour déployer leur réseaux de soies gluantes sur lesquelles leur mucus toxique fixera leur futur repas.
Ce trip de 4 heures est bien trop court, l'on passe bien trop de temps à attendre les 6 autres personnes du groupe, cela manque aussi cruellement de physique, et, si l'on a l'impression de s'être dépensé, ceci est uniquement du aux calories perdues à lutter contre les eaux gelées des cours d'eau souterrains. N'allez pas à Waitomo non plus en espérant admirer de belles concrétions calcaires… Mais, je reste persuadé que les spéléologues locaux connaissent moult autres caves mille fois plus belles et intéressantes. En dépit de tous ces défauts, le quidam lambda se satisfera aisément de cette courte expérience souterraine.
Au sortir des cavernes, le temps est si exécrable que j'opte pour la solution backpacker. Je jette mon dévolu sur Juno's et ce fut un bon choix ; ultra propre et dans le style chalet : chaud et accueillant… tellement plus confortable que ma micro tente sous des trombes d'eau !
Dimanche 31 Mai, le temps est magnifique et la campagne superbe, le bleu du ciel absolument idyllique se marrie à merveille avec le patchwork de verts ultra-lumineux, et, finalement, le vrai visage de la Nouvelle Zélande : des moutons par milliers.
Après pas mal de galères sur les routes de graviers, je finis par trouver le départ du chemin de VTT de Waione, non loin du campement de Piro Piro, coté ouest de Pureora Forest Park.
Les conditions se sont à nouveau dégradées, un crachin compact et glacial sera de la partie, et, le fond de l'air flirte avec les 7 degrés, je regrette amèrement de ne trouver qu'un seul de mes gants ! Mais, quel plaisir : après un large chemin, place aux single tracks, techniques et boueux, quel changement par rapport aux " fire trails " rocailleux, secs et ennuyeux de New South Wales.
Je serai coupé dans mon élan par la rivière de Maramataha au courant bien trop fort et bien trop froid. Je bas donc en retraite, mais au vu de l'heure avancée, il est bien plus sage de faire demi-tour.

Je trace ensuite vers le campement de Ngaherenga à deux heures de route de l à. Le ciel est dégagé, la lune presque pleine et les étoiles brillent de mille feux : c'est une belle et fraiche nuit qui s'annonce !
Lundi 1er Juin, départ aux aurores, la campagne est blanche et ma tente recouverte d'une sérieuse épaisseur de givre, j'opte donc pour la soupe au petit déjeuner.
Aux dires du Department of Conservation, la " burried forest " vaut le détour. Je suis stressé car je roule sur la réserve et ce spot semble à mille lieux. Une fois sur place, je suis sensé voir des troncs pétrifiés, couchés par une violente explosion volcanique ayant eu lieu 2000 ans auparavant, mais, je n'observe rien de tel. Heureusement, je trouve un début de chemin caché dans les broussailles, ce dernier n'est absolument pas maintenu et je me surprends a avoir perdu tout sens de l'orientation et ce après seulement 15 minutes de difficile progression au sein des fougères géantes et autres plantes aux vicieuses épines. Je me demande, de s'il s'agit délibérément d'un labyrinthe, et, il me faudra une heure pour en trouver la sortie. La végétation était tellement dense et l'heure bien trop matinale pour offrir un quelconque repère. Bon, ce fut drôle d'être désorienté dans un si faible rayon, et finir face égratignée et ensanglantée à 8 heures du matin !
Je roule vers l'Est pour rejoindre Orakei Korako afin d'observer geysers et autres curiosités géothermiques. Sur la route, s'imposantes forets bordent le massif Lake Whakamaru. Je connais certains de mes copains qui se seraient arrêtés volontiers quant on sait que ce lac héberge des truites de 5kg…
Orakei Korako situe sur le lac Ohakuri présente sur un espace restreint les multiples facettes de la géothermie : geysers, mares de boue en ébullition. L'atmosphère humide sent bon le souffre, c'est une expérience visuelle et olfactive intéressante.

C'est déjà la mi-journée, je fonce vers les chutes de Huka. Ses eaux au bleu mi-cyan mi-turquoise bouillonnent avec une fore violente : le débit approche les 20000 L/s.
Je n'aurai pas le temps de tenter l'expérience de la baignade à la croisée de deux rivières, l'une chaude et l'autre non, ce bon plan m'avait été indique par des autochtones mais, ce sera pour une prochaine fois car il me reste 300km a avaler pour rallier Auckland.
Voir la galerie photos...
Cet après midi : session spéléo aquatique, j'ai choisi l' " abyss tour " avec la Black Water Rafting Company. L'on commence par un rappel de 40 mètres qui nous mène dans la fraiche caverne. Nous évoluons dans l'obscurité et passons de salle en salle avec de l'eau à mi-poitrine ou flottant sur des chambres à air de poids lourds observant les " glow worms " qui sont des larves de Arachnocampa luminosa, sortes de larves de mouches, rien de glamour! Ces larves sont les mêmes que j'ai pu observer dans le Claustral Canyon dans les Blue Mountains d'Australie. Si ces vers luisants sont collés au plafond, ce n'est pas pour former un joli ciel étoilé à l'attention des touristes, mais pour déployer leur réseaux de soies gluantes sur lesquelles leur mucus toxique fixera leur futur repas.
Ce trip de 4 heures est bien trop court, l'on passe bien trop de temps à attendre les 6 autres personnes du groupe, cela manque aussi cruellement de physique, et, si l'on a l'impression de s'être dépensé, ceci est uniquement du aux calories perdues à lutter contre les eaux gelées des cours d'eau souterrains. N'allez pas à Waitomo non plus en espérant admirer de belles concrétions calcaires… Mais, je reste persuadé que les spéléologues locaux connaissent moult autres caves mille fois plus belles et intéressantes. En dépit de tous ces défauts, le quidam lambda se satisfera aisément de cette courte expérience souterraine.
Au sortir des cavernes, le temps est si exécrable que j'opte pour la solution backpacker. Je jette mon dévolu sur Juno's et ce fut un bon choix ; ultra propre et dans le style chalet : chaud et accueillant… tellement plus confortable que ma micro tente sous des trombes d'eau !
Dimanche 31 Mai, le temps est magnifique et la campagne superbe, le bleu du ciel absolument idyllique se marrie à merveille avec le patchwork de verts ultra-lumineux, et, finalement, le vrai visage de la Nouvelle Zélande : des moutons par milliers.
Après pas mal de galères sur les routes de graviers, je finis par trouver le départ du chemin de VTT de Waione, non loin du campement de Piro Piro, coté ouest de Pureora Forest Park.
Les conditions se sont à nouveau dégradées, un crachin compact et glacial sera de la partie, et, le fond de l'air flirte avec les 7 degrés, je regrette amèrement de ne trouver qu'un seul de mes gants ! Mais, quel plaisir : après un large chemin, place aux single tracks, techniques et boueux, quel changement par rapport aux " fire trails " rocailleux, secs et ennuyeux de New South Wales.
Je serai coupé dans mon élan par la rivière de Maramataha au courant bien trop fort et bien trop froid. Je bas donc en retraite, mais au vu de l'heure avancée, il est bien plus sage de faire demi-tour.
Je trace ensuite vers le campement de Ngaherenga à deux heures de route de l à. Le ciel est dégagé, la lune presque pleine et les étoiles brillent de mille feux : c'est une belle et fraiche nuit qui s'annonce !
Lundi 1er Juin, départ aux aurores, la campagne est blanche et ma tente recouverte d'une sérieuse épaisseur de givre, j'opte donc pour la soupe au petit déjeuner.
Aux dires du Department of Conservation, la " burried forest " vaut le détour. Je suis stressé car je roule sur la réserve et ce spot semble à mille lieux. Une fois sur place, je suis sensé voir des troncs pétrifiés, couchés par une violente explosion volcanique ayant eu lieu 2000 ans auparavant, mais, je n'observe rien de tel. Heureusement, je trouve un début de chemin caché dans les broussailles, ce dernier n'est absolument pas maintenu et je me surprends a avoir perdu tout sens de l'orientation et ce après seulement 15 minutes de difficile progression au sein des fougères géantes et autres plantes aux vicieuses épines. Je me demande, de s'il s'agit délibérément d'un labyrinthe, et, il me faudra une heure pour en trouver la sortie. La végétation était tellement dense et l'heure bien trop matinale pour offrir un quelconque repère. Bon, ce fut drôle d'être désorienté dans un si faible rayon, et finir face égratignée et ensanglantée à 8 heures du matin !
Je roule vers l'Est pour rejoindre Orakei Korako afin d'observer geysers et autres curiosités géothermiques. Sur la route, s'imposantes forets bordent le massif Lake Whakamaru. Je connais certains de mes copains qui se seraient arrêtés volontiers quant on sait que ce lac héberge des truites de 5kg…
Orakei Korako situe sur le lac Ohakuri présente sur un espace restreint les multiples facettes de la géothermie : geysers, mares de boue en ébullition. L'atmosphère humide sent bon le souffre, c'est une expérience visuelle et olfactive intéressante.
C'est déjà la mi-journée, je fonce vers les chutes de Huka. Ses eaux au bleu mi-cyan mi-turquoise bouillonnent avec une fore violente : le débit approche les 20000 L/s.
Je n'aurai pas le temps de tenter l'expérience de la baignade à la croisée de deux rivières, l'une chaude et l'autre non, ce bon plan m'avait été indique par des autochtones mais, ce sera pour une prochaine fois car il me reste 300km a avaler pour rallier Auckland.
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