Voilà, ça y est, j’ai quitté la Nouvelle Zélande après un peu plus de quatre années passées dans ce magnifique pays. Ma compagne Bridgit est aussi du voyage. Nous sommes arrivés le 21 aout à Vancouver, Colombie Britannique, Canada. La boite pour laquelle je travaille me sponsorise et j’ai la chance d’avoir un permis de travail de 3 ans.
Ce weekend nous allons explorer les alentours de Squamish, a à peine plus d’une heure de route au Nord de Vancouver. Squamish est située en bord de l’un des fjords voisins de Vancouver : le Howe Sound. En ce samedi ensoleillé aux températures estivales, nous allons faire une petite randonnée dans le parc régional de Stawamus Chief. Nous allons grimper un énorme monolithe portant le même nom que le parc naturel : le Stawamus Chief.
Les promeneurs sont extrêmement nombreux, cela change radicalement des chemins quasi-déserts de la Nouvelle Zélande. Autre chose curieuse, les chiens sont autorisés. Le chemin étant emprunté par des centaines de personnes chaque weekend durant les beaux jours, la grimpe se résume à gravir de nombreuses marches.
Il fait déjà chaud, mais, fort heureusement, nous sommes sous la canopée formée par de très grands conifères. Le décalage horaire se fait déjà ressentir et faisons un premier arrêt au soleil. Apres un rapide en-cas ainsi qu’une courte sieste, nous observons un mammifère peu farouche : l’Eastern Chipmunk ou tamia en français, sorte de petit écureuil. Nous prolongeons la pause et profitons du spectacle offert par ces vifs petits animaux.
Il est temps de reprendre la grimpe, optons pour le deuxième sommet et ainsi évoluons sur des chemins bien moins populaires. Les arbres sont impressionnants, certains déjà imposants ont repoussé à même la souche de leurs prédécesseurs.
40 minutes se sont écoulées depuis notre précédente pause, et, nous voici déjà au sommet, et, pouvons profiter de la vue sur Squamish Harbour 700 mètres en contrebas.
Puis, s’en suivent un deuxième piquenique ainsi qu’une autre sieste. Là encore, les chipmunks sont de la partie et cette fois-ci, accompagnés de petits écureuils gris.
Nous redescendons rapidement et nous rendons à la « plage » de Squamish afin de toiser le monolithe.
La plage n’est pas une fine grève mais une jetée jouxtant un vieux ponton industriel, entouré par les rondins et autres souches d’arbres lavés par les marées sèchent sur les galets. Ce port est apparemment une Mecque des sports de voile : planche et kite surf. En cette soirée, brise régulière de 18 nœuds mais eau absolument glacée.
Ce soir nous irons camper à Squamish Valley Campground. 30 dollars pour deux personnes pour la nuit, c’est bien cher pour un emplacement et quelques chiottes chimiques remplis à ras bord.
Dimanche 24 aout
L’on se consolera le lendemain matin avec la vue sur les montagnes aux sommets enneigés. Nous observons quelques lamproies juvéniles en bordure de rivière.
Nous quittons le campement, retournons au Sud, stoppons à Blackendale car notre carte touristique indique « Eagle run ». Dès notre arrivée, nous lisons sur les larges panneaux d’information que les Pygargues à tête blanche [Bald Eagles] prennent leurs quartiers à partir de la fin novembre jusqu’à la mi-février, le rendez-vous est pris ! Quelques oies sauvages survolent en escadron la rivière, et apercevons, à notre grande surprise, un phoque [Harbor Seal Phoca vitulina] voyageant au gré du courant.
Nous déjeunons du côté de l’estuaire de Squamish. Un nombre incroyable de pêcheurs sévit le long de la rivière et ces derniers sortent saumon après saumon, une pêche miraculeuse se déroule sous nos yeux. Je suis curieux et demande quelles sont les régulations car les pêcheurs relâchent des bêtes à la taille plus que respectable. Les heureux poissons qui ne finissent pas dans la besace sont ceux qui n’ont pas mordu à l’hameçon, cela semble étrange, mais en fait dans presque tous les cas, le crochet n’était pas dans la gueule des saumons mais accrochés à leurs corps ! Cela en dit long sur la densité en salmonidés. La pêche à la mouche n’est pas non plus obligatoire, très bien, je prendrai le permis un de ces quatre (Le saumon ici est délicieux, la chair très rouge et peu grasse, cela change du saumon de l’Atlantique que l’on trouve sur les étals européens).Peu après, les touches stoppent simultanément, car un phoque est venu perturber le long cours tranquille ; le mammifère réapparait une minute plus tard en aval, avec un saumon dans la mâchoire, les touches reprennent ensuite de plus belle et les pêcheurs ressortent poisson après poisson…
Sur le chemin du retour pour Vancouver, nous nous arrêtons pour jeter un œil sur les chutes de Shannon, faisons un plouf à Porteau Cove.
Et pour finir une vue sur Bowen Island au sortir du Howe Sound:
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